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Départementales : Comment les chaînes ont présenté des résultats à leur sauce

25 mars 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Départementales : Comment les chaînes ont présenté des résultats à leur sauce

Dimanche au soir du premier tour des élections départementales, les téléspectateurs qui zappaient sur les différentes chaînes ont eu affaire à un curieux phénomène.

En effet, dès 20h, aucune des chaînes retrans­met­tant les résul­tats prévi­sion­nels en direct n’a don­né les même chiffres… Ain­si, par exem­ple, sur i>Télé, l’UMP-UDI-MODEM était don­né à 29,2 %, le FN à 26,30 % et le PS à 21,40 %. Au même instant sur BFMTV, l’UMP-UDI était à 31 %, le FN à 24,5 % et le PS et ses alliés à 19,7 %…

De quoi per­dre le nord… Que s’est-il passé ? Tout d’abord, à 20h00, les dif­férents insti­tuts de sondage don­naient tous des résul­tats plus ou moins dif­férents. Mais surtout, les élec­tions départe­men­tales étant locales, elles s’avèrent assez com­plex­es à traduire au niveau national.caret

Ain­si, en fonc­tion des alliances que les par­tis ont scel­lées au niveau local, les résul­tats vari­ent. « Cer­tains agrè­gent les divers droite à l’UMP-UDI, d’autres non. Cer­tains ajoutent les votes divers gauche au PS, d’autres non », note Le Lab d’Europe 1. Cha­cune des chaînes a donc pu voir midi à sa porte et faire une tam­bouille à sa sauce.

Pour Le Scan du Figaro, « le décompte “bloc de gauche” con­tre “bloc de droite” est la méth­ode employée par Manuel Valls à l’an­nonce des résul­tats ». Employé notam­ment par TF1 et France 2, ce comp­tage per­met objec­tive­ment de grossir le score du PS, asso­cié à tout un « bloc de gauche » qui n’ex­is­tait pas. « Lors de ces élec­tions départe­men­tales, le PS n’est en effet allié avec le Front de gauche ou EELV que dans un nom­bre très réduit de can­tons », note Le Figaro.

Mais aus­si, et surtout, il per­met de min­imiser le score du Front Nation­al. Celui-ci faisant réelle­ment cav­a­lier seul sur tout le ter­ri­toire est le par­ti qui a réu­ni le plus d’électeurs selon les chiffres offi­ciels du min­istère de l’In­térieur. Quant à savoir pourquoi ce fait n’est pas ou peu abor­dé à la fois par les poli­tiques comme par les médias, c’est une autre his­toire…

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