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<span class="dquo">«</span> Coup de pouce » du gouvernement à la presse : le grand flou 

6 juillet 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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« Coup de pouce » du gouvernement à la presse : le grand flou 

Mardi 30 juin 2020, les députés ont accepté un amendement gouvernemental destiné à soutenir la presse écrite. Mais quelle presse écrite ? Telle est la question.

L’agonie (rel­a­tive) de la presse écrite fait par­tie des sujets qui revi­en­nent régulière­ment à la sur­face. Si elle était déjà bien mal en point, la crise san­i­taire lui a porté un nou­veau coup : qu’on pense par exem­ple au titre région­al Paris-Nor­mandie placé en liq­ui­da­tion judi­ci­aire en avril 2020 et repris ensuite par le groupe Rossel.

La fail­lite du dis­trib­u­teur Presstal­is n’a pas non plus arrangé les choses. Selon la chaîne d’informations LCI, des titres comme Le Monde ou Le Parisien auraient ain­si per­du respec­tive­ment 13 mil­lions et 5 mil­lions d’euros.

50 € d’avantage fiscal

C’est dans ce con­texte qu’un amende­ment a été ajouté au pro­jet de la loi de finances rec­ti­fica­tive pour 2020 (PLFR 3) ; ce dernier met en place, pour les par­ti­c­uliers, un « crédit d’impôt pour le pre­mier abon­nement à un jour­nal, à une pub­li­ca­tion péri­odique ou à un ser­vice de presse en ligne d’information poli­tique et générale ». La mesure ne sera pos­si­ble qu’une seule fois pour un même foy­er fis­cal (le crédit d’impôt sera d’ailleurs réservé aux foy­ers ayant un revenu fis­cal inférieur à 24 000 euros — le gou­verne­ment avait ini­tiale­ment prévu 10 000 euros), dans le cas d’un pre­mier abon­nement d’un min­i­mum de douze mois. Le sou­tien financier représen­tera 50% des dépens­es effec­tives, et avec un pla­fond de 50€.

Un dispositif pérenne jusqu’en 2022

Tout ceci, il faut le pré­cis­er, jusqu’au 31 décem­bre 2022, année des élec­tions prési­den­tielles : une façon pour Emmanuel Macron de s’attacher le monde du jour­nal­isme ? La secré­taire d’État à l’Économie Agnès Pan­nier-Runach­er n’a pas man­qué de soulign­er qu’il s’agissait d’un  « engage­ment du prési­dent de la République en direc­tion de la presse, secteur qui souf­fre énor­mé­ment et qui n’a pas for­cé­ment béné­fi­cié de toutes les aides » récem­ment. Il serait temps de s’en ren­dre compte. Cer­tains députés se sont d’ailleurs mon­trés dubi­tat­ifs. Pour le cen­triste Charles de Cour­son, il s’agit d’une sim­ple manœu­vre des­tinée à « faire croire qu’on sou­tient la presse ».

Surtout, on aimerait en savoir un peu plus sur la façon dont seront déter­minés les titres éli­gi­bles : « titres d’information poli­tique et générale »… la for­mule fait bel effet, sans pour autant être très claire. On craint que les grands se trou­vent ren­for­cés dans leur avance, et que les autres con­tin­u­ent de se débat­tre, s’ils en ont la force. En tous les cas, on appréciera la con­no­ta­tion mélo­dra­ma­tique du titre du Cap­i­tal sur le sujet : « Les députés volent au sec­ours de la presse »…

Derniers portraits ajoutés

Jean-Pierre Pernaut

PORTRAIT — Il est le jour­nal­iste le plus détesté de la bobocratie médi­a­tique parisi­enne (Les Inrocks, Libéra­tion, etc…) mais son « Jour­nal de 13 heures » est le plus suivi du PAF (près de 7 mil­lions de per­son­nes quotidiennement).

Jean-Michel Décugis

Jean-Michel Décugis est surtout con­nu pour ses bévues jour­nal­is­tiques, ali­men­tant en infox/fake news les médias pour lesquels il travaille.

Claude Perdriel

PORTRAIT — Claude Per­driel, décrit partout comme un amoureux de la presse, est surtout un homme d’af­faires con­va­in­cu de ses idéaux de gauche pour lesquels il a bâti un empire d’in­flu­ence grâce à l’ar­gent des sani­broyeurs qu’il a inventé.

Laurence Haïm

PORTRAITS — Née le 14 novem­bre 1966 à Paris, Lau­rence Haïm est jour­nal­iste poli­tique à l’in­ter­na­tion­al. En 2017, elle devient pour quelques mois porte-parole de La République en Marche.

Samuel Gontier

Jour­nal­iste chez Téléra­ma, blogueur et désor­mais auteur, Samuel Gon­tier s’applique con­scien­cieuse­ment à dénich­er le “faschisme” (pronon­ci­a­tion a l’Italienne), l’Islamophobie et le racisme, SURTOUT là où ils ne sont pas.