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Comment Les Échos ont retrouvé la rentabilité

13 février 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Comment Les Échos ont retrouvé la rentabilité

13 février 2015

Temps de lecture : 2 minutes

Pour la première fois depuis 2008, un an après son rachat par la multinationale du luxe, LVMH, le groupe Les Échos est à l’équilibre. Il a dégagé un (petit) résultat opérationnel de 200 000 euros en 2014 (pour 149 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Des chiffres à regarder dans le rétro­viseur. En 2013, Les Échos avait per­du près de trois mil­lions, et même 14 mil­lions d’eu­ros deux ans plus tôt. Bernard Arnault, le PDG de LVMH, qui se félicite aujour­d’hui de ses bons résul­tats grâce à une com­mu­ni­ca­tion bien huilée, a per­du en six ans au min­i­mum 50 mil­lions d’eu­ros dans l’af­faire. Sans compter les 240 mil­lions qu’il a investis à l’époque pour racheter la pre­mière mar­que de presse économique française au groupe bri­tan­nique Pear­son. Ces dettes vis-à-vis de son action­naire se retrou­vent dans le résul­tat net des Échos qui est encore défici­taire de 27 mil­lions d’eu­ros en 2014.

Pour remet­tre à flots le navire, Fran­cis Morel, le patron du groupe Les Échos, a large­ment diver­si­fié son mod­èle économique. Si Les Échos médias, la par­tie presse avec Les Échos, LesÉchos.fr, Série lim­itée, Enjeux, réalise encore 60% des recettes totales, elles représen­taient encore 80% en 2007. Avec 90 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires (en hausse de 3%), l’ensem­ble est désor­mais à l’équili­bre. Reste que le quo­ti­di­en Les Échos demeure défici­taire mal­gré sa dif­fu­sion en hausse (DSH OJD 2014 : 126 813 exem­plaires). Il représente à lui seul 71 mil­lions d’eu­ros de recettes, en baisse de 1%. Le pôle Inve­stir, qui com­prend aus­si la let­tre con­fi­den­tielle heb­do­madaire Cap­i­tal finance, est lui aus­si rede­venu légère­ment béné­fi­ci­aire cette année avec 13,1% de chiffre d’affaires.

S’il parvient bon an mal an à con­tenir la baisse sur son méti­er his­torique, Le groupe a con­sid­érable­ment dévelop­pé son pôle Btob. Les Échos solu­tions, qui regroupe les salons et les con­férences (Échos events), les études, le brand con­tent (Échos pub­lish­ing) et les annonces légales, ont vu leurs recettes explos­er de 24% en 2014. Elles se situent désor­mais à plus de 31 mil­lions d’eu­ros. Surtout, cette activ­ité développe des marges bien supérieures à celles de la presse. Ain­si, les sup­plé­ments d’an­nonces légales, lancés en 2013 et 2014, ont généré 5,5 mil­lions d’eu­ros de CA pour deux mil­lions d’eu­ros de résul­tat net en 2014, soit 40% de rentabilité !

La seule vraie ombre dans ce tableau con­stitue le pôle “Clas­sique” avec Radio Clas­sique et le men­su­el Con­nais­sance des arts (17 mil­lions d’eu­ros de CA en 2014). Si ce dernier est à l’équili­bre, la sta­tion a per­du 1,6 mil­lion d’eu­ros l’an­née dernière. Pas de quoi détourn­er Les Échos de son objec­tif de 2015 : réalis­er une hausse de 3% de son CA qui devrait s’établir à 153 mil­lions d’euros.

Crédit pho­to : Amelien (Fr) via Flickr (cc)

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