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Comment Bernard Arnault finance ses médias

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13 septembre 2021

Temps de lecture : 2 minutes
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Comment Bernard Arnault finance ses médias

Temps de lecture : 2 minutes

Vous prenez un palace à Saint-Barth, des actifs immobiliers, les société éditrices du Parisien et des Échos, vous secouez, vous obtenez Ufipar, la holding hétérogène qui gère entre autres les médias de Bernard Arnault.

De la pierre et du papier

La pierre c’est par exem­ple le lux­ueux com­plexe de la plage des Fla­mands à Saint-Barthéle­my, quelques dizaines de bun­ga­lows de grand luxe. Ufi­par (source Let­tre A) vient d’y injecter 50M€ pour quelques menus travaux.

Le papi­er, c’est le quo­ti­di­en pop­u­laire Le Parisien/Aujourd’hui en France et le quo­ti­di­en économique Les Échos. Le mélange des deux – pierre et papi­er – per­met un peu de noy­er le pois­son financier. Un pois­son qui a reçu un peu d’oxygène début 2019 pour la mod­ique somme de 440M€, de la part de LVMH Finances.

La hold­ing creuse ses déficits avec 220M€ de pertes en deux ans. Les fonds injec­tés ont per­mis au Parisien en pertes sévères et con­tin­uelles de sur­vivre. Tant il est vrai que les investisse­ments médias du groupe de Bernard Arnault ne sont pas financiers mais lui per­me­t­tent d’exercer une influ­ence. Une influ­ence ren­for­cée par un gen­dre sym­pa­thique, Xavier Niel qui lui aus­si pos­sède quelques intérêts dans les médias. Détail amu­sant, la hold­ing est aus­si pro­prié­taire du Jardin d’acclimatation à Paris, si vous payez votre entrée vous dimin­uez le déficit d’Ufipar. Une obole pour Bernard.