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Accueil | Veille médias | Clause de cession des journalistes : vague de départs à BFM, stabilité à Marianne
Clause de cession des journalistes : vague de départs à BFM, stabilité à Marianne

21 novembre 2018

Temps de lecture : 2 minutes

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Clause de cession des journalistes : vague de départs à BFM, stabilité à Marianne

Clause de cession des journalistes : vague de départs à BFM, stabilité à Marianne

Une disposition du statut de journaliste, votée en 1935, permet à tout journaliste de quitter de sa propre initiative une entreprise, tout en percevant des indemnités de licenciement lorsque le journal ou le périodique auquel il collabore est racheté. L’indemnité minimum est de un mois de salaire par année d’ancienneté et en général supérieure.

Cer­tains jour­nal­istes de BFM (racheté par Patrick Drahi) et de Mar­i­anne (racheté par le Tchèque Daniel Kretinsky) y ont recours mais dans des pro­por­tions fort différentes.

Remous à BFM

Le groupe Altice/SFR de Patrick Drahi a racheté à Alain Weill en 2017 51% des parts de Nex­tRa­dioTV (BFM) ouvrant en juin 2018 le déclenche­ment de la clause de ces­sion qui se ter­min­era fin 2017. Après cette date les 700 jour­nal­istes du groupe (sur 1400 salariés) devront saisir les tri­bunaux. (Source Let­tre A du 16 novem­bre 2018)

L’ambiance n’est pas au beau fixe avec le con­flit larvé que se livrent Stéphane Soumi­er directeur de la rédac­tion de BFM Busi­ness et Jean-Michel Sal­va­tore directeur des rédac­tions dig­i­tales. Le style de man­age­ment des direc­tions du groupe Altice n’est pas non plus réputé pour sa ten­dresse et l’expression «pass­er à la  paille de fer » les four­nisseurs et les col­lab­o­ra­teurs reflète la réal­ité quand Drahi prend le con­trôle d’une entre­prise. Les salariés de SFR peu­vent en témoigner.

À BFMTV.com déjà un tiers des jour­nal­istes ont annon­cé leur inten­tion de départ. Des départs sig­ni­fi­cat­ifs sont égale­ment atten­dus à BFMTV et dans les deux rédac­tions économiques. Ce sont générale­ment les plus anciens et les plus chevron­nés qui par­tent. La direc­tion ne s’exprime pas sur le sujet.

Voir aussi  Médias et gilets jaunes : quand le pays réel entre de force dans les studios. Première partie

Stabilité à Marianne

Après le rachat à Yves de Chaise­martin par Daniel Kretinsky et l’arrivée de Nat­acha Polony, on aurait pu s’attendre à une vague de recours à la clause de ces­sion. Il n’en est rien et seule­ment trois ou qua­tre jour­nal­istes (sur plus d’une une trentaine) en prof­it­eraient. La rédac­trice en chef du ser­vice société Per­rine Cher­chève comme la grande reporter Marie Huet quit­tent le jour­nal. Marc Endeweld, par­ti avant ne compte pas dans le lot. Hervé Nathan, directeur adjoint de la rédac­tion hésit­erait (il a l’âge de pré­ten­dre à par­tir à la retraite) mais pour­rait rester. Le futur d’Eric Decouty directeur délégué de la rédac­tion est incer­tain. Il avait été pro­posé par Yves de Chaise­martin pour suc­céder à Renaud Dély (plaisam­ment surnom­mé “dély d’opinion”) mais le nou­veau pro­prié­taire lui a préféré Nat­acha Polony. L’arrivée de cette dernière – qui est dans le droit fil de l’ADN du jour­nal – sem­ble être vécue comme une chance pour le mag­a­zine et la majorité de la rédac­tion et non comme une con­trainte. Restera à Nat­acha Polony à con­va­in­cre cer­tains jour­nal­istes, recrutés par des rédac­teurs en chef du pôle libéral lib­er­taire du style de France Inter, à suiv­re sans trop d’états d’âme la ligne « sou­verain­iste de gauche » du journal.

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