Accueil | Actualités | Médias | Causeur souhaite amener « un peu de bagarre civilisée »
Pub­lié le 6 avril 2013 | Éti­quettes : , , , ,

Causeur souhaite amener « un peu de bagarre civilisée »

Interrogé par « Le buzz Orange-Le Figaro », Élisabeth Lévy a réagi à la parution en kiosque de son magazine, Causeur.

Au micro d’Enguérand Renault, la journaliste s’est défendu d’être à la tête d’un « Marianne de droite ». « C'est un magazine pluraliste. Certains de nos confrères nous qualifient de réacs ou de néo réacs. Mais il y en a de droite comme de gauche. Nous sommes un journal d'opinion, de commentaires et d'analyses et en plus, un peu rigolo. Nous assumons le fait que sur l'information, il y a déjà d'excellents médias ; nous voulons pour notre part rendre l'information intelligible », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’« au sein même de Causeur, il y a différents points de vue. Il y a une aile libérale dure et une aile chevènementiste car j'en viens. »

Causeur, qui vise grâce à cette distribution en kiosque la barre des 15 000 ventes, doit faire ses preuves dans le « grand bain ». « Il faut des moyens car on ne peut pas faire travailler les gens avec des salaires chinois ! Si on veut se développer et s'améliorer, nous avons besoin de moyens », a déploré Élisabeth Lévy. Car pour elle, Causeur a fait ses preuves d’« utilité sociale ».

Au sujet de ses actionnaires, dont Xavier Niel, copropriétaire du Monde et actionnaire de Médiapart, elle se défend de toute influence extérieure : « Xavier Niel est notre témoin de mariage avec Médiapart ! Mais cela n'est pas le signe d'un quelconque rapprochement entre les deux. » Et d’ajouter que « Médiapart a besoin de Causeur comme nous avons besoin de Médiapart. Il faut qu'il y ait des contre-pouvoirs, des gens qui posent des questions, qui critiquent, et il faut un peu de bagarre civilisée. »

Enfin, la publiciste a rendu hommage à Edwy Plenel suite à l’affaire Cahuzac. « Je tire un coup de chapeau à Edwy Plenel car il a eu le culot de faire un journal en ligne sur un modèle payant. Nous n'avons pas eu ce culot car nous nous serions probablement plantés en raison du manque de notoriété. Je trouve cela juste que les gens payent pour accéder à l'information », a-t-elle estimé.

Crédit photo : Le Figaro / le.buzz.media

Tant que vous êtes ici...

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

L’Ojim est là pour vous aider à vous guider dans le monde opaque et souvent univoque des médias.

Contrairement à beaucoup, nous avons choisi une formule gratuite qui permet de mettre nos informations à la disposition de tous, indépendamment de leurs moyens. L’Observatoire est totalement indépendant, libre de toute publicité, de toute subvention, de tous actionnaires. Ce qui nous permet de donner une voix à ceux qui sont rarement entendus. Ce qui nous différencie de nombreux médias à un moment où la loyauté de l’information devient cruciale. Votre contribution, modeste ou importante, sert directement à régler la partie technique du site et à rémunérer nos rédacteurs. Chaque don bénéficie d’un reçu fiscal de 66%. Un don de 100 € ne vous coûtera que 33 €. Merci de votre soutien.

Share This