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Aides à la presse, Baylet empoche encore 3,4M€

5 octobre 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Aides à la presse, Baylet empoche encore 3,4M€

Ah les aides à la presse ! La « drogue douce » dont parle Louis Dreyfus, président du directoire du Monde. Nous vous en parlions déjà fin 2013 alors que la Cour des Comptes remarquait que ces aides avaient doublées entre 2008 et 2013, engendraient une « dépendance » et étaient « peu efficaces ». Jean Michel Baylet se débrouille bien dans le marigot et vient de toucher un peu plus de 3M€ pour moderniser une imprimerie du Midi Libre, racheté il y a quelques années.

Des aides massives

Pour ceux qui aiment les chiffres, ils peu­vent se référ­er à notre arti­cle de jan­vi­er 2019 qui analyse les aides sur la péri­ode 2012/2017. Pour les pressés, c’est sim­ple : plus vous êtes riche (Arnault, Pigasse, Niel, Das­sault etc), plus vous êtes aidé. Un cas à part : L’Humanité sub-claquante et sous per­fu­sion de l’Etat en per­ma­nence. Voir notre info­gra­phie ici.

Baylet se débrouille bien

Jean-Michel Baylet, alias le cumu­la­rd du Sud-Ouest, est un des acteurs majeurs de la presse quo­ti­di­enne régionale, la PQR. Il a su, mal­gré quelques affaires déli­cates, pass­er entre les gouttes et bâtir un empire.

Ex-séna­teur, ex-min­istre, ex-prési­dent du par­ti rad­i­cal de gauche, une gauche par­fois présen­tée comme cas­soulet mât­inée franc mac, il règne sur cinq quo­ti­di­ens et une bonne dizaine d’hebdomadaires. Sans oubli­er les hon­neurs, prési­dent de l’Union de presse en région (UPREG), de l’Alliance de la presse d’information régionale (APIG) et autres babioles.

Subventions, subventions chéries

Pour obtenir une jolie sub­ven­tion, il faut des rela­tions. Nous vous en par­lions en 2018, Baylet venait de décrocher une sub­ven­tion représen­tant plus de 40% des fonds disponibles en 2018 du FSDP, le Fonds stratégique pour le développe­ment de la presse.

Cocori­co ! Grâce à cet argent tout frais, le Midi Libre a présen­té le 22 sep­tem­bre 2019 une toute nou­velle maque­tte et pour­ra réalis­er en semaine de nou­veaux sup­plé­ments gra­tu­its ain­si que des doc­u­ments liés à l’évènementiel. Imp­ri­mante numérique dernier cri, départ de 70 ouvri­ers du Livre (sur 200), tout ceci avec le gen­til coup de pouce de plus de la moitié de l’investissement payé par vos impôts. Sans doute pour aider le Midi Libre à aban­don­ner un peu plus son méti­er d’information, men­er une guerre de tranchées avec Robert Ménard le maire de Béziers et con­tin­uer son tra­vail de « réé­d­u­ca­tion » de ses lecteurs. A la san­té de Jean-Michel !

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