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Viré de France Inter, Levaï s’estime «  rangé dans la catégorie des vieux cons caducs »

26 juin 2014

Temps de lecture : 2 minutes

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Viré de France Inter, Levaï s’estime « rangé dans la catégorie des vieux cons caducs »

Viré de France Inter, Levaï s’estime « rangé dans la catégorie des vieux cons caducs »

Évincé de France Inter où il présentait, depuis 2003, la revue de presse du week-end, Ivan Levaï a visiblement mal pris sa mise à l’écart.

« On m’a rangé dans la caté­gorie des vieux cons caducs… On m’a dit que je devais mon­tr­er l’ex­em­ple et laiss­er la place aux jeunes », s’est plaint la voix his­torique de la sta­tion. À 77 ans, il présen­tait depuis 2003 l’émis­sion « Le Kiosque » chaque same­di et dimanche. De 1989 à 1996, il avait présen­té la revue de presse du matin sur les mêmes ondes, avant de devenir directeur de l’in­for­ma­tion de Radio France. À par­tir de 1999, Lev­aï a égale­ment assuré la revue de presse de France Musique puis présidé la chaîne par­lemen­taire LCP-AN jusqu’en 2003, date à laque­lle il est revenu sur France Inter.

Du côté de la direc­tion, on veut nuancer les choses en expli­quant que « sa voix ne va pas s’étein­dre sur France Inter. À chaque fois qu’il y aura des événe­ments impor­tants en France, France Inter l’ac­cueillera, son savoir sera sur l’antenne. »

Cette évic­tion est l’une des pre­mières déci­sions pris­es par le nou­veau PDG de Radio France, Math­ieu Gal­let et la nou­velle direc­trice de France Inter, Lau­rence Bloch. Fin de règne abrupt pour celui qui, né en 1937 à Budapest de mère juive et de père incon­nu, offi­ci­ait depuis 40 ans sur les ondes mais sem­blait de plus en plus las. Fig­ure his­torique de la sta­tion, son image avait été durable­ment terni durant l’affaire DSK (ou Affaire du Sof­i­tel) où, selon cer­tains obser­va­teurs, il avait fait preuve de beau­coup de morgue et d’arrogance dans la défense du mari de son ex-femme. Ancien époux d’Anne Sin­clair, très proche du cou­ple, il avait en effet affir­mé qu’« un viol, cela se passe avec un couteau ou un revolver », manière de con­tester le viol de DSK sur Nafis­satou Dial­lo. Manière égale­ment de sug­gér­er que tant qu’il n’y a pas couteau ou revolver, il n’y a pas viol ? Ivan Lev­aï avait fini par pub­li­er un livre de défense de DSK en 2011 (Chronique d’une exé­cu­tion, Le Cherche-midi) accueil­li fraiche­ment par la critique.

Crédit pho­to : Claude TRUONG-NGOC via Wiki­me­dia (cc)

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