Accueil | Actualités | Médias | Une guerre sans nom entre La Dépêche du Midi et le maire de Toulouse
Pub­lié le 19 février 2016 | Éti­quettes : , , ,

Une guerre sans nom entre La Dépêche du Midi et le maire de Toulouse

Pour La Dépêche du Midi, le maire de Toulouse n'a pas de nom. C'est ce qu'a dénoncé Jean-Luc Moudenc, élu de la ville rose, sur son compte Twitter.

« Par souci de cohérence avec les articles du quotidien régional qui bannissent mon nom, je renomme mon compte en "Le Maire de Toulouse" », a tweeté M. Moudenc. Celui-ci réagissait à un reportage du « Petit Journal » de Canal+, qui s'intéressait à l'influence du nouveau ministre Jean-Michel Baylet sur la ligne éditoriale du journal, dont il est le propriétaire.

Dans le reportage, le journaliste Olivier Cimpello, délégué SNJ de La Dépêche, confiait qu'« au cours de conférences de rédaction à Toulouse, il était précisé quand il fallait dire "le maire de Toulouse" ou ne pas dire "Jean-Luc Moudenc" ». En vérifiant, les équipes de Yann Barthès ont par ailleurs pu constater que, récemment, le nom du maire de Toulouse avait été peu mentionné dans les colonnes du journal.

Pour sa défense, La Dépêche du Midi a publié, jeudi 18 février 2016, un éditorial intitulé « Moudenc… pour la 5 056e fois », où le journal invite tous les lecteurs à vérifier par eux-mêmes, via le moteur de recherche du site, le nombre d'occurrences à la recherche du mot-clé « Moudenc ».

Dans un livre récent paru chez Flammarion (La République des rumeurs), le journaliste Alexandre Duyck s'entretient avec Ysabel Baudis, femme de Dominique Baudis, injustement mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre. Dans cet ouvrage, celle-ci explique : « Je sais par contre que les Baudis et les Baylet s'opposaient politiquement ; que le père de Dominique [Pierre, maire de Toulouse entre 1971 et 1983, NDLR] était rarement nommé dans La Dépêche, le plus souvent il n'avait pas de nom, c'était le maire. »

Visiblement une vieille habitude donc à La Dépêche du Midi...

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l'Observatoire du journalisme, c’est contribuer au développement d’un outil indépendant, librement accessible à tous et à votre service.

Notre site est en effet entièrement gratuit, nous refusons toute publicité et toute subvention - ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépendance. En donnant 100 € vous financez un portrait de journaliste et avec l'avantage fiscal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En donnant 200 € vous financez un dossier. Vous pouvez régler par CB, par PayPal, par chèque ou par virement. Rejoignez les donateurs de l'Ojim ! Nous n'avons pas d'autres sources de financement que nos lecteurs, d'avance merci pour votre soutien.

10% récolté
Nous avons récolté 200€ sur 2.000€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux