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Soros demande à l’Union Européenne de « réguler les réseaux sociaux »

10 août 2018

Temps de lecture : 2 minutes
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Soros demande à l’Union Européenne de « réguler les réseaux sociaux »

Red­if­fu­sion. Pre­mière dif­fu­sion le 20 févri­er 2018

Il était une fois… ça commence comme un conte de fées… Il n’y a pas si longtemps internet et les réseaux sociaux pouvaient être considérés comme un refuge pour la liberté d’expression et un courant d’air frais loin de la propagande douce des médias dominants.

Et ce fût le cas. De très nom­breux blogs, sites d’analyse, chaines YouTube se sont créés faisant en effet con­tre­poids aux infor­ma­tions offi­cielles. Toute nou­velle créa­tion entrainant des effets d’opportunité inat­ten­dus, de nom­breux sites dits « putes à clic » ont été créés pour attir­er le pub­lic — et la pub­lic­ité — via des infor­ma­tions fan­tai­sistes. Sur un plan plus poli­tique, l’élection de Trump et le Brex­it n’allant pas dans le sens de l’histoire, les médi­acrates ont trou­vé une expli­ca­tion sim­ple : de fauss­es nou­velles via inter­net et les réseaux soci­aux ont per­mis ces aber­ra­tions, nais­sance du con­cept de « fake news ».

Soros côté pile : pour l’innovation et la démocratie

Pour men­er le com­bat de l’Empire du Bien, nul n’est mieux placé que le mil­liar­daire améri­cain George Soros. Dans un arti­cle de The Guardian pub­lié jeu­di 15 févri­er il met en garde con­tre la lib­erté des médias soci­aux qui peu­vent « influ­encer la manière dont les gens pensent et se con­duisent sans même qu’ils s’en ren­dent compte ». Il ajoute « Ceci inter­fère avec le fonc­tion­nement de la démoc­ra­tie et l’intégrité des élec­tions » et le peu­ple perd « sa lib­erté de penser ». D’où l’urgence de légifér­er pour que la lib­erté d’expression soit plus stricte­ment con­trôlée sur inter­net et les réseaux soci­aux. Que con­state George Soros ? Que les géants Face­book et Google sont devenus « des obsta­cles à l’innovation ». Com­prenez : ils ont con­tribué à libér­er la parole aux Etats-Unis comme en Europe. Et plus « ils ont causé nom­bre de prob­lèmes ». Com­prenez : cette libéra­tion de la parole est allée trop loin. D’où sa sup­plique aux autorités de l’Union Européenne pour qu’elles repren­nent les choses en mains.

Soros côté face : renforcer l’autocensure des GAFA

Habile­ment, Soros sem­ble s’attaquer au mono­pole des GAFA mais le véri­ta­ble enjeu de son dis­cours n’est pas là et il est à dou­ble facette. Tout d’abord deman­der aux autorités poli­tiques de musel­er Google et Face­book. Ce qui a déjà été fait en Alle­magne et ce qui sera peut-être fait par la loi en France en 2018. Ensuite et surtout que Google et Face­book instau­rent eux-mêmes leur pro­pre cen­sure pour se pro­téger d’une pos­si­ble régu­la­tion venue de l’extérieur. Ce qu’ils sont en train de faire. Il est tou­jours plaisant de voir un pyro­mane jouer les pom­piers. Au nom de l’économie Soros regrette le Brex­it et la chute de la livre ster­ling qui affaib­li­rait les finances bri­tan­niques. Le même Soros le 16 sep­tem­bre 1992 (Black Wednes­day) spécu­lait con­tre la livre bri­tan­nique, la forçait à sor­tir du Sys­tème Moné­taire Européen (SME) et empochait un mil­liard de livres au pas­sage. Au nom de la « lib­erté du peu­ple » George Soros veut instau­r­er « le con­trôle de la lib­erté ». De même que dans le 1984 d’Orwell le min­istère de l’Amour organ­i­sait la semaine de la Haine.
Crédit pho­to : World Eco­nom­ic Forum via Flickr (cc)

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