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Sylvain Fort
Mis à jour le

10 janvier 2019

Temps de lecture : 9 minutes

Sylvain Fort

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 03/06/2018

Ex chef communicant à l’Élysée

Si Sylvain Fort n’est pas journaliste et ne prétend pas l’être, sa position (révolue) de « communicant en chef de l’Élysée » le rend incontournable dans les médias français. Né le 31 janvier 1972 à Charenton-le-Pont (94), Sylvain Fort est traducteur, essayiste et critique musical français. Depuis mai 2017, il est chargé d’écrire les discours du président Emmanuel Macron. Mi-septembre 2018, il est nommé à la tête de la communication publique du président, où il remplace en partie Bruno Roger-Petit, journaliste de cour et victime collatérale de l’affaire Benalla.

Formation

Il rem­porte un 2nd prix en ver­sion grecque au con­cours général des lycées 1988, alors qu’il est élève au lycée Hélène Bouch­er à Paris. Ensuite, il effectue le cur­sus hon­o­rum – pré­pa let­tres à Hen­ri IV et École Nor­male supérieure (pro­mo­tion 1991). Agrégé de let­tres clas­siques en 1994, il est doc­teur ès études ger­maniques de l’université Paris-IV en 2000. Sa thèse con­cerne l’in­flu­ence cul­turelle française dans les drames de jeunesse de Friedrich von Schiller.

Parcours professionnel

1996 : il entre­prend la tra­duc­tion nou­velle des pièces de Friedrich von Schiller aux édi­tions de l’Arche

Depuis 1999 : il dirige la col­lec­tion « Tête à tête » aux édi­tions l’Arche, con­sacrée aux essais mécon­nus d’auteurs clas­siques ou con­tem­po­rains

Jusqu’en 2002 : il enseigne la lit­téra­ture comme allo­cataire-moni­teur, puis comme agrégé détaché à l’université Paris IV et à l’IEP de Paris.

Févri­er 2002 : recruté au cab­i­net de Michel Pébereau, prési­dent de BNP Paribas, puis vice-prési­dent de BNP Paribas Cor­po­rate and Invest­ment Bank­ing avant de rejoin­dre en Ital­ie l’équipe d’in­té­gra­tion BNL-BNP Paribas

2008 : il entre à DGM Con­seil, qui con­seille notam­ment Vin­cent Bol­loré et Bernard Arnault.

2010 : directeur des affaires publiques et de la com­mu­ni­ca­tion de Scor.

2012 : directeur du développe­ment de Sia Con­seil.

2013 : cofonde avec Daph­né Claude Steele&Holt, nom qui fait référence à une série améri­caine Les Enquêtes de Rem­ing­ton Steele. L’agence est spé­cial­isée dans la com­mu­ni­ca­tion d’entreprise et ban­caire. Dans ses clients se trou­ve Geof­froy Roux de Bézieux, prési­dent du MEDEF depuis le 3 juil­let 2018.

Selon Le Monde (11/09/2018), le cab­i­net vise les ges­tion­naires d’actifs et les ban­quiers d’affaires, mais a aus­si des activ­ités inter­na­tionales, auprès de l’opposition syri­enne et de l’Arabie Saou­dite : « On aperçoit Syl­vain Fort à Genève, en 2016, lors des négo­ci­a­tions sous l’égide de l’ONU sur la Syrie, aux côtés de l’opposition démoc­ra­tique, qu’il con­seille. […] Fin 2014, un de ses clients, une fil­iale de la Caisse des dépôts, négo­cie avec le richissime prince [saou­di­en] Al-Walid la créa­tion d’un fonds d’investissement com­mun. Con­seil des Français, le cab­i­net est remar­qué par les Saou­di­ens, qui fer­ont plus tard appel à lui pour amélior­er l’image du roy­aume en France. Depuis le départ de son patron pour l’Elysée, le cab­i­net a ain­si assuré la com­mu­ni­ca­tion en France du prince héri­ti­er, Mohammed Ben Salman, et celle de son min­istre de la cul­ture, venu juste­ment sign­er en avril un accord de parte­nar­i­at avec l’opéra de Paris ».

Été 2016 : il cède la gérance de Steele&Holt à une société dénom­mée Nibelun­gen et la dis­sout en novem­bre 2017.

Parcours militant

Il était chevène­men­tiste lors de ses études à l’ENS et est né dans une famille de gauche, avec qua­tre grands-par­ents com­mu­nistes et une mère social­iste. Cer­tains ont affir­mé qu’il a con­seil­lé Lau­rent Wauquiez en 2010, ce qu’il a démen­ti. Mais il con­firme pour le Monde (11/09/2018) que « en 2011, « à rai­son d’une fois par mois », il fréquente le min­istre de l’enseignement supérieur, Lau­rent Wauquiez ».

En 2011, il a par­ticipé à quelques réu­nions du groupe de Jean-René Four­tou qui aurait œuvré en secret à la réélec­tion de Nico­las Sarkozy. Il est alors con­sid­éré « proche de l’institut Mon­taigne », qui cherche à con­cili­er libéral­isme et cohé­sion sociale.

Le 30 août 2016 il devient con­seiller à la com­mu­ni­ca­tion du can­di­dat Emmanuel Macron. En mai 2017 il devient chargé des dis­cours et de la mémoire au sein du cab­i­net de la prési­dence. Juste avant, il a été accusé d’avoir traité Yann Barthès de « gros con­nard » et de « débile pro­fond », mais dément les deux expres­sions.

En sep­tem­bre 2018 il est devenu directeur du ser­vice presse et com­mu­ni­ca­tion de l’Élysée – enfin offi­cielle­ment de Con­seiller Com­mu­ni­ca­tion et Dis­cours à la Prési­dence. Cepen­dant en jan­vi­er 2019 il annonce son départ à la fin du mois – en pleine crise des Gilets jaunes.

Après son départ, ce sont Sibeth Ndi­aye et l’ancienne plume de Gérard Col­lomb Jonathan Gué­mas qui fer­ont le gros de la com­mu­ni­ca­tion et de l’écriture des dis­cours d’Emmanuel Macron. Son départ inter­vient au même moment qu’une autre proche de Macron, Bar­bara Frugi­er, ci-devant con­seil­lère com­mu­ni­ca­tion à l’international.

Publications (hors traductions)

  • Saint-Exupéry Par­a­clet, Paris, PGDR, 2017, 91 p.
  • Her­bert von Kara­jan : Une auto­bi­ogra­phie imag­i­naire, Arles, Actes Sud, coll. « Clas­si­ca », 2016, 154 p
  • Puc­ci­ni (préf. Rober­to Alagna), Arles, Actes Sud, coll. « Clas­si­ca », 2010, 120 p.
  • « L’Art du Lied», Dia­pa­son, Paris, no 535,‎ avril 2006,  64–69
  • Friedrich Schiller, Paris, Édi­tions Belin, coll. « Voix alle­man­des », 2003, 192 p.
  • Les Lumières français­es en Alle­magne : Le Cas Schiller, Paris, Press­es uni­ver­si­taires de France, coll. « Écri­t­ure », 2002, 232 p.
  • Le Roman­tisme : antholo­gie (présen­ta­tion, notes, chronolo­gie et dossier par Syl­vain Fort), Paris, Flam­mar­i­on, coll. « GF Éton­nants clas­siques » (no162), 2002, 96 p.
  • Lire le Qua­trevingt-treize de Vic­tor Hugo : leçon lit­téraire, Paris, Press­es uni­ver­si­taires de France, coll. « Major », 2002, 123 p
  • Leçon lit­téraire sur l’ami­tié, Paris, Press­es uni­ver­si­taires de France, coll. « Major », 2001, iv-128 p.

Ce qu’il gagne

Non ren­seigné

Collaborations

  • Dia­pa­son
  • Opéra Mag­a­zine
  • La let­tre du musi­cien
  • Directeur de pub­li­ca­tion de forumopera.com qu’il a rejoint en 2002 et dont il a démis­sion­né en 2007. Selon Le Monde, il « s’est fait con­naître par des édi­to­ri­aux pas­sion­nés»
  • Col­lab­o­ra­teur réguli­er de Clas­si­ca

Sa nébuleuse

  • Matthieu Lainé qui le présente à Emmanuel Macron, Karol Bef­fa, Mau­rice Lévy (qui se fait l’entremetteur avec Emmanuel Macron en juin 2016)
  • Ismaël Emelien, Emmanuel Macron
  • Guil­laume Pelti­er, Geof­froy Didi­er, Lau­rent Wauquiez, Camille Pas­cal (en 2011 plume de Nico­las Sarkozy à l’Élysée), Charles Vil­leneuve.
  • Louis de Raguenel chez Valeurs Actuelles, selon Le Monde.

Il l’a dit

« On a joué depuis des années avec la sécu­rité des Français. En con­sid­érant le bud­get des armées comme une sim­ple vari­able d’a­juste­ment, on a créé le risque réel pour la défense nationale d’une rup­ture de fais­ceau. Or les armées ne sont pas un ther­mo­stat qu’on actionne selon qu’il fait froid (temps de paix) ou chaud (temps de guerre). La for­ma­tion mil­i­taire, l’a­guer­risse­ment, l’ap­pren­tis­sage qui sont néces­saires pour faire émerg­er un sol­dat capa­ble de défendre ses conci­toyens sur notre ter­ri­toire ou à l’ex­térieur requièrent des années. Faire peser sur ce proces­sus l’aléa budgé­taire, c’est dimin­uer la capac­ité de nos armées à se renou­vel­er, à trans­met­tre, et tout sim­ple­ment à attir­er des élé­ments de bonne qual­ité. Autrement dit, c’est mul­ti­pli­er les trous dans la raque­tte, jusqu’à ce qu’il y ait plus de trous que de raque­tte », Le Huff­in­g­ton Post, 23/03/2015.

« Les opéra­tions récentes ont démon­tré une réal­ité […] : la France est seule. Elle est, avec le Roy­aume-Uni — dont les intérêts stratégiques sont loin de tou­jours con­verg­er avec les nôtres -, la seule puis­sance mil­i­taire européenne capa­ble de men­er des opéra­tions ambitieuses pour la sauve­g­arde d’in­térêts majeurs, qu’ils soient human­i­taires, poli­tiques ou économiques. Nous ne pou­vons compter que sur nos pro­pres forces. L’Eu­rope de la défense, c’est nous […] Traiter cette ques­tion avec les lunettes d’un compt­able en CDD n’est plus accept­able », ibid.

« On ne pas va finir le quin­quen­nat dans un abri antiatomique. Il faut démil­i­taris­er notre com­mu­ni­ca­tion », Le Monde, 11/09/2018, op.cit

« Le sys­tème académique ne me con­ve­nait pas, il est peu méri­to­cra­tique, je suis devenu la plume de Pébereau comme tant de nor­maliens qui ne savent pas quoi faire de leurs dix doigts », ibid.

« Le duel Sarko-Hol­lande, très peu pour moi. Je n’étais pas spé­ciale­ment réjoui par le bilan du prési­dent social­iste et je trou­vais le sys­tème rouil­lé », ibid.

« J’ai tout quit­té pour rejoin­dre Emmanuel Macron en août 2016, en sachant que mon engage­ment serait total à con­di­tion d’être tem­po­raire. Après deux ans et demi de tra­vail sans relâche au ser­vice du can­di­dat puis de notre prési­dent, je souhaite m’ori­en­ter vers d’autres pro­jets pro­fes­sion­nels et per­son­nels, et surtout con­sacr­er du temps à ma famille », AFP, 02/01/2019.

On l’a dit sur lui

« Le pre­mier d’entre eux, c’est Syl­vain Fort », Emmanuel Macron au sujet des écrivains qui l’entourent dans sa cam­pagne prési­den­tielle.

« 45 ans, passé par BNP Paribas, a la car­rure imposante et le verbe haut. Nor­malien, agrégé de let­tres clas­siques, fon­du de Puc­ci­ni, cri­tique musi­cal et auteur d’ouvrages remar­qués, par­mi lesquels Her­bert von Kara­jan, une auto­bi­ogra­phie imag­i­naire (Actes Sud, 2016), il fuit la lumière », Le Monde, 18/05/2017

« Comme Macron était, «en même temps», Ricœur et Roth­schild, Gide et Bercy, Fort était à la fois Plu­tar­que et Pébereau, clavecin BWV et DGM Con­seil », L’Obs, 26/06/2017

« Il ne fai­sait pas par­tie de la petite équipe his­torique de fidèles for­mée à Bercy. Et pour­tant: en quelques mois, Syl­vain Fort, 45 ans, s’est imposé comme l’un des plus proches con­seillers d’Em­manuel Macron. Depuis son bureau du qua­trième étage du pavil­lon cen­tral de l’Élysée, ce com­mu­ni­cant planche sur les dis­cours du prési­dent de la République, sur fond de musique clas­sique. Fonc­tion offi­cielle: «con­seiller dis­cours et mémoire», Le Figaro, 03/07/2017.

« La com’ a beau être l’un des nom­breux métiers qu’il a pra­tiqués, il n’ap­pré­cie guère la gent jour­nal­iste, surtout dans sa ver­sion poli­tique, qu’il juge générale­ment super­fi­cielle.  C’est à elle qu’il va devoir faire le réc­it du quin­quen­nat d’Em­manuel Macron et, dans cette péd­a­gogie-là, il excelle » L’Express, 11/07/2018.

« A quoi ressem­ble le macro­nisme, objet non iden­ti­fié depuis plus de deux ans ? Il a le vis­age de Syl­vain Fort, con­seiller dis­cours et mémoire d’Em­manuel Macron, incon­nu du pub­lic, essen­tiel dans le dis­posi­tif élyséen. Parce qu’il traduit en mots la pen­sée d’un prési­dent qui affirme que tout est dans ses textes. Parce que le per­son­nage ressem­ble à ce patron qu’il sert avec une fougue sac­ri­fi­cielle. On ne par­le jamais que de soi et les dis­cours trahissent leur auteur, ce Syl­vain inspiré par Emmanuel, ce Macron qui dit les paroles de Fort. L’un dans la lumière, l’autre dans l’om­bre », ibid.

« Ceux qui ont côtoyé Syl­vain Fort, 46 ans, dans ses mul­ti­ples vies en dis­ent tous la même chose : cul­tivé, intel­li­gent, esthète. Ceux qui le con­nais­sent bien insis­tent sur sa bougonner­ie joyeuse, son énerve­ment con­tre la médi­ocrité. Vaste com­bat… Ils ont noté la pho­to de son pro­fil sur la mes­sagerie What­sApp. Un samouraï », ibid.

« Il en avait un peu marre des jour­nal­istes. Il va devoir se remet­tre à leur par­ler. Ancien con­seiller presse d’Em­manuel Macron pen­dant la cam­pagne de 2017, Syl­vain Fort occu­pait depuis la vic­toire la fonc­tion de «con­seiller dis­cours et mémoires». Il écrivait des dis­cours au kilo­mètre et ren­con­trait des intel­lectuels dans son bureau situé au-dessus de celui de son patron, à l’Élysée », Le Figaro, 10/09/2018.

« Au soir de la vic­toire, le 7 mai 2017, le prési­dent de la République n’a plus besoin de bary­ton, mais Syl­vain Fort a su une nou­velle fois se ren­dre pré­cieux. Quelle ver­sion de l’Hymne à la joie pour accom­pa­g­n­er la marche du vain­queur de la prési­den­tielle à tra­vers la cour car­rée du Lou­vre ? Pen­dant que, hors du champ des caméras, Alexan­dre Benal­la guide les pas d’Emmanuel Macron le long de la pyra­mide, Syl­vain Fort impose sa baguette de chef d’orchestre à la céré­monie. Il choisit sans hésiter l’interprétation d’Herbert von Kara­jan, auquel il a con­sacré une biogra­phie juste avant le lance­ment de la cam­pagne prési­den­tielle », Le Monde, 11/09/2018.

« En 2015, il étrille dans un feuil­leton à clés le directeur de l’Opéra de Paris, Stéphane Liss­ner, élégam­ment bap­tisé « Stephanov Sifil­iss­ner », et son numéro deux, Jean-Philippe Thiel­lay, alias « Fis­tule ». […] Fin 2015, nou­velle bagarre con­tre le directeur de l’Opéra. Stéphane Liss­ner a décidé d’installer des cloi­sons amovi­bles dans les loges his­toriques du Palais Gar­nier. Colère de Syl­vain Fort. La péti­tion qu’il lance sur le site inter­net Change.org réu­nit 34 000 sig­nataires. Même le New York Times s’y intéresse. Le com­mu­ni­cant prou­ve qu’il sait fer­railler, men­er des batailles d’opinion et des guer­res d’influence. Des tal­ents utiles à l’Élysée, lorsque l’expérience poli­tique est à la fois brève et récente », ibid.

« Le 14 juil­let, en clô­ture du défilé parisien, la sopra­no Julie Cher­ri­er devait inter­préter La Mar­seil­laise et L’Hymne à l’amour de Piaf devant le prési­dent et des mil­lions de téléspec­ta­teurs – un pro­gramme arrêté avec le gou­verneur mil­i­taire de Paris depuis le print­emps. Quelques jours avant le défilé, sa presta­tion est annulée sur déci­sion de l’Élysée. La sopra­no vient juste­ment d’épouser le chef d’orchestre Frédéric Chaslin qui a imprudem­ment partagé sur Face­book un mes­sage cri­ti­quant la cam­pagne menée par Syl­vain Fort con­tre le directeur de l’Opéra de Paris », ibid. L’intéressé affirme au Monde que la séquence n’était « pas au niveau ».

« Une sil­hou­ette à l’allure sage, un vis­age rond et des cheveux bruns. Syl­vain Fort », Valeurs Actuelles, 11/09/2018.

« Prévenu «il y a plusieurs semaines» de cette déci­sion, le chef de l’É­tat aurait, selon nos infor­ma­tions, ten­té de retenir celui dont il est très proche », Le Figaro, 02/01/2019

« Véri­ta­ble acolyte d’Emmanuel Macron, Syl­vain Fort fait par­tie des rares per­son­nes à con­naître son cou­ple dans l’intimité. C’est sûre­ment la rai­son pour laque­lle celui-ci s’autorise ici et là quelques blagues sur sa com­pagne, Brigitte. En effet, L’Express revient sur une scène qui se serait déroulée en juin 2018, lors de laque­lle le chef de l’Etat était en vis­ite à la basilique de Saint Jean de Latran. Inter­rogé par un jour­nal­iste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait pénétr­er les lieux à cheval – comme le veut la tra­di­tion -, Syl­vain Fort avait alors répon­du, amusé : « Bien sûr, avec Brigitte en ama­zone der­rière ». Un trait d’humour qui démon­trait bien sa com­plic­ité avec la pre­mière dame de France », Voici, 03/01/2019.

« Le départ volon­taire de Syl­vain Fort n’a‑t-il rien de com­mun avec le ren­voi, pour incom­pé­tence man­i­feste­ment, de Roger-Petit, Ghar­bi et Frugi­er, ou la mise sur la sel­l­ette d’Emelien et Kohler pour de pos­si­bles et futurs démêlés avec la Jus­tice. Car lui a véri­ta­ble­ment choisi de par­tir. D’ailleurs, il est vraisem­blable qu’il ne se soit jamais véri­ta­ble­ment sen­ti à l’aise dans le micro­cosme politi­cien. En effet, Syl­vain Fort vient d’un tout autre monde : chevène­men­tiste dans sa jeunesse – c’est rare, dans ce milieu –, ce pas­sion­né de musique signe une biogra­phie autant remar­quable que remar­quée du chef d’orchestre Her­bert von Kara­jan. Il tâte même de la lit­téra­ture […] il pub­lie encore, chez le très droiti­er édi­teur Pierre-Guil­laume de Roux, un essai aus­si bril­lant que défini­tif : Saint-Exupéry Par­a­clet, con­sacré à l’auteur du Petit Prince. Bref, il tranche dans cet entourage prési­den­tiel com­posé d’échappés d’écoles de com­merce, de com­mu­ni­cants […] c’est là que la perte est cru­elle pour l’Élysée, cet agrégé de let­tres, homme de grande cul­ture, ayant peut-être été le seul capa­ble d’insuffler quelques moments de grâce à la parole prési­den­tielle, tel qu’en témoigne le très inspiré dis­cours en mémoire du gen­darme Arnaud Bel­trame. Mieux : il devait être aus­si l’un des rares avec lequel Emmanuel Macron pou­vait ressen­tir une cer­taine com­plic­ité intel­lectuelle et cul­turelle », Boule­vard Voltaire, 04/01/2019.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Pub­lic Sénat

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