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Comment l’ultra-gauche mène sa guerre de l’information

26 novembre 2014

Temps de lecture : 3 minutes
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Comment l’ultra-gauche mène sa guerre de l’information

26 novembre 2014

Temps de lecture : 3 minutes

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Dans un entretien à TV Libertés, le journaliste Pierre-Alexandre Bouclay, auteur d’une enquête sur l’ultra-gauche dans un récent numéro de Valeurs Actuelles, revient sur les méthodes très structurées de l’extrême-gauche pour gagner la guerre médiatique.

La dernière offen­sive en date est la con­tes­ta­tion de la con­struc­tion d’un bar­rage à Sivens, à laque­lle le reporter-baroudeur s’est ren­du incog­ni­to. S’il ne s’y est pas présen­té en tant que jour­nal­iste, comme il l’avait fait aupar­a­vant, c’est parce que, estime-t-il, « si on veut faire un bon tra­vail, la seule solu­tion c’est l’infiltration ». 

Dans le cas con­traire, se présen­ter comme un jour­nal­iste accrédité con­duit à être « pris en charge par le groupe et totale­ment encadré ». À Sivens par exem­ple, les jour­nal­istes offi­ciels avaient « droit » à deux heures de vis­ite par jour et devaient porter un signe dis­tinc­tif. Les mil­i­tants, soumis à des con­signes de silence à leur égard, leur fai­saient vis­iter des ZAD (Zone à Défendre) « Potemkine », bien loin de la réalité.

« Ils vous dis­ent ce que vous pou­vez filmer, mais surtout ce que vous devriez filmer », explique M. Bouclay avant d’a­jouter qu’ils « vous con­seil­lent très forte­ment vos angles, ce qui est absol­u­ment anti-jour­nal­is­tique ». La seule solu­tion con­siste alors à se fon­dre par­mi eux, incog­ni­to, d’au­tant que les jour­nal­istes sont jugés « à la tête du client ». Par exem­ple, ceux de TF1, LCI, BFMTV et de La Dépêche du Midi ont été « virés manu mil­i­tari » de la manifestation.

Une fois passée cette étape de l’in­fil­tra­tion, M. Bouclay a pu voir et analyser leurs méth­odes très struc­turées de lutte mais aus­si de guerre de l’information.

L’une de leurs prin­ci­pales armes est « l’ac­tion sym­bol­ique ». Par exem­ple, les zadistes utilisent des « clowns de com­bat » chargés de venir danser devant les policiers. Le but ? « Capter l’at­ten­tion des caméras ». Car « un CRS qui “gaze” une fille grimée en clown, c’est pas très cool, mais pour eux c’est super ». Le jour­nal­iste ajoute que « les filles vont, tout à fait délibéré­ment, se faire “gaz­er”. Parce que leur but, c’est de créer de l’im­age, qu’il y ait des caméras qui filment ».

Autre méth­ode : le lancer de peluches. Une peluche, « c’est mignon ». Et là aus­si, les caméras sont attirées comme un papil­lon vers la flamme. Sauf qu’après cette mise en bouche bien sym­pa­thique, les mil­i­tants passent à l’ac­tion vio­lente. Et alors les peluches et les nez rouges se trans­for­ment en pierre ou en cock­tails Molotov…

Toutes ces pra­tiques sont loin d’être spon­tanées. Comme l’ex­plique Pierre-Alexan­dre Bouclay, tout est com­pilé dans un ouvrage édité, une sorte de manuel de guéril­la (Gueril­la Kit, la Décou­verte, 2008) qui détaille avec grande pré­ci­sion les moyens à employ­er con­tre la police et à l’é­gard des médias pour men­er une action effi­cace. Et autant dire que le résul­tat est au rendez-vous.

C’est ain­si que les jour­nal­istes se retrou­vent manip­ulés et livrent, pour leurs dif­férents médias, une vision tout à fait incor­recte des événe­ments. L’ex­em­ple le plus récent restera les affron­te­ments autour du bar­rage de Sivens, où les gen­darmes ont été mis en cause de manière uni­latérale après la mort du jeune zadiste Rémi Fraisse.

Crédit pho­to : jordibern­abeu et pierre-selim via Flickr (cc)

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