Myriam Encaoua reconnaît sur i>Télé que les médias « brouillent » le message du FN

Invité le 5 janvier 2017 de la matinale info d’i>Télé, Gilbert Collard était interrogé par la journaliste Myriam Encaoua sur une série de sujets d’actualité.

Après avoir évoqué les deux ans de l’attaque de Charlie Hebdo, celle-ci interroge le député Rassemblement Bleu Marine du Gard sur la campagne de Marine Le Pen, une campagne qui semble se préparer « sans les journalistes ». « Elle se fait beaucoup sur les réseaux sociaux cette campagne, sans filtre », a-t-elle lancé.

Et le membre du Bureau politique du Front National de rétorquer : « Oui, on a envie d’avoir un contact direct avec le peuple, on n’a pas besoin de vous. » De quoi visiblement agacer certains journalistes, à l’image de M. Encaoua, qui n’a d’ailleurs pas manqué de souligner que lorsque le FN s’exprime directement sur les réseaux sociaux, il « passe un message qui ne peut pas être directement brouillé ou critiqué par l’intermédiaire d’un journaliste »…

« Parce que vous brouillez les messages ? Vous vous rendez compte de l’aveu que vous venez de faire là ? », lui fait remarquer un Gilbert Collard plutôt satisfait de ce lapsus. Car c’en est bien un. Très actif sur les réseaux sociaux, et y rencontrant un succès croissant, le Front National semble bien décidé à exploiter ce nouveau canal d’influence en se passant de la déformation des médias.

« Voilà pourquoi on a besoin des réseaux sociaux, a-t-il poursuivi. Parce qu’on a besoin d’avoir affaire à une communication qui ne peut pas être brouillée ni biaisée, ce qui n’est pas le cas de tous les journalistes. » Et celui-ci de conclure en remarquant que, malgré tout, « très souvent il y a une tendance confortable à défigurer ce qu’on dit, parce que ça fait bien, comme ça on va au paradis médiatique ».

Nul doute que le lancement de la campagne pour l’élection présidentielle nous apportera toutes les réponses nécessaires au sujet de ce « filtre » de plus en plus visible.