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Libération : quotidien de Blancs, lu par des Blancs, qui milite pour le racisme anti-blancs (partie 1)

4 juillet 2020

Temps de lecture : 4 minutes
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Libération : quotidien de Blancs, lu par des Blancs, qui milite pour le racisme anti-blancs (partie 1)

Libération n’en finit pas avec les causes victimaires que le futur jugera comme des trahisons honteuses, comme au sujet de la pédophilie dont le journal se fit l’ardent défenseur autrefois. Aujourd’hui, ce que Libération aime ce sont les racistes noirs et ce qu’il déteste ce sont les Européens blancs.

Le mois de juin 2020 en France aura vu des minorités dites « diver­si­taires » occu­per l’espace médi­a­tique en s’identifiant à ce qu’elles ne sont pas, c’est-à-dire l’équivalent des minorités eth­niques aux États-Unis. Au prix de plusieurs con­fu­sions. Ain­si, les minorités vivant en France, ou plutôt de faibles minorités à l’intérieur de ces mêmes minorités, ont voulu impos­er une iden­ti­fi­ca­tion entre la société mul­ti-eth­nique et mul­ti-cul­turelle améri­caine et la société répub­li­caine française qui a, théorique­ment, qu’on l’apprécie ou pas, pré­ten­tion à se vouloir uni­ver­sal­iste et donc inté­gra­tive de ses ressor­tis­sants de toutes les orig­ines, du moment qu’ils devi­en­nent intrin­sèque­ment Français. Ce qui passe a pri­ori par un incon­tourn­able respect du pays où l’on vit. Elles ont aus­si util­isé la mort d’un afro-améri­cain aux États-Unis à des fins de mil­i­tan­tisme interne à la France ain­si qu’à leurs pro­pres minorités, lesquelles ne recon­nais­sent pas tou­jours la Ligue de Défense Noire ou le Comité Adama Tra­oré comme par­ti­c­ulière­ment représen­tatif.

Quand Traoré passe, les médias bobos se mettent au garde à vous

Il n’empêche, nom­bre de médias emboî­tent le pas et réper­cu­tent à l’envie le dis­cours de ces minorités très minori­taires dans leurs pro­pres minorités, pour en faire un dis­cours qui prend alors l’apparence d’un dis­cours nor­mal. Résul­tat : ces médias, pou­voirs impor­tants d’une république française nor­male­ment fondée sur la démoc­ra­tie représen­ta­tive et libérale, don­nent qui­tus, hors de tout proces­sus élec­toral, à des reven­di­ca­tions anti-démoc­ra­tiques. En effet, le fait de deman­der des « droits à » dans une société fondée sur le « droit de » con­siste à saper l’universalisme répub­li­cain, et de là le sys­tème répub­li­cain, aux fins d’obtention de nou­veaux priv­ilèges. Dans un tel cadre de pen­sée, l’ennemi ne peut être que l’Homme blanc et son his­toire. C’est ce à quoi la France assiste en ce mois de juin 2020, et il s’agit d’une forme réelle de racisme noir de la part de minorités qui se revendiquent ouverte­ment en tant que races.

Comme il est d’usage dans ce type de con­texte, une par­tie des per­son­nes visées, ici les blancs français et européens, se fla­gel­lent et col­la­borent assidû­ment. C’est le cas, et ce n’est pas éton­nant, du quo­ti­di­en Libéra­tion. Le jour­nal de Lau­rent Jof­frin a en effet don­né un pur exem­ple de la col­lab­o­ra­tion la plus éhon­tée avec ce qu’il affirme com­bat­tre, le racisme par exem­ple, en pub­liant same­di 13 et dimanche 14 juin 2020 un dossier inti­t­ulé « Aïs­sa Maï­ga et Adèle Haenel : enfin, il se passe un truc poli­tique. » Dif­fi­cile d’être plus clair sur la nature de ce qui se passe en effet. Pour­tant le quo­ti­di­en juge utile d’ajouter en accroche : « Engagées con­tre les dis­crim­i­na­tions raciales, sex­istes et sociales, les deux actri­ces marcheront ce same­di con­tre les vio­lences poli­cières au côté du Comité Adama. Entre­tien exclusif. » Et 7 pages de dossier.

Laurent Joffrin à l’ouverture

Une ouver­ture à tel point décalée de la réal­ité que le rédac­teur de cet arti­cle hésite à lui pro­pos­er de venir pass­er une semaine en sa com­pag­nie : « Londe de choc con­tin­ue son par­cours plané­taire. Après avoir sus­cité une protes­ta­tion mon­di­ale et provo­qué une spec­tac­u­laire prise de ­con­science des réal­ités du ­racisme, la mort de George Floyd entraîne main­tenant une utile con­ver­gence : celle des com­bats antiraciste et ­fémin­iste, comme lillus­tre lentre­tien quAdèle Haenel et Aïssa Maïga ont accordé à Libéra­tion. On saperçoit ain­si que Black Lives Mat­ter et ­#MeToo sont deux vis­ages de la même cause : la lutte pour l’égalité, valeur uni­verselle qui ral­lie un mou­ve­ment plané­taire. »

« Onde de choc » ? Jof­frin a les yeux twit­ter­isés. Une onde aux États-Unis, une vaguelette interne aux milieux médi­a­tiques, cul­turels et poli­tiques des métrop­o­les et bobos en Europe. Rien, ailleurs.

« Les réal­ités du racisme » ? Jof­frin ne fait pas sem­blant, il l’ignore : la France souf­fre de racisme en effet, celui généré par la haine à son encon­tre de la part de pop­u­la­tions venues d’ailleurs ou nées par hasard en son sein.

« Utile con­ver­gence » ? Utile, pour les éter­nels libéraux-lib­er­taires qui trou­vent un « com­bat » pro­vi­soire à men­er tous les six mois, avant de par­tir en vacances au ski ou à Saint-Tropez. Con­ver­gence ? Le mot a un sens que Jof­frin fait sem­blant de ne pas con­naître : il s’agit de « con­ver­gence des luttes », autrement dit de mise en bran­le d’une action révo­lu­tion­naire com­mune de la part de groupes aux reven­di­ca­tions divers­es mais qui se retrou­vent sur un essen­tiel : ren­vers­er un pré­ten­du ordre des choses. Ici, le pré­ten­du « priv­ilège mas­culin blanc ».

La lutte pour « l’égalité », « valeur uni­verselle » ? Jof­frin ne le saisit pas bien mais, s’il survit, il risque de dis­pos­er de plusieurs années dans un camp, pour réfléchir au sens des mots « égal­ité » et « valeur uni­verselle ». Les mou­ve­ments poli­tiques aux­quels il fait référence veu­lent tout sauf l’égalité ou l’universel : la reven­di­ca­tion est celle d’un change­ment d’hégémonie poli­tique, ce qui induit d’éliminer l’hégémonie pré­ten­du­ment en place, l’homme blanc européen hétéro­sex­uel.

Lau­rent Jof­frin reste un vrai per­ma­nent : celui du par­ti de l’aveuglement. Mais le vieux jour­nal­iste est malin, il écrit les mots « priv­ilège blanc » et « racisme d’Etat » en indi­quant que Aïs­sa Maï­ga et Adèle Haenel sont plus mod­érées que ces « con­cepts » (sic). Une façon habituelle de dire que le priv­ilège et le racisme en ques­tion exis­tent bien tout en veil­lant à ne pou­voir être accusé de le dire. Jof­frin, plus de 40 ans de bons et loy­aux ser­vices libéraux lib­er­taires.

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