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Le Canard Enchaîné perd des plumes

11 novembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes

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Le Canard Enchaîné perd des plumes

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Le Canard Enchaîné perd des plumes

11 novembre 2020

Quel est le volatile le plus riche de France ? Le Canard Enchaîné. Quel est le volatile qui a souffert de la crise en 2019 et du Covid en 2020 ? Le Canard toujours, mais il y a encore quelques jolies plumes financières au croupion.

Une chute liée à celle du papier et à l’âge des lecteurs

Déjà en 2015 nous aler­tions nos lecteurs sur la chute des ventes du palmipède. Des ventes plus que respecta­bles à l’époque avec près de 400.000 exem­plaires papi­er chaque semaine.

Depuis les ventes sem­blent dimin­uer régulière­ment mais se sta­bilisent autour de 300.000 à 350.000 exem­plaires par semaine, un chiffre con­fort­able. Loin toute­fois des suc­cès de 2011 où les ventes heb­do­madaires dépas­saient les 450.000 exem­plaires, une chute de l’ordre de 30% en dix ans, liée au vieil­lisse­ment du lectorat.

Une quasi absence d’Internet

Les faux comptes « Canard » pul­lu­lent sur Face­book et sur la toile. Le Canard s’en plaig­nait en 2017 et mobil­i­sait ses avo­cats en ce sens. Depuis la crise virale, Le Canard est acces­si­ble à la vente en dig­i­tal mais seule­ment sur une semaine.

Des pertes liées à Presstalis

Les affres de Presstal­is (source Let­tre A) auraient coûté 1,5M€ en 2019, amenant le titre tout juste à l’équilibre con­tre des prof­its annuels habituelle­ment supérieurs à 2M€. Ce sera pire en 2020 où une créance de près de 2M€ a d’ores et déjà été déclarée. Ce qui n’empêche pas le volatile de con­tin­uer à tra­vailler avec le suc­cesseur de Presstal­is plutôt qu’avec les MLP. Le plaisir de se faire plumer peut-être ? Ou des affinités avec Louis Drey­fus qui pilote le con­cur­rent des MLP ?

Mais la ferme aux cane­tons est encore con­fort­able avec qua­si 130M€ de réserves fin 2019, de quoi se liss­er les plumes pen­dant 50/60 ans au rythme des pertes prévis­i­bles de 2020. Peut-être pas jusqu’à la fin de la pandémie qui pour­rait sub­sis­ter jusqu’en 2100 et au-delà…

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