Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

10 janvier 2013

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

Pour ses cinq ans, la revue XXI, qui fait dans le journaliste de récit, a proposé un manifeste pour un « autre journalisme », « sans publicité ».

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »Les fon­da­teurs, Lau­rent Bec­ca­ria et Patrick de Saint-Exupéry, s’interrogent notam­ment sur l’avenir numérique de la presse : « Et s’ils avaient tort ? Et si la con­ver­sion numérique était un piège mor­tel pour les jour­naux ? (…) Et si les dirigeants de la presse mon­di­ale se trompaient en investis­sant à tour de bras dans les appli­ca­tions, les sites et les rédac­tions mul­ti­mé­dias ? Et si les chiffres mirobolants des pages vues et les audi­ences faramineuses des titres de presse trans­for­més en ‘mar­ques médias’ étaient un leurre ? »

Dans ce man­i­feste de 20 pages, les deux fon­da­teurs plaident pour un « jour­nal­isme utile », sans pub­lic­ité, financé par les lecteurs, et où la qual­ité prime sur la quan­tité. Les con­seils s’articulent autour de qua­tre piliers : pren­dre le temps de réalis­er de bonnes enquêtes, se ren­dre sur le ter­rain, renouer avec le pho­tore­portage et la belle image, et enfin être « cohérent ». Et ces derniers de cri­ti­quer « la fig­ure du jour­nal­iste assis der­rière son écran » qui « agrège, trie, com­mente et nour­rit la con­ver­sa­tion ».

Pour eux, sur inter­net, « l’équa­tion économique reste insol­u­ble ». « Pour la presse habituée à compter sur la pub­lic­ité, la rentabil­ité sur le Web est une ligne d’hori­zon qui se dérobe per­pétuelle­ment » ajoutent-ils, voy­ant dans le pas­sage au numérique un gouf­fre financier où « au bout de deux heures, une infor­ma­tion est con­sid­érée comme old, démonétisée ». La course au buzz, à l’audience n’est pas une bonne recette pour les auteurs.

Bien-sûr, la revue trimestrielle, ven­due 15,50 euros et où ne fig­ure aucune pub­lic­ité, s’érige implicite­ment comme un mod­èle du genre. Dif­fusée à près de 50 000 exem­ples, par abon­nement ou en librairie, XXI est béné­fi­ci­aire et a ren­con­tré un franc suc­cès dès son lance­ment en 2008. Sur 200 pages, jour­nal­istes et pho­tographes souhait­ent racon­ter « l’information grand for­mat » et priv­ilégi­er à tout prix la qual­ité édi­to­ri­ale.

Sur le même sujet

Related Posts

None found

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Abel Mestre

PORTRAIT — Faut-il class­er Abel Mestre dans la caté­gorie jour­nal­iste ? Abel Mestre con­stitue à lui seul un fourre-tout de l’extrême extrême-gauche, allant du stal­in­isme à l’anarchisme en pas­sant par le trot­skisme expéri­men­tal et l’action de rue.

Sophia Aram

PORTRAIT — Issue d’une famille d’o­rig­ine maro­caine, Sophia Aram est née à Ris-Orangis (Essonne) le 29 juin 1973. Sophia Aram s’ini­tie à l’art de l’im­pro­vi­sa­tion dans les étab­lisse­ments sco­laires de Trappes puis au sein de la com­pag­nie « Déclic Théâtre », où elle côtoie Jamel Deb­bouze.

Christophe Ono-dit-Biot

PORTRAIT — Né en jan­vi­er 1975 au Havre, Christophe Ono-dit-Biot a fait Hypokhâgne et Khâgne au lycée Jan­son-de-Sail­ly, à Paris, puis un DEA de Lit­téra­ture com­parée sur les écrivains fin de siè­cle « déca­den­tistes ». Il est agrégé de let­tres mod­ernes (2000).

Ali Baddou

PORTRAIT — Ali Bad­dou n’est pas seule­ment présen­ta­teur-jour­nal­iste et pro­fesseur de philoso­phie poli­tique à Sci­ences-Po. Ce mem­bre de l’hyperclasse mon­di­ale est avant tout au cœur des réseaux de pou­voir maro­cains, français (mit­ter­ran­di­ens et social­istes) et médi­a­tiques.

Johan Hufnagel

PORTRAIT — Bien qu’il n’ait, pour un jour­nal­iste, pas écrit grand chose, Johan Huf­nagel n’en est pas moins par­venu à se hiss­er aux postes clés des médias où il a posé ses valis­es. Il n’y a là rien d’é­ton­nant : son secteur d’ac­tiv­ité n’est ni l’in­ves­ti­ga­tion, ni même la sim­ple rédac­tion, mais le numérique.

"Le partage, c'est le secret du bonheur."

Sylvain Augier, reporter, animateur de radio et de télévision