Nicole Ferroni
La rédaction des Inrocks vote à gauche, et en est fière !

La rédaction des Inrocks vote à gauche, et en est fière !

L’absence de pluralité dans le monde de la presse n’est plus une surprise. Au second tour de l’élection présidentielle de 2012, 74 % des journalistes avaient en effet voté Hollande.

5 ans ont passé, mais les journalistes n’ont pas changé. C’est en tout cas ce que laisse à penser une photo publiée par un journaliste des Inrocks (et depuis retirée, on comprend pourquoi…), Christophe Conte.

« On a voté à la rédac ! », tweetait fièrement M. Conte, largement repris sur les réseaux sociaux. Comme on peut le voir, le positionnement idéologique des journalistes des Inrocks laisse peu de place au doute…

Benoît Hamon est largement en tête (avec 23 voix !), suivi par Jean-Luc Mélenchon (12) et Emmanuel Macron (11). Même Philippe Poutou (3) et Nathalie Arthaud (1) récoltent quelques suffrages. On recense aussi 1 vote nul et 3 votes blancs. En revanche, les lignes consacrées à François Fillon ou, pire, Marine Le Pen, sont désespérément vides. Faut-il s’en étonner ?

Une preuve de plus, s’il en était besoin, pour constater l’hégémonie idéologique qui règne bien souvent dans de nombreux journaux… Car outre le vote de 2012 et ses 74 % en faveur de François Hollande, le phénomène peut s’appliquer à chaque élection depuis maintenant plusieurs années, voire décennies.

En effet, en avril 2001, une enquête téléphonique menée auprès de 130 journalistes représentatifs révélait que 63 % d’entre eux s’apprêtaient à voter à gauche (Lionel Jospin en tête), contre 6 % pour le centre et la droite, et aucun vote pour Jean-Marie Le Pen. Un constat qui faisait alors dire à Jean-François Kahn que « les journalistes, dans leur immense majorité issus qu’ils sont du même milieu, formés à la même école, fréquentant les mêmes espaces, porteurs des mêmes valeurs, imprégnés du même discours, façonnés par la même idéologie, structurés par les mêmes références, ayant souvent connu la même évolution ou le même cursus, finissent pas penser presque tous pareils ».

En 2017 encore, nous ne pouvons que dresser le même constat.

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