La Quinzaine littéraire « en danger de mort » selon Maurice Nadeau

La Quinzaine littéraire est confrontée à de graves difficultés financières qui placent celle-ci en grande délicatesse financière.

« C’est de mort en effet, qu’est menacée La Quinzaine littéraire : pas dans six mois, pas dans un an, comme elle l’a souvent été durant les 47 années de son existence, mais dans les semaines qui viennent », écrit Maurice Nadeau, son directeur historique âgé de 102 ans.

Dans le numéro du 16 mai, l’éditeur propose ainsi de créer une société participative avec deux collèges, l’un comprenant les lecteurs et amis de la Quinzaine, l’autre les collaborateurs. Objectif : recapitaliser la société mère, la SELIS, avec une entrée à 100 euros minimum. Les dons ont commencé à arriver, grâce à un appel lancé sur internet. La somme de 50 000 euros est nécessaire pour affronter la baisse des abonnements, la chute des ventes en kiosque et les coûts de diffusion facturés par Presstalis. L’ancien président de Courrier international et de Télérama, Philippe Thureau-Dangin conseillera la nouvelle société participative chargée du sauvetage.

Maurice Nadeau, intellectuel marqué à gauche et éditeur mythique (Malcolm Lowry, Henry Miller, Witold Gombrowicz, Georges Perec, etc…) a publié dans la Quinzaine littéraire des critiques de la plupart des grands intellectuels de l’après-guerre. Elle revendique plus de 800 collaborateurs et 48 000 articles parus depuis sa première parution en 1966. Il serait en effet dommage que tout cela s’arrête brutalement…

Crédit photo : montage OJIM (cc)