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Pub­lié le 15 septembre 2018 | Éti­quettes : ,

La guerre Google/Trump : Google pris la main dans le sac par une vidéo

L’équipe dirigeante de Google - qui avait pourtant offert assistance et subventions « silencieuses » aux latinos pour faciliter l’élection de Madame Clinton – se trouva fort dépourvue lorsque Trump fût venu, plus exactement consternée. Le Figaro du 13 septembre rappelait que le site « d’extrême droite » Breitbart avait obtenu une vidéo d’une source interne à la compagnie. Cette vidéo faisait non seulement état de la déception des équipes de Google, traduisant leur crainte de voir le pays « se fasciser », mais annonçait leur intention de participer à la « lutte contre l’extrémisme ». En particulier en utilisant les outils de bifurcation développés par Jigsaw, un think tank interne, initialement créé pour contrer les djihadistes confirmés ou en herbe.

Bref, Google a participé de cette « résistance » mise en place le 14 novembre 2016 dans les salons de l’Hôtel Mandarin de Washington par George Soros, Nancy Pelosi, ainsi qu’un aréopage d’investisseurs afin de lancer la reconquête du pouvoir.

Or le phénomène Trump (qu’il disparaisse ou poursuive sa route) a profondément renversé les idoles, ce qui rend ladite reconquête moins facile, car ses courroies de transmission sont moins fiables. Car s’il y a eu un « avant », il y a maintenant un « après ».

Le paradigme de la confiance a changé

« Avant », les citoyens avaient confiance dans leur système de gouvernement, dans sa police et ses services secrets, les grandes entreprises, dans la finance et Hollywood, dans le professionnalisme des médias, réputés les meilleurs du monde, tout autant que dans ses marchands de bonheur, autrement dit les GAFAM. Autant de courroies de transmission réputées fiables.

« Après » c’est à dire depuis l’élection de Trump, les américains se réveillent, et les idoles tombent. La contre-résistance s’organise. L’on observe en effet depuis 22 mois un activisme croissant de la part de certains parlementaires « populistes », ou d’organes tels que le Media Research Center (L’OJim américain) ainsi que d’une galaxie d’équivalents américains du réseau français TV Libertés (One America Network, Newsmax, Sinclair Broadcast Group etc.), autant que de certains sites de presse soit populistes, soit libertariens, soit ultra-conservateurs. Ainsi des Washington Times, Daily Caller, Lifezette, ou tout particulièrement de l’équivalent américain du français Causeur : Breibart News, que nous avions présenté à nos lecteurs le 9 août 2017.

Trois présentateurs vedettes

Sans oublier le tiercé de la soirée et de la nuit chez Fox News, qui ratisse large avec le libertarien Tucker Carlson, le populiste Hannity, et la conservatrice chrétienne Laura Ingraham, qui fonctionnent à la fois comme le bouclier et le glaive médiatiques du la révolution trumpienne, laïcisant progressivement la notion que Trump est victime d’un coup d’État de moins en moins larvé. Ce qui propulse les indices d’écoute de la chaîne.

Cette contre-insurrection a permis de dénoncer le fonctionnent en circuit fermé des composantes de l’État permanent (ou « profond ») contre les vœux des citoyens. Les médias sociaux sont (pour l’instant) dans le collimateur ainsi que Google. En attendant, le shadow cabinet des équipes de Fox News fournit Trump en idées. Et depuis quelques mois, Tucker Carlson s’est concentré sur la tyrannie du monopole des GAFAM (« Tech Tyranny ») tout en prônant l’application des lois antitrust. Ce que les élus républicains répugnent à faire.

Il reste que les enchères sont montées d’un cran. Les GAFAM et leurs amis de l’État permanent espèrent une victoire de leurs alliés aux législatives de novembre afin de marginaliser le président. Étrangement, Trump vient de signer une directive présidentielle visant à lutter contre toute ingérence en ces élections par toute entité, groupe ou État. Vise-t-il les Russes ou les relais de l’État permanent ?

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