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Pub­lié le 29 janvier 2015 | Éti­quettes : , , , ,

La CGT ose faire la morale au Trombinoscope

Par le biais de l'un de ses satellites dans les médias, le Syndicat national des journalistes CGT, la CGT a donné mercredi 28 janvier, sous forme de communiqué, une leçon de vertu au Trombinoscope.

Crime de lèse-majesté, le célèbre annuaire du personnel politique avait remis la veille le trophée 2014 de l'élu local au maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois. Six autres trophées ont été distribués de gauche (Valls, Royal, Macron, Baumel) à droite (Larcher) en passant par l'Europe (Renzi) par un jury de journalistes. Y figure la fine fleur de la profession : les directeurs de L'Express et de Libération, Christophe Barbier et Laurent Joffrin, le directeur délégué de la rédaction du Figaro, Paul-Henri du Limbert. C'est en l'occurrence, le patron de Public Sénat, Gilles Leclerc, lui aussi membre de ce jury, qui s'est chargé de récompenser Briois.

Ces professionnels de l'information, peu suspects de sympathies ultra-droitières, et l'organisateur de ces 23ème Trophées, Le Trombinoscope, auraient donc franchi la ligne rouge en considérant le bras droit de Marine Le Pen comme une des révélations politiques de 2014. Selon, le SNJ CGT, ils ont tout simplement dédiabolisé le Front national. Pire, la remise du prix à Briois le 27 janvier a eu lieu le jour du 70ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz ! De là à considérer que le maire d'Hénin (élu au premier tour en mars 2014 avec 50,2% des voix) est un admirateur d'Hitler, il n'y a pas loin. À preuve, enfonce la CGT, l'édile a expulsé la Ligue des droits de l'homme de sa commune et pris un arrêté anti-mendicité contre les Roms... Ni le fait que le Front national soit un parti légal et républicain, ni sa propre histoire, ne semblent gêner la CGT. Encore très proche de ce qui reste du Parti communiste français, la centrale n'est pourtant pas la mieux placée pour s'ériger en donneuse de leçons de démocratie.

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