Pourquoi ne pas organiser la désinformation à l’échelle européenne ? Et sous couvert de vérification des informations bien entendu. C’est le projet de FactCheckEU, en franglais dans le texte.
Pourquoi ne pas organiser la désinformation à l’échelle européenne ? Et sous couvert de vérification des informations bien entendu. C’est le projet de FactCheckEU, en franglais dans le texte.
Les 13–34 ans écoutent à 85% la radio, à raison de 2h01 par jour du lundi au vendredi, selon une étude de Médiamétrie présentée fin janvier 2019. Ils sont ainsi 14,1 millions d’auditeurs (du lundi au vendredi), soit 85,3% de la population des 13–34 ans. Mais seul un écouteur sur dix (9.8%) écoute des émissions politiques.
La manipulation par l’image est vieille comme l’invention de la photographie. La plus classique est celle de la recomposition de l’image elle-même. Au fur et à mesure des purges staliniennes, les anciennes photos des opposants éliminés étaient recomposées, les disparus étant effacés de la photographie. Autre procédé : prendre une photo ancienne avec deux protagonistes fâchés entre temps pour induire un rapprochement contemporain avec une information potentiellement gênante. C’est ce qu’a fait Le Monde dans son édition électronique du 25 février 2019 en ressortant une vieille photo de 2014.
On aura tout vu dans la presse libérale libertaire, y compris le déchirement entre potes une fois révélés les tréfonds du fonctionnement du petit milieu médiatique : c’est fusillade en règle à Boboland Corral-LOL.
Souvenons-nous. Il y a quelques mois, le retour des djihadistes français incarcérés en Syrie et en Irak était exclu. Le Ministre des affaires étrangères parlait d’ennemis de la nation qui devaient affronter la justice dans ces pays.
Vingt ans après un premier rachat d’Éditis par le Vivendi de l’époque Messier, c’est Vivendi encore, mais aux mains de Bolloré, qui reprend Éditis. Le second éditeur français, qui possède 44 marques et 13 maisons d’édition, a en effet été repris au groupe espagnol Planeta pour 900 millions d’euros.
Les aides à la presse constituent un maquis presque inextricable : TVA à 2,1%, tarifs postaux, aides au portage, aides au pluralisme, fonds stratégique de développement etc… Benjamin Dormann, dans son indispensable Ils ont acheté la presse (Jean Picollec éd.), les évaluait à plus de deux milliards d’euros en 2013. La Lettre A du 29 janvier 2019 fait un point sur les principaux bénéficiaires de 2012 à 2017.
Comme tous les médias officiels, Le Monde revendique de ne pas publier des fake news/infox mais refuse également que l’on puisse trouver sa sémantique orientée. Pourtant le quotidien du soir quitte souvent le domaine des faits pour celui de l’interprétation. Un cas d’école, avec un article de Lucie Soullier sur Marion Maréchal publié le 23 janvier 2019. Décryptage.
On avait déjà parlé du cercle vicieux de la hausse des prix au numéro : moins de ventes, ainsi que d’autres facteurs entraînent une baisse des recettes – voire une aggravation des déficits – donc une hausse des prix au numéro qui eux-mêmes conduisent à une désaffection des lecteurs et à une baisse des ventes. Néanmoins, plusieurs journaux, dont L’Humanité, continuent la fuite en avant.
Parmi les reproches des gilets jaunes, revient le thème de la connivence : quelque soit votre média votre regard est le même, vous avez la même formation, les mêmes origines, les mêmes intérêts moraux et matériels, la même vision du monde. Un point de vue sans doute excessif, mais qui peut pourtant se vérifier au jour le jour dans le quotidien réputé conservateur Le Figaro dont les correspondants à l’étranger, permanents ou occasionnels, ont les mêmes angles, les mêmes déformations que ceux du Monde, voire pire. Un exemple polonais avec Maya Szymanowska.
La rencontre du leader de la Ligue italienne Matteo Salvini avec celui du PiS polonais Jarosław Kaczyński le 9 janvier dernier a été largement commentée en Europe et, selon la sensibilité, les médias étaient partagés entre espoirs et inquiétudes.
PORTRAIT — C’est encore un tout jeune journaliste, qui écrit (pour le moment ?) dans des journaux ou magazines à diffusion limitée. Mais ce jeune homme pressé a déjà trouvé sa spécialité : la lutte contre l’extrême droite.