Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Bolloré rachète le second éditeur français Éditis

3 février 2019

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Bolloré rachète le second éditeur français Éditis

Bolloré rachète le second éditeur français Éditis

Vingt ans après un premier rachat d’Éditis par le Vivendi de l’époque Messier, c’est Vivendi encore, mais aux mains de Bolloré, qui reprend Éditis. Le second éditeur français, qui possède 44 marques et 13 maisons d’édition, a en effet été repris au groupe espagnol Planeta pour 900 millions d’euros.

Allers et retours

A l’époque où Messier, patron de Viven­di, avait racheté Édi­tis, il avait fini par être rat­trapé par la patrouille et avait dû ven­dre en cat­a­stro­phe l’éditeur à son con­cur­rent his­torique Hachette-Lagardère. Ce dernier avait été for­cé par Brux­elles d’en céder 60% en 2004 au baron Seil­lère via son fonds d’investissement Wen­del. Ce dernier avait gelé les affaires et coupé dans les effec­tifs, avant de faire une forte plus-val­ue en le reven­dant à Plan­e­ta un mil­liard d’euros.

Après toutes ces ces­sions Édi­tis était fort amaigri avec un résul­tat opéra­tionnel de 60 mil­lions d’euros en 2017. L’autorité de la con­cur­rence a don­né son feu vert au rachat. Édi­tis pub­lie 4000 nou­veautés par an, dis­pose d’un fond de 16.000 auteurs et dis­tribue 100 mil­lions de livres par an – une force de frappe cul­turelle non nég­lige­able.

Planeta endetté

Selon Le Monde, Arnaud de Puy­fontaine, prési­dent du direc­toire de Viven­di, cher­chait à remet­tre un pied dans l’édition depuis 2016. Mais c’est la sit­u­a­tion par­ti­c­ulière de Plan­e­ta, en proie à des dis­sen­sions internes et un fort prob­lème d’endettement, qui aurait per­mis à Bol­loré de racheter Édi­tis.

Une myriade de maisons d’édition et de marques

À ce jour, Édi­tis regroupe ain­si First et First Inter­ac­tive dont la col­lec­tion Pour les nuls, Gründ, Les livres du Drag­on d’or, Plon, Press­es de la Renais­sance, Édi­tions Perrin,Tana, 404 édi­tions, Les Escales, Acro­p­ole, Bel­fond, En Voy­age, Édi­tions, Omnibus, Hors Col­lec­tion, Le Pré aux clercs, Lone­ly Plan­et France, Hem­ma, Langue au chat, Édi­tions Solar, Press­es de la Cité, les Édi­tions Robert Laf­font, Édi­tions Jul­liard, NiL Édi­tions, Édi­tions Seghers, 10/18, Fleuve édi­tions, Kurokawa, Pock­et et Pock­et Jeunesse, 12–21, l’édi­teur numérique, Le Cherche midi, La Décou­verte, XO édi­tions (Oh ! Édi­tions) ain­si que les édi­teurs de manuels sco­laires Bor­das, CLE inter­na­tion­al, Paraschool et Retz. Récem­ment, la mai­son Héloïse d’Ormesson a aus­si été rachetée.

Autres activités : CNews renfloué

Pour la musique Viven­di cherche aus­si à trou­ver un parte­naire jusqu’à hau­teur de 50% dans Uni­ver­sal Music (UMG), offi­cielle­ment pour se dévelop­per en Chine, en Inde et en Amérique Latine.

En dehors de Viven­di mais dans les médias, Bol­loré ren­force son quo­ti­di­en gra­tu­it CNews en lui allouant 34M€ (source Let­tre A du 30 jan­vi­er 2019). CNews est un des deux quo­ti­di­ens gra­tu­its sur­vivants avec 20 Min­utes (Sipa-Ouest-France asso­cié avec Rossel). L’éditeur de CNews a per­du 7M€ en 2017, cette injec­tion d’argent frais per­me­t­tra d’apurer les pertes antérieures et de relancer le titre.

Sur le même sujet

Related Posts

Les réseaux Soros
et la "société ouverte" :
un dossier exclusif

Tout le monde parle des réseaux de George Soros, cet influent Américain d’origine hongroise qui consacre chaque année un milliard de dollars pour étendre la mondialisation libérale libertaire.

En effet, derrière un discours "philanthropique" se cache une entreprise à l'agenda et aux objectifs politiques bien précis. Mais quelle est l’étendue de ce réseau ?

Pour recevoir notre dossier rejoignez nos donateurs (avec un reçu fiscal de 66% de votre don).

Derniers portraits ajoutés

Camille Vigogne Le Coat

PORTRAIT — C’est la petite jour­nal­iste libérale lib­er­taire qui monte. Dis­sim­u­lant der­rière un joli minois une volon­té de nuire à toutes les per­son­nal­ités de la droite non alignée, Camille Vigogne Le Coat se rêve en nou­velle Ari­ane Chemin sa con­sœur du Monde.

Laurent Joffrin

PORTRAIT — Lau­rent Jof­frin, de son vrai nom Lau­rent (André Marie Paul) Mouchard est né en juin 1952 à Vin­cennes. Sa car­rière se car­ac­térise par des allers et retours inces­sant entre Libéra­tion et Le Nou­v­el Obser­va­teur.

Nicolas Beytout

PORTRAIT — Groupe de Bilder­berg, Le Siè­cle, Medef, Com­mis­sion Tri­latérale, ami intime de Nico­las Sarkozy, petit-fils de l’ancienne pro­prié­taire des Échos, Nico­las Beytout est LE porte-voix de la pen­sée unique mon­di­al­iste dans les médias.

Sonia Devillers

PORTRAIT — Née le 31 jan­vi­er 1975, Sonia Dev­illers est la fille de l’architecte Chris­t­ian Dev­illers. Jour­nal­iste sur France Inter, anci­enne du Figaro, elle s’occupe de cul­ture et des médias sur le ser­vice pub­lic et est en même temps la voix de la bobosphère, tou­jours prête à pour­fendre les « fachos » de Valeurs Actuelles et à offrir un refuge com­plaisant à Aude Lancelin, patronne d’un Média en pleine tour­mente.

Laurent Ruquier

PORTRAIT — Lau­rent Ruquier est né le 24 févri­er 1963 au Havre (Seine-Mar­itime). Tour à tour ani­ma­teur, présen­ta­teur, humoriste, pro­duc­teur et directeur de théâtre, Lau­rent Ruquier est omniprésent dans le Paysage audio­vi­suel français (PAF).