« Conforter les principes de la République » tel est le titre du projet de loi en discussion au Parlement. Un titre aussi vague que fourre-tout, où justement on peut glisser une nouvelle dose de censure sur les réseaux sociaux.
L’étau se resserre chaque semaine sur la liberté d’opinion et d’expression. Pour combattre la censure il faut déjà l’identifier.
La censure consiste à limiter la diffusion d’informations ou d’opinions, souvent pour des raisons politiques ou morales. Elle n’est pas l’apanage des dictatures : la censure existe aussi dans les démocraties, bien que sous des formes plus subtiles. En Europe occidentale, la censure prend différentes formes, juridiques par exemple, pour empêcher certains discours considérés comme contrevenant à certains dogmes ou normes. Des organisations comme Reporters sans frontières (RSF) ou encore l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), les géants du numérique via la modération et la surveillance, renforcent ce contrôle, créant ainsi une homogénéité de l’information et limitant les discours divergents.
Voir aussi : Reporters sans frontières (RSF), ARCOM, Laetitia Avia, Christophe Deloire, Patrick Cohen, Sleeping giants
« Conforter les principes de la République » tel est le titre du projet de loi en discussion au Parlement. Un titre aussi vague que fourre-tout, où justement on peut glisser une nouvelle dose de censure sur les réseaux sociaux.
Les algorithmes, surutilisés et sophistiqués par les GAFAM permettent de manière subtile le « shadowing » (de shadow, ombre en anglais), en clair de mettre dans la soute une information « négative » ou – a contrario – de mettre au grand soleil une information dite « positive ».
Le 16 janvier dernier, nous écrivions – dans le cadre d’une transparence revendiquée par les milieux bien-pensant – au Siècle sur l’affaire Duhamel et à Facebook sur sa politique de censure. Voici leurs réponses.
La trans-pa-ren-ce, il faut de la transparence répètent en boucle politiques, réseaux sociaux et médias de grand chemin. Tout doit être mis sur la table sauf ce qui doit être tu aurait dit Alphonse Allais, illustrant la politique des uns et des autres. Nous avons décidé de les prendre au mot et d’écrire au Siècle et à Facebook France.
Objectif en clair : comment annihiler par des mesures coercitives, les réactions de défense du « blanc hétérosexuel de plus de 50 ans » ; vous pouvez y ajouter les femmes et ceux en-dessous de la limite d’âge pourvu qu’ils soient européens.
La foire à la censure continue. Les GAFAM n’ont pas fini de limiter la liberté d’expression sur leurs réseaux sociaux et Facebook a encore frappé.
Mardi 19 janvier 2021 Le Monde publiait une caricature de Xavier Gorce. Ce dernier travaille pour le journal depuis 2002 et est habitué des invectives et autres polémiques qui font parfois suite à ses dessins. Cette fois-ci le thème du dessin était l’inceste en faisant référence à l’affaire Duhamel qui fait scandale. Mal lui en a pris !
Chers lecteurs et donateurs, vous avez constaté que votre site était inaccessible pendant près de 36 heures. Cette situation n’était pas due à une attaque digitale mais à un changement de registrar, de serveur, et d’hébergeur.
Comme nous l’avions anticipé, aux États-Unis l’opération de néantisation de l’opposition populaire poursuit sa route. Qui a vu aux temps jadis le film Wag the Dog (Des hommes d’influence avec Robert de Niro et Dustin Hoffman) comprendra que persiste la technique consistant à utiliser scénaristes et metteurs en scène pour inventer de fausses crises médiatiques en vue de maintenir le pouvoir en place. Aujourd’hui encore, la queue remue le chien et non le contraire, comme dans le film et la vie politique américaine entre en phase de purgation, appuyée sur la narration de la tentative de « coup d’État » de Donald Trump. Et pendant que Trump, balourd du traquenard, s’empêtrait dans son 6 janvier devenu 6 février, l’establishment réinventait sa version soft de l’incendie du Reichstag.
Aujourd’hui plus que jamais la vérification d’information, aussi appelée « fact checking » a le vent en poupe. Les journalistes et médias dispensent leurs vérités ou ce qu’ils estiment telles, sous l’ombre protectrice des multinationales américaines.
Nous traduisons partiellement et commentons un article d’Axios, un média d’Amazon, une synthèse parfaite de la pensée libérale libertaire américaine, du 22 mai 2021.
RSF se veut l’apôtre d’un bon combat, celui de la liberté d’informer. Mais son comportement dans les faits est à l’exact contraire et quand RSF porte plainte contre Facebook en France ce n’est pas pour protester contre la censure mais pour la réclamer.