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<span class="dquo">«</span> Gratuits » : Métro jette l’éponge

26 mai 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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« Gratuits » : Métro jette l’éponge

La France était le seul pays où trois journaux gratuits se partageaient le marché national. C’est terminé. TF1 arrête les frais en annonçant que la parution sur support papier du gratuit Metronews cessera avant l’été. Le journal avait accumulé les pertes : 10 millions d’euros en 2014, 15 anticipées en 2015.

Sur un effec­tif d’une cen­taine de per­son­nes (dont 30 jour­nal­istes) il y aura une soix­an­taine de licen­ciements. Une réu­nion du comité d’en­tre­prise est prévue le 26 mai. Dans un mes­sage envoyé aux salariés, TF1 affirme qu’elle “main­tiendrait l’ac­tiv­ité dig­i­tale avec l’ob­jec­tif de dévelop­per les posi­tions déjà acquis­es par la mar­que”. Selon des sources proches du dossier, l’ac­tiv­ité web et smart­phone de Metronews pour­rait être adossée à LCI.

Cette issue a‑t-elle été prévue de longue date ? L’Obser­va­toire des Médias rap­pelle les tweets du PDG de Métro, Édouard Boc­con-Gibod, qui envis­ageait ce scé­nario depuis 2012 : “nous serons le pre­mier jour­nal qui con­tin­ue à tir­er 700 000 exem­plaires et à sup­primer sa rédac­tion”. Il pré­ci­sait même la méth­ode : “on passe du papi­er au dig­i­tal sans pass­er par la case bi-média”.

Metronews est la pre­mière vic­time d’un secteur en crise, notam­ment à cause d’une con­cur­rence trop soutenue. Selon une étude de l’IREP la pub­lic­ité a dimin­ué de 11,4% dans la presse gra­tu­ite (con­tre 10,1% de diminu­tion dans la presse quo­ti­di­enne nationale) tan­dis que les petites annonces ont, elles, reflué de 9,2% en 2014.

Pour­tant, en  2012, une étude d’Audi­presse avait affir­mé que les gra­tu­its avaient con­quis un lec­torat nou­veau : “trois quarts des lecteurs des quo­ti­di­ens gra­tu­its ne lisent pas la presse quo­ti­di­enne nationale et qua­tre sur cinq ne lisent pas la presse régionale”. Un poten­tiel qui n’a pas pu être « con­ver­ti » en revenus. Du reste en province les gra­tu­its ne se por­tent guère mieux comme en témoigne la volon­té du groupe Sud Ouest d’ar­rêter les frais avec Direct Matin Bor­deaux 7 si ce dernier con­tin­ue à accu­muler les pertes.

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