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Pub­lié le 7 décembre 2012 | Éti­quettes : , , ,

France Télévisions s’applique la rigueur

Selon Rémy Pflimlin, président-directeur général de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô), le groupe est contraint de réaliser 130 millions d’euros d’économies en 2013. En cause : la baisse de 85 millions d’euros de la dotation de l’État et le recul des recettes publicitaires.

France Télévisions s’applique la rigueur

Crédit : Hervé Senet pour l'Ojim. Cliquez pour agrandir.

Les deux principales chaînes du groupe ne sont pas épargnées. France 2 doit économiser 30 millions d’euros sur la grille 2013, dont le montant ne pourra pas dépasser les 514 millions d’euros au lieu des 545 demandés par la chaîne, hors sport et hors information. Si la dotation semble, même ainsi, toujours supérieure aux 510 millions de 2012, cette progression est en trompe-l’œil. En effet, en 2012, entre les élections et les JO, 16 premières parties de soirée avaient été financées par le service des sports ou par la direction de l’information du groupe. En 2013, France 2 aura ainsi 16 prime de plus à financer sur son propre budget. Les économies seront recherchées en renégociant avec les producteurs pour les émissions dites « de flux » (émissions produites au gré des goûts du public, jeux, plateaux, météo… qui ne sont diffusées qu’une seule fois, par opposition aux émissions « de stock » qui vont constituer un patrimoine de l’image) et en optimisant le stock de programmes de la chaîne, au moyen de rediffusions notamment.

Côté France 3, c’est sur les deuxièmes parties de soirée que se concentre l’essentiel des changements. Le « Soir 3 » est allongé à une heure, sur le format du « 12/13 » et du « 19/20 ». Les émissions qui le précédaient ou lui succédaient sont chamboulées. Par exemple, « Ce soir (ou jamais !) » de Frédéric Taddéi sera transféré sur France 2, à la place de l’émission de Bruce Toussaint qui est purement et simplement déprogrammée, de même que « L’ombre d’un doute », l’émission d’histoire diffusée un mercredi sur deux en deuxième partie de soirée sur France 3. Objectif : économiser 10 millions d’euros.

La question en suspens est à présent de savoir quel impact cette rigueur aura sur la qualité de la programmation.

Crédit photo : jean-louis zimmermann via Flickr (cc)

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