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Denis Olivennes nommé directeur général de Libération

13 juin 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Denis Olivennes nommé directeur général de Libération

Temps de lecture : 2 minutes

Libération doit changer de statut et être placé sous l’égide d’une fondation « indépendante ». Dans ce cadre, le jeu des chaises musicales a commencé. Clément Delpirou quitte le navire et l’insubmersible Denis Olivennes prend les commandes, peu de temps après avoir rejoint CMI le groupe du Tchèque Daniel Křetínský (Elle, Marianne, Télé 7 jours, France Dimanche, Ici Paris).

Une fondation indépendante étroitement contrôlée

Patrick Drahi ne veut plus financer à fonds per­dus un jour­nal en déficit per­ma­nent. Il préfère le trans­fér­er à une fon­da­tion « indépen­dante » dont il tien­dra fer­me­ment les admin­is­tra­teurs. Par­mi les pre­miers nom­més, out­re Lau­rent Jof­frin qui obtient un bon de sor­tie hon­or­able pour quit­ter la direc­tion de la rédac­tion, Arthur Drey­fuss directeur général d’Altice média et Lau­rent Hal­i­mi directeur des fusions acqui­si­tions d’Altice Europe n’ont rien à refuser à Patrick Drahi.

Olivennes DG

Exit Clé­ment Delpirou qui part exercer ses tal­ents ailleurs, arrive Denis Olivennes. Denis Olivennes avait rejoint le groupe Křetín­ský en févri­er 2019, il n’y sera donc resté qu’une grosse année.

Olivennes a lais­sé der­rière lui une répu­ta­tion mit­igée en tant que chef d’entreprise. Comme le rel­e­vait Le Canard Enchaîné du 8 décem­bre 2010, « Il a adop­té la tac­tique dite du nénuphar, com­mente un grand patron. Telle la grenouille qui saute de plante en plante. Et il se barre juste avant l’échec, juste avant que cela ne se voie. Canal +, PPR, Air France, la Fnac, la grenouille a beau­coup sauté et n’a pas franche­ment mar­qué les mémoires. ”De lui, on ne se sou­vient de rien, aucune trace, sauf ses incroy­ables indem­nités de départ”, grince un malveil­lant. Un élu acerbe qui l’a beau­coup fréquen­té lorsqu’il était fabiusien alour­dit la bar­que : ”Il est plus fort pour faire par­ler de lui que pour accom­plir quoi que ce soit”. Et, ajoute un patron de presse, ”il est plus doué pour les rela­tions publiques que pour la ges­tion’ ».

Un juge­ment peut-être un peu rapi­de : Denis Olivennes con­naît tout le monde dans le secteur des médias. Pour Libéra­tion, sa con­nais­sance des réseaux lui per­me­t­tra de con­trôler – si pos­si­ble en douceur – la tran­si­tion du statut de presse clas­sique à celui de fon­da­tion. Avec sans doute une clause de con­science offerte aux jour­nal­istes, autrement dit un plan social enrobé de sucre.