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De quoi vivent les journalistes ? L’enquête de la Scam

16 novembre 2013

Temps de lecture : 2 minutes

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De quoi vivent les journalistes ? L’enquête de la Scam

De quoi vivent les journalistes ? L’enquête de la Scam

3400 journalistes ont répondu à cette enquête lancée par la Scam, société des auteurs multimédia. Les résultats viennent d’être publiés, et pour la profession, ils ne sont pas brillants.

« La Scam souhaite alert­er non seule­ment la pro­fes­sion, les édi­teurs, les pro­duc­teurs, les dif­fuseurs et l’ensem­ble des employeurs des jour­nal­istes, mais égale­ment les pou­voirs publics de la détéri­o­ra­tion des con­di­tions d’ex­er­ci­ce du méti­er de jour­nal­iste », souligne Lise Blanchet, vice-prési­dente de la Scam, dans son pro­pos introductif.

62% des per­son­nes ayant répon­du à cette enquête sont salariés et 28% sont pigistes (37% dans la presse écrite). Un statut de plus en plus dif­fi­cile à tenir, puisqu’il « transparait une réelle dif­fi­culté à se faire rémunér­er en pige salariée pour une activ­ité jour­nal­is­tique ». Désor­mais, les jour­nal­istes sont payés en droit d’au­teur, ou fac­turent des presta­tions de com­mu­ni­ca­tion, via une auto-entre­prise. Pour les pigistes, il devient donc de plus en plus dif­fi­cile d’obtenir ou de con­serv­er une carte de presse.

Mais même salariés, pour les pigistes, « la sit­u­a­tion est égale­ment ten­due » : « pré­car­ité, isole­ment, absence de recon­nais­sance ». L’un d’en­tre eux témoigne : « le faible tarif au feuil­let dans la plu­part des titres de la presse nationale (80 € la page pour Les Inrocks, 60 € le feuil­let à Mar­i­anne…). Impos­si­ble de boss­er pour ces titres si on a un loy­er à pay­er ». D’autres dénon­cent « la réduc­tion des for­mats des sujets : tou­jours autant d’en­quête, mais pour écrire des papiers de moins en moins rémunéra­teur », ou encore l’ab­sence de prise en charge des frais.

Au final, 30% des jour­nal­istes gag­nent moins de 20 000 euros nets par an et 46% entre 20 000 et 40 000 euros. Résul­tat, « près d’un jour­nal­iste sur trois a recours à une activ­ité extra-jour­nal­is­tique ».

En bref, « d’une manière générale, l’évo­lu­tion du méti­er est jugée de façon très néga­tive, avec un secteur en grande fragilité, des pra­tiques qui se détéri­orent, une perte de sens et une pro­fes­sion dis­créditée ».

Source : scam.fr

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