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Pub­lié le 6 février 2013 | Éti­quettes : , , ,

Affaire N. Dialo : Sophie de Menthon accuse RMC

Suite à ses propos polémiques sur RMC et son renvoi de la station (voir notre article sur le sujet), Sophie de Menthon a tenu à s’expliquer, se disant « bouleversée » par cette mise à l’index et estimant que l’on tentait de tout lui mettre sur le dos.

« Olivier Truchot et Alain Marschall déclarent que je me serais désolidarisée des GG, a-t-elle déclaré au Figaro. Ils évoquent une dépêche AFP reprenant mes déclarations, mais qui venaient rectifier une première dépêche parue vers 20h le jour de la décision du CSA. C'est M. Truchot qui me l'a adressée, sans le moindre commentaire. Cette dépêche lapidaire me cite comme seule incriminée dans la décision du CSA. Les explications que j'ai apportées à l'AFP vers 23h pour rectifier cette première version ont été reprises dans une deuxième dépêche. C'est une mise au point qui est retenue pour me reprocher une "désolidarisation". »

Et cette dernière de se justifier sur le fait de ne pas s’être excusée, contrairement à Franck Tanguy : « Sont-ils en train d'essayer d'avoir ma peau ? Dans cette affaire je suis la seule à être chargée de tous les péchés du monde. On me reproche des excuses tardives. Mais Franck Tanguy a été invité à l'antenne pour s'excuser, et pas moi. On m'a interdit de parler de cette affaire pour me protéger en me précisant que je n'avais pas à m'excuser n'ayant pas tenu de propos injurieux pour ma part. Ce sont les mêmes qui m'ont interdit d'en parler qui m'accusent aujourd'hui de ne pas m'être excusée plus tôt… »

« Qu'on approuve ou désapprouve mon "point de vue", j'ai essayé seulement de développer un avis sur la "chance" d'obtenir au civil 1 million de dollars pour un fait qui n'a pas pu être qualifié ou condamné au pénal », a expliqué celle qui, le 21 janvier dernier, avait déclaré à propos de Nafissatou Diallo et de l’affaire DSK : « Je me demande, c'est horrible à dire, si ce n'est pas ce qui lui est arrivé de mieux ! Moi je pense que l'argent qu'elle a gagné, qui lui permet d'élever sa fille, elle ne l'aurait jamais eu dans toute son existence et j'espère qu'elle oubliera ce moment extrêmement désagréable. »

Selon Sophie de Menthon, chef d’entreprise, les animateurs ne lui auraient pas laissé la possibilité de s’expliquer à la suite de son intervention. « On aurait pu m'amener au cours de l'émission à préciser mon point de vue, a-t-elle estimé. Au lieu de cela, j'ai été relancée à plusieurs reprises sur le thème "quel est pour toi le prix du viol?". Pendant l'émission, ma réaction indignée ne m'a pas permis de m'expliquer davantage… mais je n'incrimine pas l'émission qui fonctionne comme ça. »

En guise de conclusion, la chef d’entreprise déclare ne pas souhaiter qu’on lui mette tout sur le dos : « Être solidaire d'une équipe avec laquelle j'ai travaillé depuis près de dix ans - ce que je suis -, ce n'est pas endosser les propos des autres intervenants… ni tous les torts. »

Crédit photo : Cadremploi via Youtube

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