Accueil | Actualités | Médias | Un an après les attentats, Charlie Hebdo fustige le Dieu des « culs-bénits » !
Pub­lié le 4 janvier 2016 | Éti­quettes :

Un an après les attentats, Charlie Hebdo fustige le Dieu des « culs-bénits » !

Un an après l’attaque du 7 janvier 2015, Charlie Hebdo sort un numéro spécial tiré à près d'un million d'exemplaires.

En couverture, point de Mahomet mais... un Dieu à la barbe blanche, plutôt de type judéo-chrétien, l'habit ensanglanté et armé d'une kalachnikov, avec ce titre : « 1 an après, l'assassin court toujours ». Ce numéro comprend un cahier de dessins des disparus (Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré) mais aussi des contributeurs extérieurs dont la ministre de la Culture Fleur Pellerin (!), des comédiennes comme Isabelle Adjani, Charlotte Gainsbourg, Juliette Binoche, des intellectuels comme Élisabeth Badinter, la bangladaise Taslima Nasreen, l'américain Russell Banks, et le musicien Ibrahim Maalouf.

Dans un édito, le dessinateur Riss, survivant de l'attaque du 7 janvier 2015, se pose en défenseur de la laïcité contre les « fanatiques abrutis par le Coran » mais aussi « les culs-bénits venus d'autres religions » qui auraient d’après lui souhaité la mort du journal. Rappelons qu’un cul bénit (ou cul béni) est la manière familière et péjorative dont on nomme les Chrétiens… « Les convictions des athées et des laïcs peuvent déplacer encore plus de montagnes que la foi des croyants », estime Riss.

Dès 2006, quand Charlie Hebdo avait publié les caricatures de Mahomet, « beaucoup espéraient qu'un jour quelqu'un viendrait nous remettre à nos places. Oui, beaucoup ont espéré qu'on se fasse tuer. TU-ER », poursuit Riss.

Sauf qu'à défaut de nommer ceux qui, précisément, ont « tué Charlie », l'hebdomadaire a préféré faire sa une contre les « culs-bénits »... Ou comment faire du business en évitant désormais tout danger !

Tant que vous êtes ici...

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

L’Ojim est là pour vous aider à vous guider dans le monde opaque et souvent univoque des médias.

Contrairement à beaucoup, nous avons choisi une formule gratuite qui permet de mettre nos informations à la disposition de tous, indépendamment de leurs moyens. L’Observatoire est totalement indépendant, libre de toute publicité, de toute subvention, de tous actionnaires. Ce qui nous permet de donner une voix à ceux qui sont rarement entendus. Ce qui nous différencie de nombreux médias à un moment où la loyauté de l’information devient cruciale. Votre contribution, modeste ou importante, sert directement à régler la partie technique du site et à rémunérer nos rédacteurs. Chaque don bénéficie d’un reçu fiscal de 66%. Un don de 100 € ne vous coûtera que 33 €. Merci de votre soutien.

Share This