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<span class="dquo">«</span> Quel avenir pour la presse »

27 septembre 2012

Temps de lecture : 2 minutes
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« Quel avenir pour la presse »

Les mercredis de la Documentation Française
Présidé par Xavier Patier, animé par Guillaume Roquette

L’OJIM était invitée à la table ronde ani­mée par Guil­laume Roquette, nou­veau directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine, et organ­isée le 26 sep­tem­bre par la Doc­u­men­ta­tion Française. Un représen­tant de la PQR (presse quo­ti­di­enne régionale), l’auteur du rap­port Journalisme2.0, Lau­rent Jof­frin du Nou­v­el Obser­va­teur, un pro­fesseur de l’université de Mon­tréal et Alain Beuve-Méry Prési­dent de la Société des rédac­teurs du Monde com­plé­taient le tableau des intervenants.

Un con­stat : les aides directes et indi­rectes de l’État à la presse écrite sont supérieures à un mil­liard d’Euros par an et comptent – suiv­ant les titres – entre 10% et 30% de ses revenus. La presse écrite est sous per­fu­sion con­stante. La presse nationale perd des lecteurs sur sa par­tie papi­er chaque année. Elle gagne des lecteurs sur internet.

Le mod­èle économique est-il au ren­dez-vous ? À côté des « pure play­ers » Inter­net (Médi­a­part, Atlanti­co, fdes­ouche, Rue89 qui vient d’être racheté par le groupe le Nou­v­el Obser­va­teur) la presse écrite de référence gagne des lecteurs sur ses dif­férents sites. Mais sur le plan pub­lic­i­taire un lecteur inter­net rap­porte DIX FOIS MOINS qu’un lecteur papi­er. D’où l’apport de nou­veaux acteurs économiques, la Banque Lazard pour Le Monde, la banque Rotschild pour Libéra­tion.

La presse est-elle de meilleure qual­ité ? Sur inter­net et sur inter­net seule­ment elle est plus diverse. Le jour­nal­iste de la presse nationale doit devenir « bi », écrire pour le papi­er et pour le site, il a de moins en moins de temps et d’argent pour réfléchir et faire de l’investigation. Ses action­naires économiques par ailleurs con­duisent à une auto­cen­sure sur les sujets déli­cats. La PQR a d’autres con­traintes : ses annon­ceurs de prox­im­ité qu’il lui est dif­fi­cile de cri­ti­quer mal­gré ses 35000 cor­re­spon­dants locaux.

Point d’orgue : l’avenir de Pre­staliss, la société qui dis­tribue la presse nationale, n’est pas assuré. Arc-boutés sur leur statut (très pro­tégé et fort priv­ilégié) les salariés de Presstal­is font grève sur grève. Le plan social en pré­pa­ra­tion prévoit 1000 licen­ciements sur 2000 employés. Un autre point noir pour la presse nationale.

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