Presse mainstream gratuite pour tous dans les écoles !

Notre démocratie devient-elle un totalitarisme mou ? Pour lutter contre la « désinformation », le ministère de l’Éducation nationale a l’intention de mettre gratuitement des journaux à disposition des élèves de lycées et collèges.

C’est après une journée de débats avec des experts et des enseignants que Najat Vallaud-Belkacem a annoncé le lancement de ce projet, qui aura également pour but de combattre le « complotisme ». La plate-forme, qui proposera gratuitement les journaux accrédités, a été baptisée Lirelactu.fr et apparaîtra à partir de mai-juin.

Elle devrait elle accessible dans tous les établissements d’ici la rentrée 2016. Les premiers titres seront Les Échos, Le Monde, Libération, Le Parisien, Le Figaro, La Croix, L’Humanité, L’Express, Courrier International, L’Obs, l’International New York Times, le New York Daily News, La Vanguardia et Cinco Dias, a précisé le ministère. Et de préciser que la sélection serait ensuite élargie à « d’autres titres de presse écrite d’information générale, en particulier à la presse quotidienne régionale et aux hebdomadaires ».

Aux éditeurs de journaux présents à ce débat, la ministre de l’Éducation a lancé : « Nous avons besoin que nos élèves vous fréquentent régulièrement. » Objectif principal : « apprendre à se méfier de la désinformation massive qui a cours en particulier sur internet. » Mais aussi, ce projet est une façon « de développer de futurs lecteurs pour les différents groupes de presse », a déclaré la ministre sans aucune gêne vis-à-vis de cette entreprise de propagande visant à créer de nouveaux consommateurs pour la presse qui pense bien.

L’occasion de faire d’une pierre deux coups, puisqu’avec cette mesure, le gouvernement apporte une aide supplémentaire à une presse « mainstream » à l’agonie, tout en mettant à la disposition de ces chères petites têtes blondes l’éventail parfait du bon citoyen bien dans les clous.

Une mesure qui fait d’ailleurs écho au lancement du site ontemanipule.fr en février dernier qui a, lui aussi, pour but de « lutter contre les théories du complot ».