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Pour Onfray, Hanouna est un symbole de cette médiocrité qui pousse au jihad

13 janvier 2016

Temps de lecture : < 1 minute
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Pour Onfray, Hanouna est un symbole de cette médiocrité qui pousse au jihad

Après un entretien au Figaro Magazine, Michel Onfray défraie à nouveau la chronique pour des propos mettant en parallèle l’émission de Cyril Hanouna et la tentation du jihad.

Au détour d’un long dossier de 6 pages qui lui est con­sacré, le philosophe revient sur l’at­trac­tiv­ité du jihad islamique en ces temps trou­blés où les mod­èles de réus­site pro­posés à la jeunesse bril­lent par leur médi­ocrité. « Aujour­d’hui et ce depuis la gauche, on nous présente des mod­èles trag­iques qui font rêver les jeunes : Bernard Tapie, la Rolex, la Fer­rari, Cyril Hanouna, un joueur de foot qui donne des coups de boule, etc… », a‑t-il estimé.

À titre de com­para­i­son, il y a 60 ans ou plus, « un jeune rêvait d’être médecin, avo­cat ou pro­fesseur d’u­ni­ver­sité, Jean-Paul Sartre ou Mau­rice Cheva­lier… Vouloir ressem­bler à Serge Reg­giani ou à Yves Mon­tand, c’est tout de même moins déshon­o­rant que de vouloir ressem­bler à Cyril Hanouna ! »

Et Onfray de con­clure en jugeant qu’il est « logique que de nos jours, la kalach­nikov devi­enne le rêve ultime. C’est la toute puis­sance, car face à une kalach­nikov, tout le monde obéit. » De quoi, en effet, ali­menter la polémique sur les réseaux soci­aux auprès de ceux qui font sem­blant de ne pas pren­dre acte de ce con­stat, volon­taire­ment provo­ca­teur certes, mais qui com­porte sa part de vérité.

Chroniqueur de l’émis­sion de Cyril Hanouna, Gilles Verdez (qui jugeait il y a peu que la dernière Miss France avait été choisie parce que « blanche »), a fait part de son « mépris éter­nel » à l’at­ten­tion du philosophe. D’autres jour­nal­istes, comme Bertrand Chameroy, Pierre Ménès et Jean-Michel Aphatie ont égale­ment com­men­té ces déc­la­ra­tions.

Crédit pho­to : DR

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