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Christophe Jakubyszyn

5 janvier 2020

Temps de lecture : 10 minutes
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Christophe Jakubyszyn

Journaliste politique… et partisan de la transparence de l’information

« Il faut savoir de temps en temps griller le off »

Christophe Jakubyszyn est un journaliste français, né en juillet 1967 à Paris dans le 13ème arrondissement, d’un père botaniste et d’une mère fonctionnaire, directeur adjoint du service politique de TF1/LCI depuis décembre 2012. Il est père d’une fille qu’il a eu avec la journaliste Bénédicte Mathieu. Il s’est fait une spécialité de révéler les propos tenus en off par les politiques dans un souci de transparence. De même, il a fait parler de lui fin 2012 avec sa biographie de Valérie Trierweiler qui lui a valu d’être attaqué en justice pour diffamation alors même qu’il venait d’être embauché par TF1.

Formation

Christophe Jakubyszyn a été sco­lar­isé au lycée Claude Mon­et à Paris. Il a obtenu par la suite un diplôme de l’Institut d’Études Poli­tiques (IEP) de Paris en 1988 puis de l’École des Hautes Études en Sci­ences Sociales (EHESS) en 1990.

Parcours professionnel

Le jeune diplômé com­mence tout d’abord par piger pour La Let­tre d’Europe de l’Est, une revue spé­cial­isée dans les marchés de l’ex-URSS. Suite à un stage de con­trôleur de ges­tion à L’Oréal Fin­lande de 1991 à 1992, Christophe Jakubyszyn est engagé comme jour­nal­iste au sein du mag­a­zine Option Finance de 1993 à 1994 puis à La Tri­bune de 1994 à 1995, tout en réal­isant con­join­te­ment les Flash Bourse de l’émission l’Équipe du matin sur Europe 1.

Après un bref pas­sage à la Com­mis­sion Européenne en tant qu’administrateur de 1995 à 1996, il entre au sein du quo­ti­di­en Le Monde où Edwy Plenel est à la recherche d’un spé­cial­iste des trans­ports ; il s’avère que l’ancien fonc­tion­naire européen est très ver­sé dans les pro­jets d’infrastructures européennes dont il s’occupait à la Com­mis­sion. Il exerce tour à tour les fonc­tions de jour­nal­iste économique de 1996 à 2000 avec une dilec­tion mar­quée pour la high-tech, puis de rédac­teur en chef des pages économiques de 2001 à 2002 et enfin de jour­nal­iste poli­tique de 2003 à 2008.

Par­al­lèle­ment, il est vice-prési­dent de la société des rédac­teurs du Monde. En 2008, il pub­lie Le chou­chou. Le fab­uleux des­tin de Xavier Bertrand, co-écrit avec Muriel Pleynet. Dans ce livre, les auteurs décryptent le style et la méth­ode de l’ancien min­istre du tra­vail de Nico­las Sarkozy. En jan­vi­er 2009, il est nom­mé directeur de la rédac­tion de la radio RMC, suc­cé­dant ain­si à François Pesen­ti. Sur la même antenne, Christophe Jakubyszyn est égale­ment édi­to­ri­al­iste poli­tique tous les jours dans la mati­nale de Jean-Jacques Bour­din, « Bour­din & Co » à 7h20. Il ne tar­it pas d’éloges au sujet de l’éditorialiste vedette de RMC, chez qui il admire sa prox­im­ité avec le peu­ple, dont il avoue s’être inspiré pour mod­i­fi­er son rap­port à l’information. Il est égale­ment édi­to­ri­al­iste poli­tique à BFMTV (qui appar­tient au groupe Nex­tRa­dioTV, le même que RMC) de 2009 à 2012. En sep­tem­bre 2010, la direc­tion de RMC lui con­fie la présen­ta­tion d’une émis­sion de la mi-journée, « Le Grand Show de l’Info », de 13h à 14h. Ce pro­gramme devien­dra plus tard « Car­ré­ment Brunet », présen­té par Eric Brunet. En novem­bre 2010, il devient le « jok­er » de Jean-Jacques Bour­din en présen­tant l’émission en son absence. En 2012, il présente la chronique « Poli­tique 2012 » à 7h50 du lun­di au ven­dre­di sur BFMTV. Il réalise égale­ment une inter­view poli­tique le dimanche soir dans la séquence « L’After RMC ».

La Frondeuse

La Fron­deuse, éd. du moment

En octo­bre 2012, il est attaqué en jus­tice par l’ex-pre­mière dame de France Valérie Tri­er­weil­er. Cette dernière a déposé devant le TGI de Paris deux plaintes, l’une pour diffama­tion et l’autre pour atteinte à la vie privée, sur le motif qu’il révèle dans sa biogra­phie La Fron­deuse (co-écrite avec Alix Bouil­h­aguet, édi­tions du Moment) une liai­son intime qu’elle aurait eu avec le député UMP Patrick Deved­jian, lequel dément égale­ment. Dans cette affaire Valérie Tri­er­weil­er, qui récla­mait pas moins de 85 000 euros de dom­mages et intérêts, en obtien­dra 10 000 en répa­ra­tion du préju­dice subi de la part de l’éditeur et des auteurs et 3000 euros de celle du mag­a­zine Point de vue et de Christophe Jakubyszyn, au titre d’atteinte à la vie privée. Pra­tique­ment dans le même temps, en décem­bre 2012, Christophe Jakubyszyn quitte le groupe Nex­tRa­dioTV et rejoint TF1 où il rem­place François Bachy (lequel a rejoint la direc­tion de la com­mu­ni­ca­tion de la Caisse des dépôts) au poste de directeur adjoint chargé du ser­vice poli­tique de TF1/LCI. Il assure égale­ment la fonc­tion d’édi­to­ri­al­iste au sein des JT.

Pour des raisons d’image, la direc­tion de TF1 annonce qu’elle sou­tient offi­cielle­ment Christophe Jakubyszyn dans le con­flit qui l’oppose à Valérie Tri­er­weil­er et qu’elle ne souhaite pas revenir sur le recrute­ment du jour­nal­iste en son sein. Lors du procès, l’accusé se défendra à la barre du TGI n’avoir pas voulu faire « le CV sen­ti­men­tal » de Valérie Tri­er­weil­er mais expli­quera avoir révélé cette infor­ma­tion pour éclair­er les rap­ports par­ti­c­uliers entre Patrick Deved­jian et François Hol­lande. Christophe Jakubyszyn rap­porte que lors de son man­dat, le prési­dent Hol­lande a ten­té de faire pres­sion par deux fois sur la direc­tion de TF1 pour obtenir la tête du jour­nal­iste, auquel il sem­ble vouer une ran­cune tenace.

En févri­er 2013, Christophe Jaku­biszyn est invité par l’École de jour­nal­isme de Sci­ences Po Paris à inter­venir dans le cadre d’un mas­ter class sur le thème du jour­nal­isme poli­tique. Dans ce cadre, il expose sa vision de son méti­er. Quelques mois plus tard, en juil­let 2013, Valérie Tri­er­weil­er est à son tour con­damnée à pay­er la somme de 2 500 euros pour rem­bourse­ment de frais de jus­tice à l’éditeur du livre et 2500 à Christophe Jakubyszyn, après avoir pris la déci­sion à la mi-juin de renon­cer à engager des pour­suites pour diffamation.

À l’issue du pre­mier tour des élec­tions prési­den­tielles et de trac­ta­tions entre les patrons de chaînes, les représen­tants des can­di­dats et les mem­bres du CSA, il est préféré à Gilles Bouleau pour arbi­tr­er le débat d’entre-deux-tours. Il le dirige devant 17 mil­lions de spec­ta­teurs aux côtés de Natal­ie Saint-Cricq. Il se déclare ravi d’avoir été « un pot de fleur », étant don­né que cette fonc­tion est le graal de toute car­rière jour­nal­is­tique. En dépit de cette apogée éton­nante pour un tard venu au jour­nal­isme poli­tique, il quitte TF1 et une audi­ence quo­ti­di­enne de 7 mil­lions de spec­ta­teurs pour la mati­nale de BFM Busi­ness qui représente 205 000 téléspec­ta­teurs par jour. Il s’est lais­sé con­va­in­cre par Alain Weill de venir rem­plac­er la fig­ure his­torique de la mati­nale, Stéphane Soumi­er, auquel Weill reprochait des audi­ences déce­vantes et un style pas assez visuel pour le petit écran. Pour l’homme c’est un retour aux sources à dou­ble titre : il revient à l’économie où il a débuté dans le méti­er et au groupe Nex­tRa­dioTV où il a offi­cié entre 2009 et 2012.

Publications

  • Le chou­chou. Le fab­uleux des­tin de Xavier Bertrand, avec Muriel Pleynet, Édi­tions Anne Car­rière, 2008
  • La Fron­deuse, Valérie Tri­er­weil­er, avec Alix Bouil­h­aguet, Édi­tions du moment, octo­bre 2012.

Sa nébuleuse

Christophe Jakubyszyn est mar­ié à Béné­dicte Math­ieu qui est jour­nal­iste, auteur pour Actes Sud Junior et chroniqueuse pour le site inter­net yagg.com. Ce dernier se proclame sur sa page face­book comme « le pre­mier media social LGBT (Les­bi­en, Gay, Bi et Trans), fier et dif­férent ». Il a été créé en 2008 par qua­tre jour­nal­istes, dont Christophe Martet, ancien rédac­teur en chef de Têtu. Depuis 2013, le site intè­gre Têtu.com, le site inter­net du mag­a­zine de presse Têtu. Dans son sil­lage est né Yagg Pro, le pre­mier réseau social des pro­fes­sion­nels LGBT. Par ailleurs, Christophe Jakubyszyn a co-signé son ouvrage, Le Chou­chou. Le fab­uleux des­tin de Xavier Bertrand avec Muriel Pleynet, alors jour­nal­iste poli­tique à LCP, en charge du suivi de la droite par­lemen­taire. Cette dernière a déjà pub­lié en 2006 en col­lab­o­ra­tion avec Emi­lie Aubry Pas de deux à l’Elysée aux édi­tons Héloïse d’Ormesson, une enquête sur la « peo­pli­sa­tion » du cou­ple prési­den­tiel. Depuis, Muriel Pleynet est dev­enue rédac­trice en chef adjointe à i>Télé (Groupe Canal+). Christophe Jakubyszyn est égale­ment proche de la jour­nal­iste Alix Bouil­h­aguet avec laque­lle il a co-écrit la biogra­phie La Fron­deuse, Valérie Tri­er­weil­er (Edi­tions du moment) pub­liée en octo­bre 2012. Anci­enne grand reporter au ser­vice poli­tique de France 2, cette dernière a notam­ment suivi la cam­pagne prési­den­tielle de Nico­las Sarkozy en 2007. En disponi­bil­ité à Wash­ing­ton, elle est depuis 2010 cor­re­spon­dante pour le quo­ti­di­en Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Combien il gagne

Non ren­seigné

Parcours militant

Lorsqu’il était étu­di­ant à l’ESSEC, Jakubyszyn a mis en œuvre, par le biais d’une asso­ci­a­tion étu­di­ante de l’école, l’envoi d’ un con­voi human­i­taire et san­i­taire à tra­vers la Pologne, le pays de ses ancêtres, alors que le bloc de l’Est éclatait.

Ils l’ont dit

« Je me demande si ça aus­si, ce n’est pas du pop­ulisme. Parce que si dès que quelqu’un lève un sour­cil, paf c’est sur Twit­ter, ça devient un peu une société total­i­taire », Jean-Michel Apathie en févri­er 2010 sur Canal+, à pro­pos de la déci­sion de Jakubyszyn de révéler des pro­pos tenus en off dans les couloirs de RMC par Eric Besson dis­ant qu’il fal­lait pass­er les médias à la Kalach­nikov (voir vidéo).

« Com­ment la chaîne compte-t-elle frein­er sa chute sur le tobog­gan de l’audience ? Rester dans l’omerta tra­di­tion­nelle sur les choses de la vie privée, ou bas­culer, comme BFM, comme les heb­dos, dans le trash décom­plexé ? Peut-être l’embauche de Jakubyszyn traduit-elle un choix stratégique secret. Peut-être pas. Allez savoir. Que sig­ni­fierait le choix du bas­cule­ment ? L’acceptation défini­tive que le diver­tisse­ment est, pour une chaîne privée, plus rentable que l’information. L’hypothèse n’est pas absurde », Daniel Schnei­der­mann, dans Libéra­tion Médias le 14 octo­bre 2012, à pro­pos de l’embauche de Christophe Jakubyszyn par TF1 au moment de la sor­tie de sa biogra­phie sur Trierweiler.

Il l’a dit

« À RMC j’ai appris pen­dant qua­tre ans à être à l’écoute du pouls de la France. Cela m’avait mar­qué le pre­mier jour : le stan­dard est col­lé au stu­dio et tu entends les stan­dard­istes répon­dre aux gens. Et c’est telle­ment impor­tant. Moi qui venais du “Monde”, où on par­le d’en haut ; là, à RMC, on par­le d’en bas. J’ai appris, j’ai dévelop­pé de l’empathie envers les gens. Je lis mes mails, les mes­sages sur les réseaux soci­aux, même si c’est vio­lent. Cela m’a trans­for­mé. », Le Monde, 11 sep­tem­bre 2019.

« À mon arrivée, Mar­tin Bouygues m’a dit qu’il se fichait de don­ner une quel­conque ori­en­ta­tion ou couleur poli­tique à notre ligne édi­to­ri­ale. J’ai trou­vé ça for­mi­da­ble qu’une chaîne aus­si puis­sante et influ­ente com­prenne la néces­sité d’ériger une Grande Muraille entre les action­naires et les jour­nal­istes. » Reflets, octo­bre-novem­bre 2018.

« Il ne faut pas que cette intim­ité (avec les poli­tiques, ndlr), que vous développez en allant dans leurs bureaux et en déje­u­nant avec eux, se trans­forme en com­plic­ité et en con­nivence. Per­son­nelle­ment, j’ai tou­jours fait atten­tion à me pro­téger de cela. Quand je sens que je pour­rais devenir ami avec une ou un poli­tique, je lui joue un sale tout, je grille un off par exem­ple. C’est une sorte de rap­pel à l’ordre qui me sem­ble assez sain. Il faut rester à l’écart des séduc­tions et des attraits du pou­voir. », Charles, 2018.

« Je suis l’un des pre­miers à avoir vis­ité le Q.G. d’En Marche!, en octo­bre 2016, à peine deux mois après sa démis­sion du gou­verne­ment. J’en ai vu beau­coup des Q.G. en tant que jour­nal­iste poli­tique. La plu­part du temps, leur organ­i­sa­tion ressem­ble à du brico­lage, fait par quelques volon­taires. Chez En Marche!, j’ai vu ce que n’avais jamais vu ailleurs : une four­mil­ière de 200 per­son­nes sur trois étages avec des jeunes et des volon­taires partout ! Ils étaient très organ­isés avec des bureaux dédiés à chaque tâche : les par­rainages, la com­mu­ni­ca­tion, le pro­gramme… Il y’avait des lits de camp dans cer­tains bureaux pour per­me­t­tre aux volon­taires de se relay­er. Je n’avais jamais vu une telle capac­ité à s’organiser et à con­quérir le pou­voir. », Ibid.

« On avait donc con­clu un deal avec Le Maire (Bruno, ndlr) : il m’appelait la veille au soir de la con­férence et me don­nait toutes les infor­ma­tions, ce qui me per­me­t­tait d’écrire mon arti­cle tôt. […] Quelques années plus tard, Bruno Le Maire m’a avoué que lorsqu’il m’appelait, il met­tait en fait le télé­phone sur haut-par­leur pour que Villepin écoute. Toutes les ques­tions que je lui posais lui per­me­t­taient de pré­par­er la con­férence presse du lende­main matin. […} Je ne lui en ai bien sûr pas voulu, mais cela m’a fait réfléchir : si le seul fait de me par­ler leur per­me­t­tait d’anticiper les ques­tions des jour­nal­istes, c’est que ceux-ci étaient très mou­ton­niers… », Ibid

« La preuve que Mélen­chon chas­se sur les ter­res du FN, c’est qu’il par­le de nation dans ses meet­ings. Et dans les meet­ings du Front de gauche, on n’entend plus seule­ment l’Internationale, mais on entend plutôt la Mar­seil­laise. Un hymne qui fait encore s’étrangler bon nom­bre de com­mu­nistes », jan­vi­er 2011, BFM TV.

« Le off, c’est for­cé­ment une forme de con­nivence. Pour qui je tra­vaille ? Le poli­tique ou mon audi­teur ? La réponse est assez évi­dente. Quand il y a une révéla­tion intéres­sante à faire en ter­mes d’information, je pense d’abord à mon audi­teur, à mon lecteur donc je lui donne l’information, je lui dois l’information. Je trou­ve qu’on fait trop de off en France. Et c’est parce qu’on en fait trop que les poli­tiques ont pris l’habitude qu’on respecte le off. Je pense qu’il faut cass­er ce cer­cle vicieux », 15 sep­tem­bre 2011, mas­ter class à l’IEP Paris (vidéo dai­ly­mo­tion).

« Il faut savoir de temps en temps griller le off », octo­bre 2012, sur le plateau du Grand Jour­nal (Canal+).

« Nous devons être un peu moins insti­tu­tion­nels. Il y a un désamour entre la classe poli­tique et les citoyens. Nous devons mon­tr­er pourquoi la poli­tique les con­cerne, pourquoi elle a des con­séquences sur leur vie de tous les jours ; et pas unique­ment traiter des rap­ports de force entre les appareils », 30 novem­bre 2012, Le Monde, sup­plé­ment « Télévi­sion » (Inter­view à pro­pos de son arrivée sur TF1).

« Après avoir cédé aux pigeons, aux poussins, après avoir renon­cé à la taxe sur le gasoil, après avoir aban­don­né la fis­cal­ité sur les PEL et les PEA, le gou­verne­ment cède une nou­velle fois sur l’écotaxe. Un renon­ce­ment de plus (…) A force de renon­ce­ment, Jean-Marc Ayrault a per­du son autorité et sa crédi­bil­ité. Com­ment ce même gou­verne­ment pour­rait lever demain la sus­pen­sion de l’écotaxe ? », 29 octo­bre 2013, TF1.

« Le désir de syn­thèse, de com­pro­mis de François Hol­lande est si fort qu’il n’a peut-être pas réal­isé ce qu’il pro­po­sait vrai­ment, à moins que le prési­dent de la République soit un nou­veau roi Salomon, vous savez pour départager deux femmes qui se dis­putaient un enfant, Salomon avait pro­posé de couper l’enfant en deux. Heureuse­ment, c’était la vraie mère qui avait refusé, pro­posant que l’autre garde l’enfant. Et bien, peut être que François Hol­lande a fait une propo­si­tion aus­si sur­prenante pour ten­ter d’un côté d’apaiser son aile gauche et la jeunesse en colère tout en sachant que Leonar­da ne reviendrait pas en France. A force de ne vouloir froiss­er per­son­ne le prési­dent de la république risque de mécon­tenter tout le monde », 19 octo­bre 2013, TF1 (à pro­pos de l’affaire Leonarda)

« Pour le min­istre de l’intérieur, c’est une vic­toire poli­tique totale, c’était l’objectif de Manuel Valls en menant cette offen­sive con­tre Dieudon­né, démon­tr­er que la poli­tique ne doit pas baiss­er les bras, la jus­tice dit « Je peux con­damn­er mais à postéri­ori », le min­istre de l’intérieur voulait inter­dire à pri­ori avant le spec­ta­cle, on dis­ait l’interdiction de ce type de spec­ta­cle raris­sime, très dif­fi­cile juridique­ment, et bien Manuel Valls a finale­ment gag­né ce soir devant le con­seil d’État (…) Cette déci­sion représente une véri­ta­ble rup­ture de jurispru­dence (…) C’est ce que voulait prou­ver Valls, c’est qu’il est devenu incon­testable et incon­tourn­able. Un rap­port de force poli­tique qui n’est pas sans rap­pel­er celui qu’avait instau­ré un autre min­istre de l’Intérieur avec Jacques Chirac : Un cer­tain Nico­las Sarkozy », 9 jan­vi­er 2014, TF1 (à pro­pos de l’interdiction par le Con­seil d’État du spec­ta­cle de Dieudon­né à Nantes).

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo BFMTV via Youtube

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