Accueil | Actualités | Médias | Plainte du syndicat des pilotes de ligne après des fuites dans le New York Times
Pub­lié le 30 mars 2015 | Éti­quettes : , ,

Plainte du syndicat des pilotes de ligne après des fuites dans le New York Times

Alors que le Bureau d'Enquête et d’Analyse (BEA) pour la sécurité de l’aviation civile n'avait voulu donner aucune information à la presse sur le crash de l'A320, qui a fait 150 victimes le 24 mars dernier, le New York Times avait quant à lui révélé le premier le scénario de l'accident.

Bien informé, le quotidien américain avait, quelques heures seulement après la conférence de presse, précisé que le pilote bloqué à l'extérieur du cockpit avait tenté d'y entrer par tous les moyens. Des informations, confirmées dès le lendemain par le procureur de la République de Marseille, qui ont conduit le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) à déposer une plainte contre X.

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV, le président du syndicat, Éric Derivry, a fait part de son indignation : « Nous sommes particulièrement choqués de la situation qui a consisté à ce que le Bureau d'enquête et d’analyse fasse une conférence de presse à 17h en disant : 'nous n'avons rien à vous dire', alors que quelques heures plus tard, le New York Times de l'autre côté de l'Atlantique donne des informations extrêmement détaillées qui ont été confirmées par le procureur de la République le lendemain midi. »

« Ce que ça veut dire, c'est que contrairement à tous les engagements de confidentialité qui pèsent sur l'ensemble des gens qui font partie de l'enquête, il y a eu des fuites », a-t-il regretté avant d'annoncer sa décision de « porter plainte contre X pour violation du secret professionnel. Nous le ferons parce que nous en appelons à une réforme du mode de fonctionnement du BEA. »

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

Appels aux dons

…nous avons une petite faveur à vous demander. Vous êtes chaque jour plus nombreux à nous lire. Le travail de l’Observatoire du journalisme (Ojim) est unique. Chaque jour nous contribuons à « vous informer sur ceux qui vous informent », à nous battre pour la liberté d’expression, pour le pluralisme dans les médias, contre les censures.

Tout ceci se fait avec une petite équipe motivée, certains sont bénévoles mais la plupart sont des journalistes indépendants ou des étudiants en journalisme qui sont rémunérés. La majorité des rédacteurs, le webmestre, le manager des réseaux sociaux, l’infographiste, le vidéaste, le dessinateur sont rémunérés. Nous aider c’est préserver notre indépendance et conforter une voix attaquée en justice par Ramzi Khiroun, numéro 2 du groupe Lagardère, pour nous faire taire. Votre don est éligible à un reçu fiscal de 66%. Un don de 50 € ne vous coûtera que 16 €. Un don de 100 € vous revient à 33 €. Un don même minime est un encouragement, cela ne vous prend qu’une minute. D’avance merci !

Claude Chollet
Président de l'Ojim

Share This