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Pub­lié le 28 août 2015 | Éti­quettes :

L’Express au régime sec

Le duo Patrick Drahi-Marc-Laufer, nouveau propriétaire du Groupe Express, devrait annoncer de nouvelles mesures d'austérité à la rentrée. Le temps de la relative opulence semble bien terminé pour les salariés de la rue de Châteaudun dans le neuvième arrondissement de Paris.

Le PDG d'Altice media Group (la holding des médias de Patrick Drahi), Marc Laufer, pourrait ne pas se contenter de la soixantaine de départs de journalistes prévue dans le cadre de la clause de cession. Ce cost-killer veut aussi réduire la masse salariale au sein des fonctions dites "support". Non productives directement de valeur ajoutée, ces dernières regroupent notamment la comptabilité, les RH, la diffusion et la publicité. L'effectif serait d'environ 300 personnes sur un total de 700. Selon plusieurs sources internes concordantes, un plan de sauvegarde de l'emploi serait déclenché à l'automne, sans précisions quant à son ampleur. Plus anecdotique serait la réduction de l'utilisation de pigistes extérieurs (-15% exigés) et la diminution des notes de frais.

Les nouveaux dirigeants du Groupe Express, qui ont pris soin de débarquer la précédente direction dès la vente signée avec le Belge Roularta, chercheront aussi à optimiser les espaces de bureaux dès la fin de l'année. Plusieurs centaines de mètres carrés restent inutilisés depuis des mois, voire des années, au fil des précédentes réductions d'effectifs. Les quelque 220 salariés du quotidien Libération (également détenu par Altice media Group) occuperont un étage de l'immeuble rue de Châteaudun dès son aménagement terminé, au plus tard en janvier 2016.

Le régime sec est d'ores et déjà en vigueur concernant tous les contrats de prestataires. L'impression, premier d'entre eux en termes de coûts, est dans la ligne de mire. Seul L'Express est actuellement tiré en France. Roularta, l'ancien propriétaire a négocié le maintien du reste du portefeuille au sein de ses usines belges. Dans l'esprit de Laufer, rien n'est figé et les treize autres titres (Lire, L'Etudiant, Studio magazine, etc) pourraient fort bien réintégrer l'Hexagone au vue des propositions qui lui seront faites.

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