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Le Parisien s’excuse après un témoignage bidon

13 mars 2013

Temps de lecture : 2 minutes

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Le Parisien s’excuse après un témoignage bidon

Le Parisien s’excuse après un témoignage bidon

Samedi dernier, Le Parisien publiait le témoignage « exclusif » d’une mère porteuse, la première Française à assumer à visage découvert avoir porté un bébé pour autrui, ce qui en France demeure illégal.

Il s’agissait de Raphael­la, 24 ans, une jeune femme ayant accep­té de porter un bébé « pour aider », et ce pour la très mod­ique somme de 5 000 euros. D’emblée, ce témoignage avait sus­cité doutes et inter­ro­ga­tions. Pourquoi se dévoil­er ain­si, au risque d’un procès, après avoir empoché une somme très en deçà de ce qui est générale­ment rever­sée aux mères porteuses ?

BFMTV a alors mené son enquête et la jour­nal­iste Emmanuelle Geuns a réus­si à join­dre la grand-mère de la jeune femme : « Hier, j’ai eu sa grand-mère au télé­phone. Elle me dit que sa petite-fille n’a jamais été mère por­teuse, mais qu’elle a accouché d’une petite fille qui a été placée par les ser­vices soci­aux. » Devant la polémique, le jour­nal Le Parisien, à l’origine de l’affaire, s’est égale­ment ren­seigné de son côté (mieux vaut tard qua jamais !).

Ain­si le quo­ti­di­en a‑t-il finale­ment décou­vert la supercherie. Sur son site inter­net, Le Parisien s’est excusé auprès de ses lecteurs. « Après de plus amples véri­fi­ca­tions auprès de ses proches, et notam­ment sa mère que nous avons jointe par télé­phone ce lun­di après-midi, il s’avère que cette jeune femme, Raphael­la, a inven­té cette his­toire de toutes pièces, dis­sim­u­lant une sit­u­a­tion parentale en réal­ité très com­pliquée », dis­ait un com­mu­niqué. Le jour­nal a égale­ment con­tac­té la mère de la pré­ten­due mère por­teuse et recueil­li ce témoignage sans équiv­oque : « Ma fille est une mythomane qui croit à ses mensonges. »

Voir aussi  Covid-19 : la Pologne fait mal aux médias français ?

« Raphael­la avait bâti un faux témoignage com­por­tant de très nom­breux détails, ce qui a abusé notre vig­i­lance, ain­si que celle d’autres médias lui ayant égale­ment don­né la parole. (…) Notre souci étant d’informer avec exac­ti­tude nos lecteurs, nous tenons ici à apporter ces rec­ti­fi­ca­tions qui rétab­lis­sent la vérité », con­clut l’article. Si l’unique souci du Parisien avait été l’exactitude des infor­ma­tions qu’il pub­lie, et non le « coup » qui fait ven­dre, nul doute que celles-ci auraient été plus ample­ment véri­fiées avant publication…

Pho­to : cou­ver­ture du Parisien du 9 mars 2013

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