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Pub­lié le 3 octobre 2014 | Éti­quettes :

Le hacker israélien Ulcan a fait sa première victime

L'affaire a dépassé le simple canular mal intentionné. Mardi dernier dans la matinée, le père du journaliste de Rue89 Benoît Le Corre est décédé des suites d'un infarctus.

Depuis plusieurs jours, l'homme qui était, selon les médecins, une personne à risque, était victime de harcèlement téléphonique de la part de Grégory Chelli, un hacker franco-israélien qui sévit de plus en plus sur la toile.

Tout commence le 29 juillet lorsque le journaliste publie un article sur le hacker, jugé « mensonger » par ce dernier. Dans la soirée, le site de Rue 89 est victime d'une première attaque informatique, qui sera suivie de quelques autres, revendiquée par « Ulcan ».

Mais c'est mal connaître le jeune homme que de penser qu'il va s'arrêter là. Après avoir appelé directement le journaliste pour l'insulter, celui-ci va également appeler ses propres parents. Dans le premier appel, il leur fait croire que leur fils est mort avant de les insulter. Dans un second temps, Chelli va téléphoner à la police en se faisant passer pour le père de Benoît Le Corre pour leur expliquer qu'il a tué sa famille. La police va alors débarquer brutalement au domicile du couple...

Six semaines plus tard, le père du journaliste, continuellement stressé, vient d'être victime d'un infarctus qui a conduit les médecins à le placer dans un coma artificiel duquel il ne sortira pas. « On ne peut pas clairement établir une corrélation entre le stress et l'infarctus, mais on a envie de dire que ce n'est pas étranger », a estimé un médecin réanimateur.

Plusieurs plaintes ont déjà été déposées comme Grégory Chelli, qui demeure en Israël. Depuis quelques mois, celui-ci redouble d'activité et s'en prend à tous ses adversaires idéologiques (en gros, ceux qui ne partagent pas son « sionisme » absolu) ainsi qu'à leur famille. Ses méfaits vont de l'appel d'insulte au harcèlement des proches jusqu'au dévoilement du casier judiciaire.

Pour le moment, aucune suite n'a été donnée aux différentes plaintes déposées, « en l'absence, semble-t-il, de tout mouvement du côté des autorités israéliennes », explique Pierre Haski. Combien de temps encore l'impunité pourra-t-elle régner ?

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