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Pub­lié le 11 octobre 2018 | Éti­quettes : ,

La France interdite et les médias : entretien avec Laurent Obertone

Laurent Obertone est un auteur à succès. Ses premiers ouvrages parus aux éditions Ring se sont vendus à plus de 300.000 exemplaires malgré un silence ou une hostilité médiatiques remarquables. Nous lui avons demandé quelle était sa méthodologie journalistique et comment son livre était accueilli dans les médias. Verbatim.

Après La France Orange mécanique, et La France Big Brother, quelle a été votre démarche pour vous intéresser à l’immigration dans votre troisième volet via La France interdite ?

Le scandale de La France Orange Mécanique résidait dans le fait d'évoquer la criminalité des individus issus de l'immigration, qui est un véritable tabou. Le principal objet du conditionnement médiatique que je décris dans La France Big Brother est l'immigration. Ce sujet, qui me semble fondamental, et dont l'avenir de notre pays dépend, est, en quelque sorte, le père de tous les tabous. J'ai donc décidé de m'y attaquer de front.

Quelle est votre méthode en matière de journalisme ?

Elle est précisément l'inverse de celle de mes collègues "mainstream" : j'écarte toute considération morale et je n'examine que les faits. Ce sujet est malheureusement totalement verrouillé par l'intimidation, l'indignation, le chantage au racisme. Il est impossible de l'aborder de manière rationnelle sans qu'on vous y oppose l'hystérie. C'était une manière pour les faiseurs d'opinion d'éviter un débat réel, factuel, à armes égales. Mais ce temps est révolu. La liberté de conscience doit reprendre ses droits, et les faits doivent redevenir le centre du débat.

Dans La France Big Brother vous présentiez des exemples de vérités occultées ou déformées ou biaisées. Quelles seraient les principales occultations, omissions, déformations   découvertes dans votre dernier ouvrage ?

Les chiffres de l'immigration (les seuls individus nés à l'étranger) occultent le changement profond de la population, et le poids des descendants d'immigrés, notamment aux origines extra-européennes, dans la population française. De la même manière, on prétend que la natalité française est plutôt bonne, alors que la natalité autochtone est anémique. On fait mine d'ignorer l'explosion démographique africaine et les immenses mouvements migratoires à venir. Et surtout on évite un soigneux examen des conséquences économiques, sociales, sociétales ou culturelles de l'immigration actuelle. Elles sont très importantes, et fort peu compatibles avec les traditionnelles assertions médiatiques, "l'immigration est une chance", "la diversité est une richesse", etc.".

Les journalistes ont ils une responsabilité dans cet habillage du réel ? Ou bien sont ils les otages d’un système dont ils sont paradoxalement les acteurs mais aussi les victimes ?

Il y a en effet les victimes et les militants, et souvent des victimes qui militent par conformisme pur. Beaucoup me demandent ce qu'ils gagnent à agir ainsi, mais il serait plus juste de se demander ce qu'ils évitent de perdre. C'est ce qu'on appelle "l'aversion à la perte" en psychologie : l'individu se bat avant tout pour garder sa place au sein de son groupe, s'en faire bien voir, ne surtout pas dépareiller, risquer d'être rétrogradé, voire d'en être exclu. C'est une stratégie d'adaptation à un contexte moral précis. Il court pour rester à la même place. Plus on est haut placé dans cette pyramide dogmatique de la bien-pensance, qui s'est mise en place voici plusieurs décennies, moins on peut se permettre des divergences morales, plus on doit faire des efforts pour s'y conformer. Et plus on refuse la confrontation avec les réalités...

Votre livre est maintenant en vente depuis plusieurs semaines quel a été l’accueil des médias mainstream, quelle a été la couverture presse, radio, télévision web de la sortie de votre ouvrage ?

Avec quelques exceptions, cet accueil n'a pour l'instant pas eu lieu. Un silence épais et massif, à la mesure du succès de bouche à oreille rencontré par le livre. "Vous comprenez, il y a eu la polémique Éric Zemmour. Et puis il y a les Européennes qui arrivent. Ce n'est pas le bon moment pour parler de l'immigration". Ce n'est jamais le bon moment. C'était déjà le cas pour Guerilla. Ils ont compris qu'en parler, même en mal, ne faisait qu'accroître mon public, qui renforce de fait sa défiance contre cette classe médiatique. Le fossé se creuse, mes livres se vendent, le public des partisans de l’omerta se perd... Que ces confiscateurs de démocratie disparaissent du paysage, c'est une bonne chose. Nous serions bien inspirés de ne pas les imiter.

Entretien réalisé par Claude Chollet.

Trailer des éditions Ring

Laurent Obertone, La France interdite, éditions Ring, 2018, 544 p, 20 €

Crédit photo : DR

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