Après des mois de grèves, négociations et perturbations diverses, le tribunal de commerce de Paris a acté le premier juillet 2020 la liquidation de Presstalis et la reprise de certaines activités par France Messagerie.
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Mardi 30 juin 2020, les députés ont accepté un amendement gouvernemental destiné à soutenir la presse écrite. Mais quelle presse écrite ? Telle est la question.
Dans l’interminable agonie de Presstalis, les manœuvres de couloirs, les grèves à répétition d’une partie des salariés du Syndicat du Livre, les inquiétudes des collaborateurs, le souci des pouvoirs publics pour assurer un semblant de continuité de service, créent un climat délétère.
Les remous de Presstalis, la crise sanitaire, les procédures de justice accélèrent la transformation vers plus de numérique des quotidiens, tant nationaux que provinciaux.
Alors que Presstalis est en cessation de paiement, la conciliatrice proposerait aux éditeurs de magazine de transférer les possibles indemnités versées par l’État à un « Presstalis » bis dont ils ne pourraient sortir pendant six ans… à la fureur de ces éditeurs. Nous...
En cette période de crise, toutes les conditions sont réunies pour une accélération du digital pour nombre de médias. Ceux qui n’auront pas les moyens de s’adapter disparaîtront.
Chacun connaît la devinette enfantine, pince mi et pince moi sont dans un bateau, pince mi tombe à l’eau, qu’est ce qui reste ? Réponse « pince moi » et le répondant est pincé par celui qui pose la question. Qui pincera qui entre Prisma premier groupe de magazines en France (Voici, Gala Télé-Loisirs, Femme actuelle et bien d’autres) et la messagerie en déconfiture ? Et qui se noiera ?
Le Syndicat des éditeurs de presse (SAEP) qui regroupe certains éditeurs de magazines s’inquiète de la distribution de ses journaux en cas de défaillance de Presstalis. Il avait ainsi écrit à l’autre grand distributeur de presse les MLP qui viennent de lui répondre.
Le distributeur Presstalis est à l’agonie comme vous avez pu le lire ici et là, le plan présenté par le président démissionnaire ne sera pas appliqué, mais quelque soit le prochain plan retenu, il coûtera cher, très cher…