Si les indicateurs sont au rouge vif pour la presse magazine française, les quotidiens nationaux vont plutôt mieux, soutenus par leurs ventes en numérique et un peu partout les plate-formes faisant appel aux dons se multiplient.
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Si les indicateurs sont au rouge vif pour la presse magazine française, les quotidiens nationaux vont plutôt mieux, soutenus par leurs ventes en numérique et un peu partout les plate-formes faisant appel aux dons se multiplient.
L’analyse des résultats d’une élection est un exercice difficile. À l’occasion des élections législatives qui ont eu lieu le 4 mars en Italie et de la progression de partis dits « populistes », nombre de médias ont trouvé une explication rapide. Ils utilisent des éléments de langage, dont on ne sait plus qui les a introduits ni pourquoi on les répète ad nauseam.
La question des migrations liées à la mondialisation libérale, celle des migrants en tant que personnes, et par ricochet de l’intégration, des violences quotidiennes et du terrorisme musulman islamiste quittent peu le devant de la scène médiatique. Rien que de très normal : c’est une des grandes questions du monde qui vient. La Croix y consacre ainsi un dossier complet le 21 février 2018.
L’utilisation par la société Cambridge Analytica de données personnelles récupérées via Facebook (avec le consentement de ce dernier, implicite ou explicite ?) a déjà été analysée ici. Mais la pratique d’achats de fichiers ciblés avait été largement utilisée par les campagnes Obama comme par la campagne Macron en 2017. La Lettre A du 21 mai 2018 a bien analysé le phénomène.
« Nous croyons que la presse doit jouer un rôle de contre-pouvoir au niveau local. Lutter contre la constitution de baronnies, déverrouiller les systèmes quels qu’ils soient et endiguer la défiance généralisée qui mine notre démocratie. » Cette déclaration est tirée du manifeste de Mediacités, journal en ligne d’investigation et de décryptage « décliné dans les métropoles de France en autant de sites que d’agglomérations couvertes ».
C’est sans doute moins vrai pour la PQR, presse quotidienne régionale, plus proche de ses lecteurs. Tout à fait vrai pour Libération, dont Alain Weil Président d’Altice Médias a quasi annoncé la prochaine disparition de la forme papier. Un peu différent pour La Croix, quasi exclusivement diffusé sur abonnement. Mais de plus en plus vrai pour les deux grands quotidiens nationaux Le Monde et Le Figaro
Tout a commencé par l’interpellation d’une femme en niqab le 15 avril 2018 dans un quartier « sensible » à Toulouse. Il n’en fallait pas plus pour déclencher des violences urbaines qui allaient durer plusieurs nuits. Pour expliquer cet embrasement, au moins trois versions sont en présence. Nous revenons sur ces événements et la façon dont ils ont été relatés dans les médias et les réseaux sociaux.
Le 12 mars 2018, le lycée Utrillo de Stains, dans « le 9–3 », a connu une journée encore plus violente que d’habitude : Qu’en disent les médias français ? Et que taisent-ils ?
Dans la place qui est accordée aux différents sujets d’actualité dans les médias, il en est un qui pourrait remporter la palme de la discrétion, eu égard à son ampleur : celui de l’explosion du nombre d’arrivées de mineurs étrangers sur le territoire français. Une mise en perspective sur la couverture médiatique de ce phénomène s’imposait.
Un immense comédien et cinéaste américain, mondialement connu et reconnu, un film original, réaliste et talentueux, un sujet qui est tout à l’honneur de la France… et pourtant des médias hostiles voire haineux. Décryptage.
Chaque année le quotidien La Croix réalise une enquête d’opinion sur la perception des médias par le grand public. L’enquête portant sur 2016 avait constaté une détérioration régulière de l’image des médias en France.
À en croire certains médias français, le gouvernement conservateur au pouvoir en Pologne serait en train de commettre un nouveau méfait : une réforme de l’éducation ! On nous parle de la suppression des collèges avec à nouveau, comme ce fut le cas jusqu’en 1998, un système avec 8 ans d’école primaire suivis de 4 ans de lycée, ce que certains médias français considèrent comme un retour « à l’époque communiste » (RFI), un « retour en arrière » (BFMTV) ou même « un retour au modèle soviétique d’antan » (La Croix). Les raisons de cette suppression des collèges ne sont pas expliquées, et il n’est pas précisé non plus qu’il s’agissait d’une promesse électorale du PiS démocratiquement élu.