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Images du Burundi : France 3 fait son mea culpa

19 janvier 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Images du Burundi : France 3 fait son mea culpa

Après avoir diffusé des images de provenance douteuse pour illustrer un sujet sur les troubles au Burundi, France 3 a finalement reconnu son erreur et présenté des excuses.

Dans le « Soir 3 » du mer­cre­di 13 jan­vi­er, un sujet était con­sacré aux vio­lences que con­naît le Burun­di. Pour illus­tr­er les pro­pos du présen­ta­teur, des images ama­teurs ont été dif­fusées, la voix off expli­quant : « L’hor­reur absolue. Trois jeunes opposants (au pou­voir burundais, ndlr) assas­s­inés, égorgés et émas­culés par des bour­reaux ent­hou­si­astes. » Ces images étaient présen­tées par la chaîne comme ayant été tournées « il y a deux jours à Karuzi au nord-est de Bujum­bu­ra (…) sur un ter­rain appar­tenant au par­ti du prési­dent burundais ».

Depuis, le site des Obser­va­teurs de France 24 ont pu con­stater que la vidéo avait en réal­ité été pub­liée sur Youtube trois semaines aupar­a­vant, et que « la langue que l’on entend dans la vidéo n’est pas du kirun­di, la langue offi­cielle et majori­taire du Burun­di » mais « du hausa, une langue usitée notam­ment au Nigéria et au Niger, à des mil­liers de kilo­mètres du Burun­di ».

Après deux jours de véri­fi­ca­tions, France 3 a finale­ment fait son mea cul­pa et présen­té ses excus­es aux téléspec­ta­teurs, par l’in­ter­mé­di­aire de Fran­cis Letel­li­er dans « Soir 3 ». « L’au­then­tifi­ca­tion des images est en cours. Il appa­raît que la vidéo est plus anci­enne et qu’elle aurait été tournée dans un pays de l’Afrique de l’Ouest et non au Burun­di. Nous vous pri­ons évidem­ment de bien vouloir accepter nos excus­es », a annon­cé le présen­ta­teur. La chaîne a égale­ment retiré le reportage de son site inter­net car il « com­por­tait des erreurs factuelles ».

Mal­gré tout, suite à cette erreur, la prési­dence burundaise a annon­cé qu’elle comp­tait porter plainte con­tre France 3 et Bernard Main­gain, sans toute­fois pré­cis­er le motif juridique.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo France 3 (DR)

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