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Cérémonie des Césars, Adieu les cons… du cinéma !

16 mars 2021

Temps de lecture : 3 minutes
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Cérémonie des Césars, Adieu les cons… du cinéma !

Temps de lecture : 3 minutes

Largement battu par TF1 (Koh-Lantha) et même par le documentaire sur le chanteur Mike Brant sur France 3, la cérémonie des Césars se transforme au fil des ans en cérémonie mortifère du cinéma français, où plutôt de ce qu’il en reste.

Adieu les cons, titre prémonitoire

Pour sa 46e édi­tion, cette insti­tu­tion avait trou­vé refuge à l’Olympia – trans­for­mé pour l’occasion en une pitoy­able salle de cabaret qua­si déserte où les lumignons, style ceux de nos TGV, n’éclairaient pas davan­tage que des bou­gies. Une soirée lugubre, à l’image de notre cul­ture mise en pièces par l’entre soi délétère et bien-pen­sant des « fémin­istes », « racisés » et autres « militant.e.s » habil­lées par Vuit­ton ou Chanel quand ce n’est pas nues… Bref, une soirée où le ciné­ma n’a été qu’un pré­texte à une pâlotte AG de ter­mi­nale et clô­turée par le tri­om­phe d’un film au titre que l’on espère pré­moni­toire : « Adieu les cons ».

Noir, c’est noir…

Le média français offi­ciel, l’AFP, a don­né le tem­po dès 23h54, avant même la fin de cette « céré­monie macabre » : « Une inter­ven­tion désha­bil­lée sur scène pour crier la détresse du secteur cul­turel et deux acteurs noirs comme meilleurs espoirs. La 46e céré­monie des César a pris ven­dre­di un tour poli­tique en pleine pandémie. »

Sur un moteur de recherche pro­fes­sion­nel qui regroupe notam­ment la total­ité de la presse française, on rel­e­vait ven­dre­di 12, jour des Césars, 3 756 men­tions, same­di 1 866 et dimanche 905. Un silence gêné s’est emparé des médias, au point que Le Jour­nal du Dimanche du 14 n’a même pas évo­qué la céré­monie des Césars !

Quand même un bon orchestre et deux chanteurs

A retenir quand même : l’orchestre sur scène qui était un vrai plus, l’apparition très pro­fes­sion­nelle de Cather­ine Ringi­er mag­nifi­ant la superbe chan­son de Gilbert Bécaud « Je reviens te chercher », Alain Sou­chon en pleine forme à 76 ans tan­dis que Ben­jamin Bio­lay chante tou­jours aus­si faux, l’humour à trois balles sauvé par l’intervention de Valérie Lemerci­er et, enfin, la presta­tion pathé­tique de la troupe du Splen­did qui n’a pas eu un mot pour leurs cama­rades de jeu Ané­mone et Dominique Lavanant, ni pour le met­teur en scène Patrice Lecon­te aux­quels ils doivent pour­tant leur popularité !

Le catéchisme des beaux quartiers

Le ciné­ma est passé à la trappe au prof­it du catéchisme des beaux quartiers. Deux égarés dans ce bazar des Césars : deux très grands pro­fes­sion­nels du 7e art : le grand chef pho­to Philippe Rous­selot et le mon­teur Yann Dedet, venus présen­ter les nom­inés dans leur domaine, n’ont pas dit un seul mot. Au milieu de la log­or­rhée ver­bale de 3h30 que nous a infligée cette soirée, ce silence bergmanien en dit long…