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Hervé Guesquière condamné pour diffamation

9 septembre 2013

Temps de lecture : 2 minutes

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Hervé Guesquière condamné pour diffamation

Hervé Guesquière condamné pour diffamation

Pour avoir diffamé l’ancien responsable du bureau de presse de l’armée française à Kaboul, le journaliste Hervé Guesquière, otage en Afghanistan de décembre 2009 à juin 2011, a écopé d’une amende de 2 000 euros avec sursis, a décidé le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer.

Le tri­bunal a égale­ment con­damné le directeur de pub­li­ca­tion des Échos du Tou­quet – groupe La Voix du Nord –, qui avait pub­lié l’entretien. Les deux hommes ont été con­damnés à pay­er sol­idaire­ment 5 000 euros de dom­mages et intérêts et 2 500 euros au titre des frais de justice.

Me Riglaire, l’avocat du directeur de pub­li­ca­tion des Échos du Tou­quet, a d’ores et déjà annon­cé à l’AFP son inten­tion de faire appel en esti­mant qu’il était « impens­able qu’un jour­nal ne puisse pas ouvrir ses colonnes à un ex-otage, quoi qu’il ait à dire ».

Hervé Guesquière avait, dans l’entretien en ques­tion, qual­i­fié le lieu­tenant-colonel Jack­ie Fou­quereau de « lâche ». La dis­corde provient des accu­sa­tions con­tre les deux jour­nal­istes lors de leur enlève­ment en 2009, Hervé Guesquière et Stéphane Taponier, accusés d’imprudence, d’irresponsabilité, et de met­tre en dan­ger la vie des sol­dats français. Le prési­dent Sarkozy avait pour sa part par­lé d’« impru­dence vrai­ment coupable ». Selon Hervé Guesquière, c’est Jack­ie Fou­quereau qui était à l’origine de ces dis­cours enten­dus jusqu’au som­met de l’Etat.

Pour l’écriture de son livre (547 jours, Albin Michel, 2012), Guesquière avait souhaité ren­con­tr­er Jack­ie Fou­quereau, à l’origine selon lui de ces attaques, ce que ce dernier aurait refusé, d’où le qual­i­fi­catif de « lâche ».

La Voix du Nord et le jour­nal Armée d’aujourd’hui devront ren­dre compte du jugement.

Voir aussi  Quand l'AFP fait silence sur les migrants terroristes

Pour en savoir plus sur les rap­ports con­flictuels entre les médias et l’armée, voir le dossier que l’Ojim a con­sacré à ce sujet.

Pho­to : Cam­pagne de RSF pour la libéra­tion d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier. Crédit : leo gon­za­les via Flickr (cc)

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