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Haine du blanc au cinéma, l’académie des Oscars va imposer des critères de « diversité »

11 septembre 2020

Temps de lecture : 2 minutes
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Haine du blanc au cinéma, l’académie des Oscars va imposer des critères de « diversité »

Le New York Times met une majuscule à Black (mais pas à White), les statues de l’histoire européenne sont déboulonnées, une députée gabono-française fait figure de martyr. N’en jetez plus ? Le cinéma ne sera pas en reste puisque l’Oscar du meilleur film ne pourra être accordé en 2024 que sur critères de « minorités » autrement dit de chasse aux blancs. Petite visite guidée.

L’AMPAS n’aime plus les blancs

L’AMPAS n’est pas une nou­velle mar­que de lessive, c’est l’Acad­e­my of Motion Pic­ture Arts and Sci­ence qui gère la céré­monie dite des Oscars. Si vous voulez être éli­gi­ble à la récom­pense du meilleur film, en théorie à par­tir de 2024, mais sans doute bien plus tôt, vous devrez répon­dre à cer­tains critères, leu­co­der­mes accrochez-vous :

Pour l’équipe de réal­i­sa­tion du film : au moins deux postes de direc­tion ou de chefs de ser­vice, au moins 30% de l’équipe glob­ale, au moins six postes réservés à des mem­bres d’un groupe racial ou eth­nique sous-représen­té.
Pour le film lui-même : l’intrigue prin­ci­pale, le rôle prin­ci­pal ou un rôle sec­ondaire, 30% des rôles sec­ondaires, réservés à des per­son­nes provenant d’un groupe  racial  ou eth­nique sous-représen­té, les femmes, les per­son­nes s’identifiant comme LGBTQ + ou les per­son­nes hand­i­capées.

Panachage de critères autorisé

Bon prince, l’Académie peut admet­tre que la total­ité de ces quo­tas ne puisse être tou­jours atteinte et admet une sorte de panachage. Prenons un exem­ple ou deux ; un film sur les Vikings (intrigue prin­ci­pale classée leu­co­derme), avec un acteur blanc dans le rôle prin­ci­pal pour­rait con­courir si son sec­ond est LGBTQ+, si sa femme viking est éthiopi­enne et si au moins 30% des fig­u­rants vikings sont africains. Mais il serait dif­fi­cile de lui attribuer le pre­mier prix.

On doit pou­voir faire bien mieux avec un film sur Marie-Antoinette avec Danièle Obono dans le rôle de la reine, Djamel Deb­bouze dans celui de Louis XVI, Roschdy Zem pour­rait incar­n­er Saint-Just, le nar­ra­teur serait le Duc de Saint-Simon (nous sommes dans la fic­tion) quant à lui avan­tageuse­ment représen­té par un tran­sex­uel cen­trafricain, réfugié récem­ment nat­u­ral­isé. Il faudrait hélas laiss­er au moins un rôle sec­ondaire à un européen, Gérard Depar­dieu serait par­fait en Dan­ton. On peut envis­ager la récom­pense suprême.

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