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Pub­lié le 14 mai 2014 | Éti­quettes : ,

France TV/Bygmalion : Carolis et Pascal se renvoient la responsabilité

Interrogé le 3 avril dernier par le juge Van Ruymbeke sur d’onéreux contrats passés avec la société de Bastien Millot, ancien de France Télévisions, Patrick de Carolis a nié en bloc les accusations.

L'Express, qui a eu accès à la retranscription de l'audition, en a publié quelques extraits dans lesquels l'ancien PDG du groupe public charge Camille Pascal, à l'époque secrétaire général de France Télé. « Je n’étais pas l’ordonnateur de ces contrats. Je ne savais même pas que Camille Pascal, chargé entre autres, de préparer mes discours et éléments de langage, faisait ponctuellement appel à Bygmalion. J’en ai pris connaissance hier dans le bureau de mon avocat », a ainsi plaidé M. de Carolis, rejetant la responsabilité sur son ancien subordonné. Il s'est également dit « pantois » face aux accusations de ce dernier.

« Ceux qui fixent les contrats sont ceux qui les négocient, l’élaborent, le signent, or, je n’ai participé à aucune de ces trois étapes », a également déclaré de Carolis au juge Van Ruymbeke. Pour lui, c'est M. Pascal qui a « signé les contrats ».

Autre son de cloche chez l'ancien secrétaire général, qui affirme que « les prestations autres que la veille internet et le courrier des téléspectateurs, relevaient du président qui a décidé de cette relation particulière ». Pire, celui-ci raconte que « Patrick (de Carolis, ndlr) avait également demandé, toujours directement à Bastien Millot, de faire une récapitulation depuis son élection, de tous les éléments à charge qui avaient été mentionnés contre lui dans la presse, notamment les éléments qui laissaient entendre que l’État actionnaire avait tenté de le déstabiliser depuis 2005. C’est Patrick de Carolis qui a demandé directement ou en passant par moi, à Bastien Millot ces prestations. »

Et ce dernier de conclure : « Patrick de Carolis agissait comme si Bastien Millot était toujours son collaborateur et Bastien Millot présentait ses factures. Je n’ai pas négocié ces factures. »

Voir notre portrait de Patrick de Carolis

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