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Élections cantonales et régionales : des enjeux passés sous silence par les médias de grand chemin

25 juin 2021

Temps de lecture : 3 minutes

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Élections cantonales et régionales : des enjeux passés sous silence par les médias de grand chemin

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Élections cantonales et régionales : des enjeux passés sous silence par les médias de grand chemin

25 juin 2021

Le débat autour des élections cantonales et régionales a jusqu’à maintenant été essentiellement centré sur l’abstention et le score respectif des différents partis politiques. Mais certains enjeux des décisions que prendront les nouvelles majorités qui sortiront des urnes dimanche 27 juin 2021 ont été totalement passés sous silence dans les débats sur les plateaux de télévision et les chaînes de radio. Dans notre revue de presse, nous exhumons du passé quelques articles qui peuvent apporter un nouvel éclairage sur les enjeux du scrutin à venir.

Des collectivités qui subventionnent l’aide à l’immigration clandestine

Lors de l’élection des députés européens en 2019, le jour­nal Le Figaro soulig­nait que « la lutte con­tre l’immigration n’a pas été au cen­tre des débats », le prési­dent de la République préférant « les recen­tr­er sur la lutte con­tre les dérè­gle­ments cli­ma­tiques ». En ce mois de juin 2021, aucun com­men­ta­teur n’a par­lé de l’immigration comme d’un enjeu lors des élec­tions can­tonales et régionales. Il y a pour­tant de la matière.

Le 22 jan­vi­er 2021, Le Midi Libre nous appre­nait que 28 con­seils régionaux, con­seils départe­men­taux et com­munes lançaient un appel pour soutenir morale­ment et finan­cière­ment l’ONG SOS méditer­ranée, dans le cadre d’une « plate­forme des col­lec­tiv­ités sol­idaires ».

Les sub­ven­tions annon­cées dans la presse quo­ti­di­enne régionale don­nent le tour­nis : 75 000 euros par an par le con­seil région­al de Bre­tagne, nous apprend Le Télé­gramme, tout comme la région Occ­i­tanie, selon L’Indépendant. La région Cen­tre Val de Loire va vers­er 50 000 euros à l’O.N.G. cette année selon France Bleu, comme le Con­seil départe­men­tal du Fin­istère selon Ouest France. Les col­lec­tiv­ités qui utilisent l’argent du con­tribuable pour soutenir une ONG qui amène en Europe des mil­liers de clan­des­tins sont désor­mais une cinquan­taine selon les infor­ma­tions affichées sur le site des « col­lec­tiv­ités sol­idaires ».

Des collectivités qui refusent de « ficher » les jeunes migrants pour limiter la fraude

Le gou­verne­ment a décidé de créer un fichi­er nation­al de l’évaluation de la minorité des jeunes clan­des­tins qui se pressent aux guichets de l’aide sociale à l’enfance, nous appre­nait la Gazette des com­munes en févri­er 2020. L’objectif de lut­ter con­tre les éval­u­a­tions à répéti­tion dans dif­férents départe­ments n’est pas du goût d’une quin­zaine de départe­ments de gauche qui refusent de prêter leur con­cours à ce nou­v­el out­il selon la Let­tre du cadre ter­ri­to­r­i­al en jan­vi­er 2021. Les jeunes migrants dont l’âge a déjà été éval­ué pour­ront donc con­tin­uer à aller de guichets en guichets de l’aide sociale à l’enfance des départe­ments récal­ci­trants, peu importe que, comme le souligne le site de la Banque des Ter­ri­toires, selon l’Assemblée des départe­ments de France (ADF) « près de 70% de pré­ten­dus mineurs ne le sont pas en réal­ité ».

Des collectivités qui rendent les transports gratuits pour les migrants

Des col­lec­tiv­ités utilisent par­fois l’argent pub­lic pour ren­dre les trans­ports en com­mun gra­tu­its pour les migrants. Le site de la région Nou­velle Aquitaine nous informe le 26 mars 2020 que la col­lec­tiv­ité offre une réduc­tion de 80% sur les tra­jets en trains TER et cars régionaux en Nou­velle-Aquitaine aux béné­fi­ci­aires de l’allocation pour deman­deurs d’asile et aux réfugiés instal­lés dans la région. Les mêmes dis­po­si­tions exis­tent en région Occ­i­tanie, selon une infor­ma­tion pub­liée sur le site de la col­lec­tiv­ité.

Des collectivités qui versent des subventions à foison aux associations pro-migrants

L’accueil et la prise en charge des deman­deurs d’asile et béné­fi­ci­aire de la pro­tec­tion à ce titre est du ressort de l’État. Cer­taines col­lec­tiv­ités ont pour­tant choisi d’affecter une par­tie de leur bud­get à l’accueil des migrants. Au plus fort de la crise migra­toire en 2015, L’Est répub­li­cain nous infor­mait que les élus de la région Bour­gogne Franche Comté avaient voté majori­taire­ment pour une aide finan­cière à l’apprentissage du français pour les réfugiés. Quelques mois après, c’est une aide de 1 000 euros pour chaque com­mune accueil­lant un migrant qui était adop­tée, nous appre­nait la radio locale K6FM. La même année, en région Pays de Loire, 20 Min­utes Nantes nous appre­nait que le con­seil région­al avait voté « une aide de 150 000 euros au prof­it des ini­tia­tives d’ac­cueil de réfugiés poli­tiques ».

Des élus locaux accusés de proximité avec des islamistes

Cer­tains élus de col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales sont accusés de prox­im­ité avec des islamistes. L’hebdomadaire Valeurs actuelles nous informe le 12 févri­er que le prési­dent du con­seil départe­men­tal des Yve­lines aurait une poli­tique clien­téliste avec les salafistes. L’Observatoire de l’islamisation présente des indices de prox­im­ité entre élus et islamistes, comme le prési­dent du con­seil région­al des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui a en son temps pris la défense d’un lycée islamiste à Lille, avant de se ravis­er sous la pres­sion. Damien Rieu, can­di­dat en Picardie, a fait sur Twit­ter un « thread » peu flat­teur sur l’utilisation de l’argent pub­lic par la Région Hauts-de-France.

Un débat sur l’activation des dépenses sociales totalement évacué

Tant d’autres sujets auraient pu être abor­dés à l’occasion de ces élec­tions, comme celui de l’activation des dépens­es sociales. Mais a‑t-on enten­du lors de la cam­pagne élec­torale le moin­dre débat à ce sujet alors que les départe­ments ont en charge le Revenu Social d’Activité ? L’assistanat ne serait plus un sujet d’actualité alors que le nom­bre de chômeurs explose en cette fin de pic épidémique ?

Tous ces sujets qui n’ont pas été traités ont prob­a­ble­ment con­tribué à démo­bilis­er l’électorat. Au lieu de s’interroger à ce sujet, de nom­breux com­men­ta­teurs glosent sur la sig­ni­fi­ca­tion de l’abstention mas­sive. Est-il pos­si­ble de s’interroger sur le rôle des médias dans cette désaffection ?

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