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L’influence de Georges Soros sur les médias américains

12 novembre 2016

Temps de lecture : 10 minutes
Accueil | Pascal Houzelot | L’influence de Georges Soros sur les médias américains

L’influence de Georges Soros sur les médias américains

Dossier. De plus en plus documenté par les révélations récentes de sites tels que Wikileaks ou DCleaks, le soutien financier de George Soros à tout ce qui affaiblit les notions d’État et de souveraineté est régulièrement dénoncé par les médias conservateurs américains. Dans son activisme protéiforme, le multi-milliardaire a investi massivement le champ des médias depuis longtemps, injectant dans ce seul secteur plus de 103 millions de dollars depuis les années 2000 afin de promouvoir son agenda et sa vision du monde. Cela n’a cependant pas empêché la victoire de Donald Trump, l’ennemi des médias.

Le journalisme comme levier métapolitique

Georges Soros se con­sid­érant lui-même comme un « chef d’État sans État », son intérêt pour les médias comme out­il métapoli­tique n’est pas nou­veau, il remonte même à sa prime jeunesse. Selon l’un de ses biographes, le jour­nal­iste du New York Times Michael T. Kauf­man, auteur de « Soros: The Life and Times of a Mes­sian­ic Bil­lion­aire », Georges Soros a tou­jours été fasciné par le jour­nal­isme et les médias. Jeune homme, ses cen­tres d’intérêts prin­ci­paux étaient prin­ci­pale­ment « l’his­toire, le jour­nal­isme et cer­taines formes d’écriture ». Encore étu­di­ant, il a ain­si été le rédac­teur en chef, l’éditeur et le vendeur de son pro­pre jour­nal le « Lupa News » dans sa Hon­grie natale.

Jamais il ne se dépar­ti­ra de cet intérêt pour le jour­nal­isme et sa capac­ité d’influence sur les sociétés. Dans les années 80, il appuiera ain­si les libéraux d’Europe de l’Est en faisant par­venir des pho­to­copieuses aux cer­cles d’étudiants dis­si­dents grâce à son « Open Soci­ety Foun­da­tions » (à l’époque « Open Soci­ety Insti­tute »). Matériel leur per­me­t­tant la pub­li­ca­tion de jour­naux clan­des­tins et de samiz­dats grâce aux­quels ils purent influer sur l’opinion publique des régimes com­mu­nistes finis­sants. Il financera ain­si des fon­da­tions et des asso­ci­a­tions dans toute l’Europe cen­trale dans le but de for­mer des étu­di­ants et de leur per­me­t­tre de faire de l’agitation idéologique dans les uni­ver­sités comme dans la société civile afin de dif­fuser une autre infor­ma­tion que celle de l’État et du par­ti com­mu­niste. En leur dis­tribuant des bours­es pour leur for­ma­tion il s’assurera une influ­ence majeure auprès des élites libérales une fois ces étu­di­ants en poste après la chute du communisme.

À l’heure du numérique et de l’information en temps réel, sa méthodolo­gie est restée la même mais adap­tée aux out­ils de com­mu­ni­ca­tion con­tem­po­rains. Cela à une échelle bien plus vaste qu’au temps des régimes com­mu­nistes. Régimes qui étaient devenus après 1945 des régimes nationaux-com­mu­nistes et donc des adver­saires de l’idéal poli­tique de George Soros : une société plané­taire inté­grée, régie par la finance et par une société civile mon­di­ale sans États.

Pour appréhen­der l’influence que Georges Soros exerce sur le paysage médi­a­tique améri­cain, il faut son­der autant le champ des médias de masse que celui d’internet et des médias rétic­u­laires qui foi­son­nent sur la toile mon­di­ale. L’un des objec­tifs de la stratégie média de l’Open Soci­ety étant juste­ment la for­ma­tion et le sou­tien d’une myr­i­ade de jour­nal­istes présen­tés comme indépen­dants et aptes à créer un réseau d’influence médi­a­tique informel partout où cela est néces­saire poli­tique­ment. À un niveau local cer­tains jour­nal­istes de ces groupes étant même incon­scients de leur rôle réel en tant que mail­lon d’une vaste chaîne transna­tion­al de relais d’influence.

Les millions de Soros : manne infinie des médias globalistes

Non con­tent d’avoir appuyé le par­ti démoc­rate puis la can­di­date Hillary Clin­ton pour au moins 25 mil­lions de dol­lars au cours des dernières années, George Soros a surtout injec­té plus de 100 mil­lions de dol­lars entre 2000 et 2014 dans des groupes médi­a­tiques proches du par­ti démoc­rate, de son agen­da et de ses objec­tifs poli­tiques. Ces sommes sont à met­tre en per­spec­tive avec la for­tune per­son­nelle de Soros estimée à 24 mil­liards de dol­lars selon le classe­ment Forbes.

Le seul bud­get offi­ciel de l’Open Soci­ety Foun­da­tion pour l’année 2016 est de plus de 930 mil­lions de dol­lars. Ses dépens­es totales depuis sa créa­tion sont estimées à plus de 13 mil­liards de dol­lars pour ses 33 années d’activité. George Soros a aus­si directe­ment aidé des cen­taines de médias, d’associations, d’écoles de jour­nal­isme aux États-Unis et à l’é­tranger avec des dons allant de 5000 $ à 32 mil­lions de dol­lars. Comme nous le ver­rons plus bas, cer­tains de ces groupes comme « New Amer­i­ca Media » ou le « Media Devel­op­ment Invest­ment Fund » sont ain­si eux-mêmes con­sti­tués de cen­taines d’autres médias plus petits qui n’existeraient pas sans Soros.

Sur ces 103 mil­lions investis dans les médias libéraux-lib­er­taires, 61 mil­lions finan­cent neuf groupes médi­a­tiques qui ont soutenu directe­ment la can­di­date Hillary Clin­ton. Voyons de plus près cer­tains médias du camp démoc­rate que finance George Soros.

Les millions de Soros : manne infinie des médias globalistes

Les mil­lions de Soros : manne infinie des médias globalistes

Le Centre pour les rapports d’enquête — Center for Investigative Reporting (CIR)

Une ONG cal­i­forni­enne qui promeut depuis 1977 le jour­nal­isme d’investigation et la for­ma­tion au jour­nal­isme aux États-Unis, le CIR, rassem­ble tout un ensem­ble de micro-médias qui dif­fusent leur con­tenu en ligne, à la radio ou par écrit. Présen­tée comme une ONG à but non lucratif, elle a perçu de la part de Soros plus de 3 mil­lions de dol­lars. Le CIR s’est notam­ment illus­tré en 2016 par ses attaques répétées con­tre Don­ald Trump, pub­liant par exem­ple une série d’articles et de por­traits sur les dona­teurs et sup­port­ers de Trump présen­tés comme incultes et incon­scients du dan­ger de leur vote. Il a aus­si une antenne en Bosnie-Herzé­govine — Cen­tar za istraži­vačko nov­inarst­vo (CIN) – qui s’insère dans le vaste éven­tail des relais Est-européens et balka­niques des activ­ités de Soros, du départe­ment d’État améri­cain et de l’USAID (Unit­ed States Agency for Inter­na­tion­al Devel­op­ment).
Site inter­net : cironline.org

New America Media

Il s’agit ici d’un vaste réseau de médias en ligne et de jour­naux se présen­tant comme le rassem­ble­ment de « 3000 agences d’informations eth­niques (sic) à tra­vers le pays ». Cet impres­sion­nant réseau médi­a­tique mul­ti­cul­tur­al­iste s’est spé­cial­isé dans le lob­by­ing visant à libéralis­er la poli­tique d’immigration aux États-Unis notam­ment à l’égard des lati­nos. Il a perçu quant à lui plus de 3 mil­lions de dol­lars. Leur site est à vis­iter pour com­pren­dre le pro­jet mul­ti­cul­tur­al­iste aux États-Unis, sa final­ité et ses méth­odes de propagation.
Site inter­net : newamericamedia.org

The American prospect — Perspective Américaine

Revue située à gauche du camp démoc­rate qui présente par exem­ple les con­ven­tions répub­li­caines de la cam­pagne de Trump comme étant des rassem­ble­ments exclu­sive­ment com­posés de « white-nation­al­ists ». Elle a perçu quant à elle 1 380 000 dollars.
Site inter­net : prospect.org

Media Development Investment Fund (MDIF)

Comme le pré­cise son objet social, le MDIF — fond d’investissement pour le développe­ment des medias — est une société enreg­istrée à New-York comme une « not-for-prof­it cor­po­ra­tion » qui investit dans « les médias indépen­dants à tra­vers le monde ». Prin­ci­pale­ment dans des pays où le MDIF pense que « l’ac­cès à des médias libres et indépen­dants est men­acé ». Le MDIF a ain­si investi « plus de 153 mil­lions de dol­lars dans plus de 100 entre­pris­es d’in­for­ma­tion indépen­dantes dans 39 pays depuis 1996 ». Entre 2002 et 2014, c’est à hau­teur de 32 mil­lions de dol­lars que George Soros a ain­si investi dans le MDIF. Une cor­po­ra­tion à but non lucratif qui sait man­i­feste­ment où trou­ver ses financements.
Site inter­net : mdif.org

Link TV

Une chaîne télé spé­cial­isée dans les ques­tions sociales qu’elle traite dans une per­spec­tive libérale-lib­er­taire. Georges Soros y a con­tribué à hau­teur de 1 376 000 dollars.
Site inter­net : linktv.org

Un maillage médiatique total

Au-delà du sou­tien aux médias liés au par­ti démoc­rate, George Soros finance et appuie depuis des années toute une série d’associations et d’ONG médi­a­tiques créa­tri­ces d’outils de com­mu­ni­ca­tion con­tem­po­rains aptes à propager son influ­ence à tous les niveaux de jour­nal­isme dans toute la société : blogs, sites inter­net, jour­naux etc…

Project Syndicate

Project Syn­di­cate est un réseau inter­na­tion­al de jour­naux dif­fusés dans le monde entier. Il est financé par l’Open Soci­ety Foun­da­tions de George Soros, la fon­da­tion Poli­tiken, basée en Suède, et la Fon­da­tion Die Zeit — Ebe­lin und Gerd Bucerius, basée en Alle­magne. Sur son site il se présente comme un réseau qui « pro­duit et livre des com­men­taires orig­in­aux et de haute qual­ité à un pub­lic mon­di­al… Nous four­nissons aux médias d’in­for­ma­tion et à leurs lecteurs des analy­ses et des idées de pointe, indépen­dam­ment de leur capac­ité de paiement. Nos mem­bres com­pren­nent main­tenant près de 500 médias — dont plus de la moitié reçoivent nos com­men­taires gra­tu­ite­ment ou à des tar­ifs sub­ven­tion­nés — dans plus de 150 pays. » Project Syn­di­cate est pour Soros un out­il par­ti­c­ulière­ment pré­cieux pour dif­fuser les idées et points de vues mon­di­al­istes dans les pays où inter­net n’est pas encore très dif­fusé ain­si que pour touch­er les généra­tions plus âgées habituées à la presse papier.
Site inter­net : project-syndicate.org

Avaaz

La célèbre asso­ci­a­tion inter­na­tionale de lanceurs d’alerte peut être incluse dans les out­ils médi­a­tiques des réseaux George Soros dans la mesure où elle exerce une pres­sion médi­a­tique dans le sens de ses intérêts. Que ce soit par exem­ple en lançant des cam­pagnes inter­na­tionales con­tre son alter-ego et con­cur­rent : le mil­liar­daire « con­ser­va­teur » Rup­pert Mur­doch, pro­prié­taire de Fox News et d’autres mass-médias réputés de droite ou bien en attaquant Don­ald Trump au niveau inter­na­tion­al. Notam­ment par ses appels répétés aux citoyens améri­cains expa­triés pour les appel­er à vot­er depuis l’étranger pour bar­rer la route de Trump. On notera que Mur­doch et Fox-News sont régulière­ment dénon­cés par la droite alter­na­tive améri­caine (alter­na­tive right) comme étant l’aile droite du même mon­di­al­isme que celui de Soros avec une façade néoconservatrice.

Si actuelle­ment l’ONG Avaaz — mot qui sig­ni­fie « voix » — affirme ne plus être directe­ment financée par Soros, elle n’aurait pas pu pren­dre l’ampleur qu’elle a ensuite con­nue sans son appui dès son lancement.

Citons ici un arti­cle du jour­nal­iste améri­cain John Han­ra­han con­cer­nant Avaaz inti­t­ulé : « Duper les pro­gres­sistes vers la guerre ».

« Sur une péri­ode de trois ans débu­tant en 2007, les fon­da­tions de Soros – soit directe­ment soit par Res pub­li­ca – ont don­né à Avaaz $1.2 mil­lion au total. En 2007, l’Open Soci­ety Insti­tute a don­né $150,000 à Res Pub­li­ca pour le sou­tien général à Avaaz et $100,000 pour son tra­vail sur le change­ment climatique.
En 2008, l’Open Soci­ety Insti­tute a encore don­né un total de $250,000 à Res Pub­li­ca — dont $150,000 de nou­veau pour le sou­tien général à Avaaz et les $100,000 restants pour son tra­vail sur le change­ment cli­ma­tique. L’année suiv­ante, Soros a même été plus généreux. Dans le Form 990 qu’il a rem­pli pour 2009, sa Fon­da­tion pour pro­mou­voir une société ouverte (Foun­da­tion to Pro­mote Open Soci­ety) indique (page 87) avoir don­né au total $600 000 à Res Pub­li­ca à l’usage d’Aavaz – $300 000 pour le sou­tien général et $300 000 pour sa cam­pagne sur le cli­mat. (…) Avaaz elle-même dit que le lien financier avec Soros a pris fin en 2009.

Site inter­net : avaaz.org

Free Press et la « conférence nationale pour la réforme des médias » National Conference for Media Reform – NCRM

La NCRM est un évène­ment impor­tant du monde médi­a­tique améri­cain qui a lieu env­i­ron tous les deux ou trois ans depuis 2003. Elle se revendique comme le plus grand rassem­ble­ment con­sacré aux médias et aux tech­nolo­gies de l’information aux États-Unis. Moment cap­i­tal de la stratégie d’influence médi­a­tique du par­ti démoc­rate, la ses­sion de 2011 avait réu­ni plus de 2500 per­son­nes par­mi les plus impor­tantes du secteur. La con­férence nationale des médias a été par­rainée par un groupe appelé Free Press qui a reçu 1,4 mil­lions de dol­lars de la part de Soros. Free Press a un grand objec­tif à l’or­dre du jour : pro­mou­voir la « neu­tral­ité du web » en pré­con­isant para­doxale­ment une aide du gou­verne­ment de 35 mil­liards de dol­lars par an pour les médias. De nom­breuses per­son­nes qui assis­tent ou inter­vi­en­nent à cette con­férence ont été affil­iées aux opéra­tions financées par Soros. Free Press est l’un des out­ils des groupes de Soros les mieux financés car il est relié au « Cen­tre pour le pro­grès améri­cain » Cen­ter for Amer­i­can Progress (CAP), un influ­ent think-tank de gauche soutenu à hau­teur de 7,3 mil­lions de dol­lars par George Soros.
Site Inter­net : freepress.net

L’université Columbia : une pouponnière d’agents d’influence

Comme résume l’un de ses biographes : George Soros est l’homme d’une mis­sion. Et cette mis­sion a con­stam­ment besoin de cadres et d’hommes d’influence for­més à ses vues. Pour ce faire, il faut pou­voir les approcher et les ori­en­ter dès leur for­ma­tion. Quoi de mieux pour cela que de nouer des liens durables avec l’une des plus pres­tigieuses uni­ver­sités améri­caine : l’u­ni­ver­sité Colum­bia de New-York — « Colum­bia Uni­ver­si­ty in the City of New York ».

Fondée en 1754, elle est l’un des plus anciens étab­lisse­ments d’enseignement supérieur aux États-Unis. La « Colum­bia » comme on l’appelle, est con­sid­érée comme l’une des uni­ver­sités les plus sélec­tives et pres­tigieuses dans le monde. Elle est l’u­ni­ver­sité comp­tant le plus de Prix Nobel (101) par­mi ses élèves et son corps enseignant. Vingt-neuf chefs d’État, dont Oba­ma, vingt mil­liar­daires vivants ou encore vingt-neuf récom­pen­sés aux Oscars sont sor­tis de ses rangs.

L’école de jour­nal­isme de l’U­ni­ver­sité de Colum­bia est l’une des écoles supérieures pro­fes­sion­nelles de l’U­ni­ver­sité de Colum­bia. Elle est la seule école de jour­nal­isme faisant par­ti de l’« Ivy League » qui regroupe les huit uni­ver­sités les plus pres­tigieuses des États-Unis. Elle est l’une des plus anci­ennes des États-Unis et du monde. L’é­cole a été fondée par Joseph Pulitzer en 1912 et remet chaque année le Prix Pulitzer. Elle pub­lie son jour­nal, le « Colum­bia Jour­nal­ism Review ».

Un cen­tre de veille et d’analyse des médias améri­cains, le « Media Research Cen­ter – MRC », a étudié en pro­fondeur les liens exis­tants entre George Soros et l’université de Colum­bia. Act­if depuis 1987, ce cen­tre a pub­lié il y a quelques années une étude détail­lée sur ces liens : « Le mil­liar­daire George Soros a de solides liens financiers, hon­ori­fiques et per­son­nels avec Colum­bia. Les fon­da­tions Open Soci­ety de Soros ont don­né 9 708 486 $ à l’U­ni­ver­sité Colum­bia depuis 2000. 1 250 000 $ de cet argent ont été ver­sés directe­ment à son jour­nal, la Colum­bia Jour­nal­ism Review.

L’é­cole a égale­ment reçu un mon­tant sup­plé­men­taire de 1,63 mil­lions de dol­lars de la très libérale Tides Foun­da­tion, que Soros finance aus­si. Soros a égale­ment pronon­cé le dis­cours d’ouverture de 2004 pour l’É­cole des affaires inter­na­tionales et publiques de Colum­bia. Cela fait de la Colum­bia la troisième école la plus financée par Soros au monde et la deux­ième en impor­tance aux États-Unis.

Soros a con­tribué pour plus de 400 mil­lions de dol­lars au finance­ment de col­lèges et d’universités dans le monde entier, inclu­ant de l’ar­gent ali­men­tant la plu­part des insti­tu­tions impor­tantes aux États-Unis. Ici aux États-Unis, l’ar­gent de Soros offre les moyens aux organ­i­sa­tions libérales (au sens améri­cain du mot) pro­mou­vant le mariage gay, la légal­i­sa­tion des drogues ou les straté­gies de lutte con­tre la peine de mort. »

L’enquête du MRC développe les autres ini­tia­tives liées à l’université que Soros alimente :

« Le Project for Excel­lence in Jour­nal­ism (PEJ) est un insti­tut de recherche affil­ié à la Colum­bia Uni­ver­si­ty Grad­u­ate School of Jour­nal­ism jusqu’en 2006. Le PEJ est financé par les Pew Char­i­ta­ble Trusts — l’une des plus anci­ennes ONG améri­caines — qui a elle-même reçu au moins 500 000 $ en finance­ment de Soros. »

La longue étude du MRC expose aus­si com­ment les jour­nal­istes issus de la Colum­bia vont ensuite pren­dre place dans les médias les plus influ­ents du pays.

« En 2012 seule­ment, les diplômés sont allés tra­vailler à ABC, CBS, NBC, le New York Times, CNN, CNN Mon­ey et The Wall Street Jour­nal. Ou bien encore Al Jazeera, Al Jazeera anglais, le Huff­in­g­ton Post, NPR, ProP­ub­li­ca, Slate et The Nation.

Les anciens élèves célèbres de l’É­cole de jour­nal­isme inclu­ent des vedettes de l’information comme Steve Kroft de CBS, Josh Elliot de “Good Morn­ing Amer­i­ca”, ain­si que des rédac­teurs du Wash­ing­ton Post, du New York Times et du Huff­in­g­ton Post ain­si qu’un pro­duc­teur de CNN et les anciens PDG de Newsweek et Asso­ci­at­ed Press. Avec son influ­ence con­sid­érable, la Colum­bia est dev­enue une force pour façon­ner l’avenir du jour­nal­isme. Les anciens ont par­ticipé à de nom­breuses organ­i­sa­tions d’in­for­ma­tion de pre­mier plan, mais ont sou­vent con­servé un par­ti pris qui reflète celui de l’université et des dona­teurs de l’école. »

Une emprise de plus en plus visible et contestée

La liste des entités médi­a­tiques soutenues finan­cière­ment par George Soros est encore longue, mais on entrevoit ici la force de frappe finan­cière et organ­i­sa­tion­nelle de George Soros dans ce domaine. Une influ­ence et des moyens qui don­nent le ver­tige par les sommes investies.

Pour­tant les dernières élec­tions améri­caines ont mon­tré que cette influ­ence réus­sit de moins en moins à cacher cer­taines réal­ités poli­tiques occultées. Le tra­vail de con­tre influ­ence réal­isé par ce que l’on dénomme aux États-Unis la droite alter­na­tive (alter­na­tive right ou «alt-right») ou bien encore les révéla­tions de Wik­ileaks et DCleaks enta­ment la nar­ra­tion médi­a­tique dom­i­nante aux États-Unis. C’est ain­si une véri­ta­ble guéril­la médi­a­tique que livrent les médias alter­nat­ifs aux médias de masse libéraux. Dans cet affron­te­ment, les médias de la droite alter­na­tive pointent régulière­ment du doigt les agisse­ments en couliss­es du plus grand argen­tier des médias : George Soros. Et cela porte ses fruits, l’impact pop­u­laire des médias alter­nat­ifs est devenu si grand qu’Hillary Clin­ton l’a dénon­cé publique­ment cet été lors de l’un de ses dis­cours de cam­pagne. Pro­posant elle-même une théorie du com­plot autour d’une tri­an­gu­la­tion Trump, « alt-right » et influ­ence du Krem­lin, vision com­plo­tiste qui a pris récem­ment la forme d’un site inter­net : putintrump.org.

Un site soutenu et financé par George Soros bien sûr… mais qui n’a pas empêché la vic­toire de Trump.

Crédit pho­to : H. Boell-Stiftung via Flickr (cc)

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