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Delphine Ernotte prétend ne pas porter d’« idéologie politique ». Vraiment ?

24 août 2016

Temps de lecture : 2 minutes
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Delphine Ernotte prétend ne pas porter d’« idéologie politique ». Vraiment ?

Temps de lecture : 2 minutes

[Pre­mière dif­fu­sion le 16 mai 2016] Red­if­fu­sions esti­vales 2016

Longuement interrogée par puremedias.com, la présidente de France Télévisions s’est défendue de toute idéologie et de tout parti pris politique.

Pour Del­phine Ernotte, le fait d’avoir été accusée d’être nom­mée par l’Élysée est « une pure calom­nie ». « Je n’avais jamais ren­con­tré le prési­dent, je l’ai vu après ma nom­i­na­tion. D’ailleurs on en a plaisan­té, il m’a dit “il paraît que je vous ai nom­mé mais on ne se con­naît pas”. Mais c’est clas­sique… », explique-t-elle.

Lorsqu’on lui demande si elle est « proche de la gauche », elle répond par la néga­tive. « Je ne suis pas une femme poli­tique. Je suis arrivée ici car je suis une femme d’en­tre­prise », se défend-t-elle. Et de pour­suiv­re : « Je ne suis pas là pour porter une idéolo­gie, je trou­ve ça mal­sain. Ma com­pé­tence n’est pas d’être de droite ou de gauche. Elle est d’être une femme d’en­tre­prise, et je le revendique. Cela sem­ble bizarre à tout le monde mais je n’ai jamais fait de politique. »

Con­fi­ant avoir des « sujets d’é­ton­nement » en décou­vrant « ce micro­cosme médi­a­tique », elle estime qu’on lui « colle beau­coup d’é­ti­quettes com­plète­ment fauss­es ». Et ce sans aucune rai­son ? Pas si sûr…

En effet, Ernotte oublie-t-elle, entre autres, qu’en sep­tem­bre 2015 sur Europe 1, elle expli­quait sans sour­ciller : « On a une télévi­sion d’hommes blancs de plus de 50 ans et ça, il va fal­loir que ça change. » Et celle-ci de con­tin­uer en appelant à ce qu’il y ait plus de « femmes », plus de « jeunes » et plus de « toutes les orig­ines » sur les écrans.

Ain­si sous des cou­verts de poli­tique­ment cor­rect, on voudrait donc nous faire croire que le pro­grès n’est pas du pro­gres­sisme et qu’il n’est, de ce fait, pas une idéolo­gie. Et pire : que le racisme inver­sé n’est pas du racisme…