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Arthur attaque Patrick Cohen en diffamation

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12 février 2015

Temps de lecture : 2 minutes
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Arthur attaque Patrick Cohen en diffamation

Temps de lecture : 2 minutes

Accusé d’exil fiscal et de trafic d’influence par Patrick Cohen, l’animateur Arthur a décidé de poursuivre le journaliste en diffamation.

Lun­di dernier dans sa chronique mati­nale sur France Inter, Patrick Cohen iro­ni­sait sur le rachat d’une par­tie du cap­i­tal de la société Coy­ote, qui com­mer­cialise des aver­tis­seurs de radars, par ses deux fon­da­teurs. Dans l’af­faire, deux des action­naires prin­ci­paux, dont Arthur, ont réal­isé une belle plus-val­ue. Sur 4 mil­lions d’eu­ros investis, l’an­i­ma­teur de TF1 repar­ti­ra avec 12 millions.

Soit 8 mil­lions d’eu­ros pour ser­vice ren­dus ? En effet, selon Patrick Cohen, Arthur aurait mené un lob­by­ing auprès de Nico­las Sarkozy pour que le gou­verne­ment Fil­lon renonce à faire inter­dire les aver­tis­seurs de radars. « Je croy­ais que c’é­tait inter­dit depuis 2011 les aver­tis­seurs de radars ? Oui mais non, les boitiers ne sig­na­lent plus les radars mais ‘les zones de dan­ger’ ce qui revient au même », a iro­nisé le jour­nal­iste sur France Inter.

Et d’en remet­tre une couche : « Et ces 8 mil­lions de plus-val­ue, ça fait com­bi­en dans les caiss­es de l’État ? Bah ça fait 0 puisqu’Arthur a logé sa hold­ing au Lux­em­bourg (…) où les plus-val­ues de ce genre ne sont pas imposées du tout ». À la fin de son bil­let, Patrick Cohen con­clut : « Voilà, c’é­tait notre con­tri­bu­tion au débat sur la néces­saire, l’indis­pens­able urgence de ren­forcer l’en­seigne­ment moral et civique et de trans­met­tre les valeurs de la République auprès des ani­ma­teurs télé et des rési­dents belges. »

Me Olivi­er Par­do, avo­cat de l’an­i­ma­teur dont l’ex­il fis­cal en Bel­gique avait déjà fait polémique en juin 2014, a estimé que « Patrick Cohen a tenu des pro­pos grave­ment diffam­a­toires, l’ac­cu­sant fausse­ment d’é­va­sion fis­cale et de traf­ic d’in­flu­ence ce qui con­stitue des dél­its ». « Se présen­tant comme un parangon de ver­tu répub­li­caine, Mon­sieur Cohen n’a pas pris un instant le soin de véri­fi­er les infor­ma­tions ou ten­té de con­tac­ter Arthur, ce qui est la base de déon­tolo­gie des jour­nal­istes », a fustigé l’avocat.

Crédit pho­to : Siren-Com via Wikimé­dia (cc)