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Zemmour : les journalistes professionnels, les plus détestés de France

15 janvier 2022

Temps de lecture : 2 minutes
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Zemmour : les journalistes professionnels, les plus détestés de France

15 janvier 2022

Chacun connaît le triste palmarès de la popularité des médias et de la confiance qu’ils génèrent comme l’atteste l’enquête annuelle du baromètre de La Croix. Les journalistes sont encore moins populaires que les banquiers ou les garagistes. Ce que n’a pas manqué de rappeler ironiquement Éric Zemmour dans ses vœux à la presse.

Des vœux aigres doux

Le 10 jan­vi­er 2022, Éric Zem­mour, entouré de Philippe de Vil­liers, de Jacline Mouraud, égérie des Gilets jaunes, et de Guil­laume Pelti­er, transfuge des LR, présen­tait ses vœux aux médias et quelques mesures autour de la société civile.

Lui-même ancien jour­nal­iste, sans généralis­er il soulig­nait ses dif­férences avec ses ex-con­frères « J’étais l’un d’entre vousmais j’étais dif­férent aus­si. Pour trois raisons : j’étais de droite ; ensuite, je par­lais, j’écrivais le français, alors que votre langue mater­nelle est le poli­tique­ment cor­rect ; enfin, j’étais populaire ».

 « Qui ne vous aime pas ? Le peu­ple, mes bons amis. Et il a rai­son de vous en vouloir. » Rel­a­tivisant aus­sitôt la respon­s­abil­ité des jour­nal­istes, « êtes-vous respon­s­ables de cette affreuse répu­ta­tion ? ». Non, car les caus­es pro­fondes vien­nent de « la pres­sion qui est exer­cée sur vous, depuis l’école de jour­nal­isme jusqu’aux plateaux de télévi­sion, la pres­sion d’une idéolo­gie qui est prête à tout pour impos­er ses dogmes ». Ajoutant, com­patis­sant, « Je vous regarde et je me dis, ils sont les otages de l’idéologie et c’est injuste, vous méritez mieux que l’esclavage intel­lectuel qui vous est imposé. »

L’école cause profonde en amont

Remon­tant vers le désas­tre de l’école, pri­maire comme sec­ondaire, il a souligné l’étendue des dégâts. « C’est une vraie cat­a­stro­phe !  Dans les années 1970, 1980, 1990, tous les médias bien-pen­sants, le jour­nal Le Monde en tête, dis­aient “le niveau monte” ». En 1987, 5 % des élèves fai­saient plus de vingt-cinq erreurs en dic­tée, con­tre 20 % en 2015 ; 74 % des CM2 maîtri­saient la divi­sion en 1987, con­tre 37 % en 2015 ; la France, enfin, est reléguée dans le classe­ment inter­na­tion­al des uni­ver­sités, bien que les dépens­es par élève aient qua­si­ment dou­blé en quar­ante ans.

Il a pro­posé de met­tre fin à une école où « l’idéologie fémin­iste, LGBT, antiraciste et décolo­niale endoc­trine nos enfants ». Souhai­tant restau­r­er un min­istère de l’Instruction publique, rétablir le cer­ti­fi­cat d’études (sup­primé pour cause de résul­tats trop désas­treux) et réformer pro­fondé­ment la for­ma­tion des maîtres. On lui souhaite bonne chance et bien du plaisir.

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